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  • Les savants, entre rôle convoité et rôle perdu
  • العلماء بين الدور المنشود والدور المفقود
    Louange à Allah, le Seigneur de l’Univers, que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur celui qu’Il a envoyé comme miséricorde pour l’Univers, notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Toute personne connaissant un tant soit peu l’Islam sait que ses savants ont une position élevée, un statut prestigieux et un mérite incomparable à tel point qu’aucune autre catégorie de personnes ne les concurrence en cela. Leurs mérites ainsi que leurs vertus rapportés dans le Coran et la Sunnah sont connus et répandus. Ils sont les intermédiaires entre Allah (U) et Ses serviteurs dans la transmission de la législation, ainsi que la connaissance de leur Seigneur. Sufyân Ibn cUyaynah a dit :

     « Les gens qui ont le statut le plus élevé sont ceux qui sont entre Allah et Ses serviteurs, ce sont les Prophètes et les savants. »

     Les savants sont donc les successeurs des Prophètes au sein de leur communauté et les héritiers de leur science. Tous ont besoin d’eux : le petit comme le grand, l’homme comme la femme, le gouverneur comme le gouverné. Leur devoir est donc immense, selon la place et le statut élevé qu’ils occupent dans la communauté. Par leur bonté et leur application de ce qu’Allah (U) leur a ordonné comme conseil et exposition de la vérité, la vie des gens s’améliore ici-bas ainsi et dans l’au-delà. C’est pour cette raison que l’on dit que l’erreur du savant est tel un bateau, lorsqu’il coule beaucoup de gens se noient par la même occasion. Et Allah (U) a pris des gens de science l’engagement qu’ils exposent [la vérité] sans rien en cacher, comme Allah (U) le dit :

    {Allah prit, de ceux auxquels le Livre était donné, cet engagement : “Exposez-le, certes, aux gens et ne le cachez pas”. Mais ils l’ont jeté derrière leur dos et l’ont vendu à vil prix. Quel mauvais commerce ils ont fait !}Sourate Âl cImrân, verset 187.

    De plus Il a blâmé (U) ceux qui cachent la vérité et qui refusent de l’assumer en disant :

    {Qui est plus injuste que celui qui cache un témoignage qu’il détient d’Allah ? Et Allah n’est pas inattentif à ce que vous faites.}Sourate Al-Baqarah, verset 140.

    Il dit aussi :

    {Certes ceux qui cachent ce que Nous avons fait descendre en fait de preuves et de guide après l’exposé que Nous en avons fait aux gens, dans le Livre, voilà ceux qu’Allah maudit et que les maudisseurs maudissent.}Sourate Al-Baqarah, verset 159.

    Certes, l’obligation d’exposer la vérité et de conseiller la communauté qui pèse sur les épaules des gens de science se confirme d’autant plus en période de troubles et d’épreuves, durant laquelle les sentiers de la guidée s’estompent, le vrai et le faux sont confondus, les passions dirigent, les gens suivent celui qui crie le plus et la vérité est cachée pour celui qui la recherche ; c’est pour cette raison que le Prophète (r) a comparé les troubles à la nuit obscure, c’est-à-dire une nuit noire, sans aucune lumière :

     « Empressez-vous d’accomplir des [bonnes] œuvres, car il y aura des troubles aussi noirs qu’une nuit obscure, où l’homme se réveillera croyant et se retrouvera le soir mécréant ou le soir sera croyant et se réveillera mécréant; il fera un troc de sa religion contre les biens de ce bas-monde. » Rapporté par Muslim (n°169) d’après un hadith d’Abû Hurayrah (t).

    Il est vrai que la communauté Musulmane a connu, tout au long de son histoire de nombreuses crises, ainsi que des troubles successifs, au cours desquels Allah (U) a destiné à la communauté, des gens de science et de mérite, des gens qui conseillent et qui sont justes, par lesquels Il sauva la communauté et préserva la religion. Donc, l’impact des savants et leur rôle pour faire sortir la communauté des troubles et les délivrer des épreuves houleuses, sont connus et souvent évoqués. Ils possèdent les lampes qui éclairent l’obscurité et les torches de la guidée, par lesquelles Allah (U) fait sortir les gens des ténèbres vers la lumière. Le Messager d’Allah (r) a d’ailleurs annoncé à cette communauté la puissance, la grandeur et l’élévation et qu’il ne cessera d’y avoir des gens qui établiront l’ordre d’Allah (U) jusqu’à le fin des temps, comme on retrouve cela dans Al-Bukhârî (n°6767) et Muslim (n°3545) d’après le hadith d’Al-Mughîrah et d’autres, selon lequel le Messager d’Allah (r) a dit :

    « Il ne cessera d’y avoir au sein de ma communauté un groupe apparent sur la vérité et il le restera jusqu’à ce que l’ordre d’Allah arrive. »

    Les gens de science sont les guides de ce groupe victorieux et sauvé. Il ne fait aucun doute que de nos jours la communauté musulmane d’Est en Ouest passe par des étapes très sensibles et dangereuses, c’est à ce moment qu’elle a le plus besoin des gens de science enracinés dans leur savoir, qui œuvrent pour leur religion, qui conseillent la communauté, qui connaissent l’état de la communauté ainsi que les dangers qui la guettent. C’est avec l’aide de ces gens-là que le bateau avancera et que l’on arrivera à bon port. Je dirais même plus, la communauté aujourd’hui a besoin de l’effort de chacun de ses membres bons et obéissants. Compte tenu des circonstances si critiques que traverse notre communauté, comment le cavalier peut-il descendre de son cheval et comment les gens de science et de bien peuvent-ils se retirer du devant de la scène où ils se doivent d’exposer la vérité et de conseiller, sans délaisser les lieux d’influence et de réforme. En réalité, il est un devoir pour chaque personne possédant une science et un bien de participer au bon conseil de la communauté, selon ses capacités, que ce soit par la parole, l’avis ou l’action. Et que chaque conseiller s’avance dans le domaine de l’appel à Allah (U) et de la construction, avec sincérité, sérieux, science et clairvoyance. En effet faire triompher la cause d’Allah (U) et sa religion est une obligation pour chaque croyant, Allah (U) dit à ce propos :

     {Ô vous qui croyez ! Si vous faites triompher [la cause d’] Allah, Il vous fera triompher et raffermira vos pas}Sourate Muhammad, verset 7. 

    Dans Sa grande miséricorde et Son immense bienfait, Allah (U) a établit pour le croyant que faire triompher la cause d’Allah et sa religion, n’est pas limité, n’est pas restreint à une manière donnée, le simple fait que l’un d’entre nous réforme sa propre personne est considéré comme faire triompher la cause d’Allah. Nous ne devons rien rabaisser qui aille dans ce sens. Al-Bukhârî rapporte d’après un hadith d’Abû Hurayrah (t) qui relate que le Prophète (r) a dit :

    « Il se peut que le serviteur prononce une parole qui satisfasse Allah, à laquelle il ne prête aucune attention et que par sa cause, Allah l’élève en degré. »

    Donc tout effort qui contribue à faire triompher la religion d’Allah et qui éloigne un mal de la communauté musulmane est utile et charitable, quand bien même il serait insignifiant aux yeux des gens. Al-Bukhârî rapporte dans son Sahîh (n°2681) que le Messager d’Allah (r) a dit à Sacd Ibn Abû Waqqâs (t) lorsque celui-ci pensait avoir un mérite plus grand que d’autres :

     « N’êtes-vous pas secourus et pourvus que par égard à vos faibles ? »

    Et selon la version d’An-Nasâ’î (n°3127) :

    « En réalité Allah secourt cette communauté par égard aux faibles parmi vous : par leurs invocations, leurs prières et leur sincérité. »

     Et dans une autre version encore (n°3128) :

     « Aidez-moi à secourir les faibles, car vous ne serez secourus et pourvus de votre subsistance que par égard aux faibles. »

     Certes la réussite des gens de science dans leur rôle à jouer qui consiste à sauver la communauté et la faire sortir des troubles successifs et des épreuves qui s’enchaînent, pour la faire embarquer vers de magnifiques destinations, ne peut être atteint et il n’y a aucun moyen d’y parvenir sans faire les causes qui permettront à ce bateau de sillonner les mers démontées, car un bateau ne vogue pas sur la terre ferme. Ces causes sont en fait une série de qualités charitables comprenant : des actions avec une intention sincère envers Allah (U) qui seront améliorées par le suivi du Prophète (r), la crainte d’Allah (U) dans ce qui est apparent et caché, le conseil sincère à la communauté, se parer du meilleur comportement, la science, l’indulgence, la douceur, la bienveillance, la patience et d’autres bonnes qualités, par lesquelles on concrétisera les qualités des guides pieux que l’on retrouve dans la parole d’Allah (U) :

    {Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.}Sourate Al-‘Acrâf, verset 199.

     Ainsi que :

    {Et Nous avons désigné parmi eux des dirigeants qui guidaient [les gens] par Notre ordre aussi longtemps qu’ils enduraient et croyaient fermement en Nos versets.}Sourate As-Sajdah, verset 24.

     La plupart des gens de science qui se préoccupent de la guidée de la communauté et de l’amélioration de sa situation, savent pertinemment l’importance cruciale et l’impact de ces causes, sauf qu’il existe une cause majeure, absente et que beaucoup perdent de vue, qui n’est pas moins importante que les causes précédemment citées pour parvenir à la réussite des gens de science dans leur rôle à jouer, convoité de tous, qui consiste à sauver la communauté et la faire sortir des troubles et des épreuves : c’est que les gens de science soient en contact entre eux, qu’ils s’enjoignent la bonté, la crainte d’Allah (U), la patience, la clémence et l’entraide en cela. Les gens de science ont un besoin tangible de créer entre eux des liens d’amour, d’affection, d’union, de fraternité et de consultation. Ce qui permettra de concrétiser beaucoup de bien, ainsi qu’une grande partie de la réforme.

     Ces contacts et ces conseils se confirment lors des grandes calamités et des graves crises pour de nombreuses raisons, dont les plus éminentes sont englobées dans les points suivants :

    Premièrement :Le remède à ce que traverse la communauté comme dangers et les évènements auxquels elle fait face qui la détruisent, est une affaire qui surpasse les efforts des individus, dépasse la capacité des particuliers, quelle que soit la vivacité d’esprit des personnes et leur enracinement dans les sciences. En sachant que nos pieux prédécesseurs disaient au sujet de certaines questions qui leur étaient posées concernant la science :

    « Si cette question avait été posée à cUmar Ibn Al-Khattâb (t), il aurait réuni les gens de Badr pour y répondre. »


    Si telle était leur voie au sujet d’une question individuelle, personnelle, alors qu’en serait-il des calamités fatidiques qui impactent la réalité de la communauté et qui dessinent son avenir. Est-il possible qu’un individu seul décide de cela ou qu’il soit le seul à donner son avis ?! Si seulement il existait une personne qui soit capable de réaliser cela. Nous n’avons pas d’autre choix que de faire converger nos efforts, de resserrer nos rangs, de renoncer à l’excès de confiance en soi, à l’entêtement, à s’enfler d’orgueil. Ô Allah inspire-nous la guidée et préserve-nous des maux de nos âmes.

    Deuxièmement :Une grande partie de ce qui a touché la communauté et qui continue à la toucher comme troubles et autres fléaux est en réalité causée par les disputes et la division qui se sont produites au sein de la communauté. Cheikh Al-Islam Ibn Taymiyyah a dit :

     « C’est cette division qui est apparue au sein de la communauté, que ce soit au niveau de ses savants, de ses cheikhs, de ses dirigeants, de ses notables, c’est ce qui a provoqué sa domination par ses ennemis. »

     Troisièmement :Parmi les choses qui soulignent la nécessité de voir les gens de science être en contact entre eux lors des troubles, qu’ils s’enjoignent la vérité et qu’ils s’enjoignent l’endurance, il y a le fait que les troubles -qu’Allah nous en préserve- changent les cœurs et les perturbent, en amenant des ambigüités qui empêchent de connaître la vérité, ce dont la personne ne se rend même plus compte. C’est pour cette raison que le Messager d’Allah (r) a décrit les troubles comme une nuit obscure dans un hadith rapporté par Muslim dans son Sahîh (n°169) d’après Abû Hurayrah (t) :

     « Empressez-vous d’accomplir des [bonnes] œuvres, car il y aura des troubles aussi noirs qu’une nuit obscure. »

    Il a aussi décrits ces troubles comme aveugles et sourds selon une version d’Abû Dâwûd (n°3706) d’après un hadith de Hudhayfah. S’il a décrit les troubles en ces termes, c’est parce qu’en période de troubles l’être humain devient aveugle au point de ne plus voir la vérité et sourd au point de ne plus entendre la parole de vérité.

     Quatrièmement :L’obligation de conseil envers la communauté qui repose sur les gens de science -qui sont les héritiers des Prophètes- exige de leur part qu’ils fassent tout leur possible pour indiquer à la communauté ce qu’ils savent être un bien pour elle et mettre en garde contre ce qu’ils savent être un mal pour elle. Le conseiller ne pourra réellement parvenir à son but qu’en fournissant des efforts pour montrer ce qui est exact, tout en consultant les gens doués d’intelligence parmi ses frères. Certes Allah (U) a fait l’éloge des croyants qui ont cette qualité, en disant au cours de l’éloge :

    {…qui répondent à l’appel de leur Seigneur, accomplissent la Salat, se consultent entre eux à propos de leurs affaires, dépensent de ce que Nous leur attribuons}Sourate Ash-Shûrâ, verset 38.

     Bien que le Messager d’Allah (r) soit bien la personne qui puisse le plus se passer de consulter autrui, car Allah (U) s’est chargé de le guider et de le faire triompher, Allah (U) lui a ordonné de consulter ses Compagnons (y) en disant :

    {Et consulte-les à propos des affaires; puis une fois que tu t’es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance.}Sourate Âl cImrân, verset 159.

    Certainement le Messager d’Allah (r) s’empressait d’appliquer cela à tel point qu’Abû Hurayrah (t) a dit comme cela est rapporté par At-Tirmidhî :

    « Je n’ai jamais vu une personne consulter autant ses Compagnons que le Messager d’Allah (r). »

    Il est donc obligatoire que les gens de science le prennent comme exemple. Certains maîtres d’éloquence ont dit :

    « La personne sensée se doit d’ajouter à son avis, l’avis des gens sensés ; d’additionner à sa pensée la pensée des sages ; l’avis unique peut glisser et la pensée d’un seul peut s’égarer. »

    Bash-shâr Ibn Burd quant à lui a dit :

    Lorsque tu veux consulter les gens pour un avis

    Aide-toi de l’avis d’un conseiller ou d’un conseil ferme

    Ne sois pas gêné par la consultation

    Car les petites plumes renforcent les grandes

     Il n’y a pas moyen d’obtenir cela avec ce manque de communication qui pèse sur les relations entre les gens de science et de mérite et c’est bien l’un des plus grands obstacles.

    Cinquièmement :La plupart des maux et des détériorations de liens entre les gens de science ont pour origine l’éloignement qui existe entre eux, le manque de communication qui sèmeront les graines de l’aigreur arrosées par les agents du faux et les suggestions de Satan. Donc la communication et le conseil mutuel garantissent le resserrement de l’étau autour des causes de la division, tout en supprimant les causes de l’aigreur.et en propageant l’amitié et l’amour, au sujet duquel on dit :

    « L’amour est un arbre dont les racines sont les visites. »

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  • Les sites de réseaux sociaux nous cernent de toutes parts
  • شبكات التواصل تحاصرنا
    L’être humain est sociable par nature, il ne peut vivre correctement sans être en contact avec ceux de son espèce. Le contraire de cela reviendrait à sortir de la nature humaine. Tout au long de l’histoire humaine, les gens ont connu différentes formes de communication entre eux, à travers de multiples canaux. La majorité de ces canaux se fondant sur le contact direct et la rencontre personnelle dont les causes sont connues comme le fait de partager une même patrie, une même tribu, une même ethnie, un même emploi, un même métier ou autre. La plupart du temps cela exige différentes formes de communication obligatoire que la personne ne peut éviter et dont elle ne peut s’éloigner, au point où il a été écrit au sujet de ce genre de communication détestable mais pourtant exigée :

    Parmi les difficultés de ce bas-monde que l’homme libre a rencontrées

    Ne pas avoir d’autre choix qu’à un ennemi faire montre d’amitié. Tiré d’un poème d’Al-Matanabbî, voir Dawâwîn Ash-shicr Al-cArabî cAlâ Murri-l-cAsr

    La technologie moderne, ainsi que la révolution de la communication ont permis d’accéder à des types de communication auxquels les gens n’étaient pas habitués et au sujet desquels ils n’avaient aucune connaissance. Cela a permis à toute personne le souhaitant, de créer les liens qu’elle veut dans un monde virtuel et varié ; sans être limitée ni par l’espace, ni le temps, ni le genre, ni l’âge, au sein d’un réseau mondial largement répandu. L’Homme a assimilé le monde et ce qu’il contient, ainsi que l’ensemble des facettes de ce réseau : que ce soit en toute sécurité via l’écriture comme sur Twitter ou Facebook, ou par la voix et l’image comme c’est le cas de l’application Keek, ou encore travers les photographies que les participants sélectionnent ou reçoivent sur Instagram. Ainsi, les sites de réseaux sociaux se sont emparés de tous les aspects possibles de la communication entre les gens.

    Toutes ces formes de réseaux sociaux ont apporté quelque chose dans la vie de beaucoup de personnes. L’utilisation de ces différents sites est devenue quotidienne pour la plupart des gens, indépendamment de leur âge, de leurs intérêts et de leur niveau d’éducation. Plus encore, on constate que ce monde virtuel assiège le monde réel, jusqu’à l’asphyxier ou presque.

     Les études et les recommandations se sont succédées au sujet de la rationalisation de ces réseaux afin d’en tirer les bénéfices et d’en éviter les écueils ; autant on y trouve du bien et des avantages pour les gens, autant par ce biais les valeurs s’effondrent et l’on a vite fait de glisser, et pas seulement sur les pentes glissantes des passions mais vers ce qui est plus dangereux que cela encore : le gouffre des ambigüités et des diverses idées déviantes de toutes sortes.

     Ce qui est sûr, c’est que la majorité des personnes se connectent via ces réseaux sociaux sans but précis, ni vision particulière, ni message à porter, mais simplement par plaisir, pour discuter, pour essayer ou pour voir. C’est pour cela qu’il est important de propager une déontologie de la communication via ces sites et d’en comprendre les bienfaits mais aussi les dangers. En effet, celui qui entre dans ces sites sans cela est comparable à une personne qui prend le large dans un océan houleux à bord d’une petite barque, risquant noyade et avarie. La nécessité de prendre soin d’éduquer les utilisateurs de ces divers sites est d’autant plus justifiée que la plupart d’entre eux sont jeunes et ont peu d’expérience de la vie, et qu’un grand nombre de prédateurs ont trouvé dans ces pages un accès, un moyen d’atteindre certaines catégories et certains esprits, qu’il aurait été difficile pour eux d’atteindre directement. Ce qui nécessite d’élever le niveau de protection intellectuelle et morale, celui de l’autocensure, ainsi que la possibilité de trier et de distinguer entre ce qui est correct et ce qui ne l’est pas, entre le bien et le mal, et Allah est le meilleur protecteur et le plus Miséricordieux des miséricordieux.

     Rédiger par

    Le Dr Khâlid Al-Muslih

    Professeur en jurisprudence islamique à l’université d’Al-Qasîm.

    Le 11/02/1435 H.

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  • Ils nous détestent...
  • إنهم يكرهوننا
    Au Nom d'Allah Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux.

     Effectivement, ils nous détestent et cherchent à offenser tout ce qui nous est sacré. Allah a dit vrai, et Il est le plus Véridique:{La haine, certes, s'est manifestée dans leurs bouches mais ce que leurs poitrines cachent est encore plus énorme.} (3/118) 

     Tantôt par des caricatures satiriques du noble Prophète-paix et bénédiction d'Allah sur lui-, parfois par un président qui attribue le fascisme à l'Islam alors qu'il est un pur produit occidental; enfin, le pape de l'église catholique qui décrit l'Islam comme violente et irraisonnable.

      Au cours, d'une conférence ayant pour thème ''la foi et la raison'' donnée dans une université allemande, le pape du Vatican Benedict 16 prétendit mensongèrement que le dogme islamique amoindrît le rôle de la raison ce qui expliquerai, selon lui, l'usage de la violence, du combat et de l'épée pour répandre la croyance de l'Islam à la différence du christianisme qui nourrirai une étroite relation avec la saine raison, le bon sens.

      Un des plus pittoresques arguments par lequel il justifia et argumenta ce postulat: une citation de l'empereur Byzantin Manuel 2 datant du quatorzième siècle qui s'exclama, lors d'un dialogue avec un intellectuel perse: "Montre moi une chose nouvelle avec laquelle est venue Mohamed?! Tu ne trouveras que mal et inhumanité tel que l'ordre de répandre l'Islam par l'épée."  

     Je ne me donnerai pas la peine de réfuter l'évidente duperie de ce propos, son irréalisme et son extrémisme à l'encontre du véritable caractère de l'Islam.  Aucune religion, aucun dogme ne rivalisent avec l'Islam dans l'intérêt qu'elle porte à la raison, la conformité à celle-ci.

     Allah-Le Très Haut- a invité les détracteurs de Son Messager à faire usage de leur raison dans l'examen du message prophétique, afin de reconnaitre sa véracité, sa véridicité. Allah dit: {Est-ce qu'ils n'ont pas réfléchi?} (7/184). Aussi, Allah a fait de l'usage de la pensée, de l'usage de la raison un des moyens d'atteindre la foi en la véracité du Coran, de découvrir ses secrets. Il dit: {Ne méditent-ils pas sur le Coran? Ou y-t-il des cadenas sur leurs cœurs?} (47/24) et {un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu'ils méditent sur ses versets et que les doués d'intelligence réfléchissent.} (38/29).

     Après ça, est-il admissible de prétendre que l'Islam néglige la réflexion, l'usage de la raison ? En vérité, l'univers n'a pas connu de religion et de Livres sacrés ayant donné une aussi grande considération à la raison et invitant à son emploi que ceux avec lesquels est venu Mohamed- paix et bénédiction d'Allah sur lui.

     Le pape critiqua, également, le dogme islamique du fait qu'il stipule qu'Allah est absolument éminent et que Sa volonté n'est pas dépendante de nos dires, de notre raison. Il n'y a pas de doute de la suprématie absolue d'Allah: {tandis qu'Allah Seul est le Suprême} (16/60). Cela constitue plutôt, un facteur de distinction, de mérite pour le dogme islamique. En quoi la glorification d'Allah, sa sacralisation et Le décrire par Ses attributs propres seraient insultant et rabaissant? 

    En ce qui concerne le fait que la croyance islamique atteste à Allah une volonté indépendante de nos dires, de notre pensée: Allah nous a informé qu'Il est Sage et Savant, que Sa volonté est dépendante de cette sagesse dans l'ensemble de Ses décrets religieux comme universels, {Cependant, vous ne serez vouloir, à moins qu'Allah veuille}.

     Ce principe est évoqué dans d'innombrables passages du Coran et de la sounnah prophétique. L'important est de donner à la raison sa juste place et c'est, par cela, que se distingue l'Islam. L'entendement des détails de la sagesse d'Allah dans Sa création et Sa législation est humainement impossible, l'homme se contente donc de la connaissance générale de ce principe et de la foi en ce dernier.

     Quant à sa déclaration de la prétendue rationalité du Christianisme: les aboutissements du dogme chrétien après avoir été modifié, altéré et dévié ne témoignent pas en la véracité de ce constat tant il compte de contradictions fondamentales comme secondaires, avec la raison correcte et  la saine nature originelle (fitra). Les gens raisonnés de l'ensemble des religions témoignent de cela. 

     Ou est la place de la raison dans le dogme de la trinité?!

    Ou est la place de la raison dans la sanctification de la croix alors que leur objet d'adoration, leur divinité y fut tué crucifié?!

     Pour ce qui est de l'usage du combat dans le but de préserver le prêche, de concrétiser ses ambitions et  de le protéger de ses détracteurs; tel est le cheminement emprunté par toute communauté au fil de l'histoire. Cependant,  l'Islam s'est démarquée par la législation divine d'un combat (jihad) conditionné par des règles garantissant la justice, la préservation de l'iniquité et de l'outrage.

    C'est pourquoi l'humanité n'a pas connu de combats plus justes que ceux menés par les musulmans, de conquêtes plus bienveillantes que les leurs. Quant aux chrétiens, le combat ne leur a pas été légiféré pourtant, ils ont commis et ne cessent de commettre de nombreuses outrances dans leurs conquêtes. L'église dont le pape est à la tête, a mené une guerre sanglante et sans merci à l'encontre de l'Islam et des musulmans au cours de près de deux siècles, deux siècles durant lesquels ils ont perpétré d'effroyables injustices et agressions, à travers lesquels ils ont transgressé ce quoi leur a ordonné leur propre religion.

    On trouve dans l'évangile, en lequel croient les responsables de ces injustes croisades, le dire du Messie, que le salut soit sur lui: " mérite à ceux qui vaquent à la paix, mérite aux miséricordieux"

    Est-ce que ces meurtriers et injustes croisés furent, effectivement, promoteur de la paix et de la miséricorde lors de leurs conquêtes?

    Certains pourraient rétorquer: à quoi bon revenir sur le passé?

    Si seulement le pape ne s'était pas occupé à chercher des arguments dans les ouvrages poussiéreux pour trouver cette citation de cet empereur ignoré, si seulement il avait économisé de sa force pour conseiller les disciples de l'église et ceux qui s'en revendiquent pour stopper leur concurrence martiale injuste qu'ils mènent dans les pays musulmans sans épargner aucune espèce vitale, de l'humain aux animaux en passant par les végétaux, comme c'est le cas en Iraq, Palestine, Liban, Afghanistan …directement ou par procuration.

    Quant au jihad qui est le sommet de l'Islam, il n'a jamais été outil d'injustice, d'agression, de privation ou de transgression des droits. Au contraire, il fut un moyen d'établir le bien et la justice pour l'humanité. Pas de blâme sur les musulmans s'ils s'y appliquent car ils obéissent, en cela, à d'Allah, ils se conforment à Ses commandements, élèvent Son Message tout en se conformant aux paramètres, limites et règles qui garantissent les intérêts, préviennent des maux et de la corruption.

     Il est, également, bon de rappeler que ce qui explique cette inquiétude occidentale du jihad est qu'il constitue une véritable arrête dans la gorge des ennemis de l'islam, qu'il fait face à leur soif de suprématie et de domination des pays musulmans, de leurs richesses.

    Effectivement, ils nous détestent:

    Est-ce qu'ils vont daigner s'excuser pour ces crimes, ces atteintes et diffamassions continus perpétrés à l'encontre de l'Islam, Son Messager et des musulmans?  

    En supposant que le pape s'excuse, effectivement, de ses menteries, est-ce qu'il aura fait plus que ce qu'Allah a rappelé dans Son livre:{ Ils vont satisfont de leurs bouches, tandis que leurs cœurs se refusent} (9/8)

    Parmi les priorités les plus impératives pour les musulmans, gouvernants comme gouvernés: saisir les dangers de cette étape, de comprendre la véritable position de l'occident chrétien face à l'Islam, Son Messager et aux musulmans.  

    L'insouciance de la vraie face de cette affaire qui est, pourtant,  aussi claire que le soleil, nous rend incapable de planifier correctement une réaction à ces atteintes.

    On doit tous concentrer nos efforts dans le secours de notre religion, de son Messager en employant à cette fin tous les moyens en notre possession et plus particulièrement par les différentes formes de médias. On doit multiplier nos efforts  pour contrecarrer ces offenses répétitives et s'empresser à éclaircir le vrai caractère de l'Islam, la beauté de son dogme et de sa législation.

    {Et, Allah est souverain en Son commandement mais la plus part des gens ne savent pas} (12/21)

    Votre frère

    Khalid Al Mouslih.
    23/8/1427هـ

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  • Pourquoi rester optimiste?
  • لماذا نتفاءل
    Au Nom d'Allah Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux

     Nombreuses et diverses sont les angoisses qui affligent les gens dans leur quotidien, qui flétrissent leur bien-être et les empêchent d'aller de l'avant. Cette vie est parsemée d'embuches et de désagréments variés: {Nous avons, certes, créé l’homme pour une vie de lutte} (35/4), celui-ci se démène pour affronter ces épreuves et difficultés de la vie aux quelles personne n'échappe. Les comportements adoptés afin de faire face à celles-ci diffèrent d'une personne à une autre:

     -Certains sont prisonniers de ces peines et difficultés qui les dépassent, ils deviennent alors esclaves de ces dernières.

     - D'autres réussissent, pour leur part, à délier les nœuds des problemes qu'ils rencontrent, à se libérer de leurs contraintes par différents moyens qui allègent leurs âmes du poids de ces charges et de ces peines.

    Un des plus simples et efficaces moyens  d'aboutir à ce stade est de remplir le coeur d'un sincère optimisme qui lui élargira des horizons, jusqu'alors rendues étroites par ces afflictions qui l'ont atteints. Le Prophète-paix et bénédiction d'Allah sur lui- appréciait l'optimisme, les signes de bonnes augures comme cela est rapporté dans le hadith d'Anas répertorié dans les deux recueils de Boukhary et de Mouslim. Cela n'est pas étonnant, l'optimisme est comme un navire qui permet de sillonner  l'océan de" l'avenir  inconnu" avec sérénité, avec conviction du bien à venir, de la concrétisation de l'objet promis.

    Le Prophète appréciait l'optimisme car il est le fruit de la bonne opinion que doit avoir tout serviteur en Son Seigneur, de la connaissance certaine de Sa présence, de Sa miséricorde. De la sorte, on espère en le secours d'Allah comme si on lisait, à travers cette bonne opinion en lui, ce qu'Il fait, ce qu'Il agence. Le Prophète-paix et bénédiction d'Allah sur lui- appréciait l'optimisme car il est une source d'apaisement des poitrines et de réjouissance des cœurs, il est une cause de bonheur et de dissipation des soucis. C'est pourquoi, il est un facteur essentiel pour l'équilibre de la santé  psychique et physique. Il-paix et bénédiction d'Allah sur lui- appréciait  l'optimisme car il encourage à œuvrer, concrétiser et atteindre ses objectifs. L'optimisme et l'espoir sont le moteur de l'acte, un remède à la paresse et la faiblesse. Les effets de l'optimisme sont bénéfiques à l'échelle individuelle comme collective, ils ne se limitent pas à un champ particulier de la vie mais englobent, plutôt, l'ensemble de ses domaines. Par exemple, c'est un agent important dans les décisions d'investissements, lors des décrets économiques. C'est pourquoi, les économistes lorsqu'ils  étudient l'activité d'un domaine, d'une société dans les quels on souhaiterai investir, ceux-ci prennent en compte le degré d'optimisme des gens car cela  permet d'apprécier les envisageables comportements d'achat des potentiels consommateurs.

    Le prophète-paix et bénédiction d'Allah sur lui- appréciait l'optimisme car il permet à l'individu de de s'affranchir des échecs et revers du passé et, d'autre part, de se libérer des pressions du présent, de ces défis et difficultés. Par celui-ci, les peurs s'apaisent et l'espoir d'atteindre ses objectifs grandit. Cet optimisme se traduisait pratiquement dans la vie quotidienne du Prophète-paix et bénédiction d'Allah sur lui. Aussi différentes pouvaient-être  les épreuves qui l'affligeaient, elles ne le freinaient pas dans son avancer  vers l'objectif fixé. Telle était son habitude dans son cheminement et cela durant toutes les étapes de sa vie. A La Mecque, ni la sévérité des préjudices, pas plus que le blocus ou les différentes formes d'intimidation ne le privèrent de ce noble principe, il dit-paix et bénédiction d'Allah sur lui- à ses compagnons alors qu'ils se plaignaient auprès de lui des épreuves qui les touchaient:

     " Allah achèvera certes son décret  jusqu'à ce que les voyageurs aillent de Sanaa à Hadramaout ne craignant qu'Allah et redoutant le loup pour leur bétail".

    Egalement, lors de l'émigration, il sortit avec Abou Bakr, rejetés, cernés par des dangers de toutes parts… malgré cela il dit à son compagnon: { "Ne t'afflige pas, car Allah est avec nous." } (9/40). Certes Allah est son Messager ont dit vrai:{ Allah fit alors descendre sur lui Sa sérénité  et le soutint de soldats (Anges) que vous ne voyiez pas, et Il abaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la parole d'Allah eut le dessus. Et Allah est Puissant et Sage. }(9/40).

    Aussi, lorsqu'il fit l'annonce à ses compagnons de la future conquête du Cham , de la perse et du Yémen alors qu'ils étaient cerclés par leurs ennemis lors de la bataille des "coalisés".

    En conclusion, est-ce qu'il ne nous convient pas de faire preuve d'optimisme et de nous atteler à œuvrer pour la concrétisation de nos souhaits?

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  • Star Academie
  • احذروا استار أكاديمي
    Prenez garde à l'émission " Star Académie"…

     

     Au Nom d'Allah Le Tout Miséricordieux,  Le Très Miséricordieux.

     

    Nombreuses sont les plaintes proférées à l'encontre de l'émission "Star Académie" diffusée par certaines chaines satellitaires. Celle-ci consiste à filmer 24h/24h un groupe de jeunes garçons et filles vivant sous un même toit et à diffuser en direct leurs quotidiens, tous leurs faits et gestes dans une ambiance frivole emplie de paroles aguichantes et corruptrices, de comportements dépravés qui attisent les passions; chacun se montrant, dans cette dépravante mixité entre les deux sexes, sous son plus bel apparat. Tout cela sans mentionner la musique et les pittoresques romances amoureuses qui s'ajoutent à cette triste recette. Toute personne raisonnable ne peut douter de la prohibition de ce type d'émission dans la noble religion du Seigneur des Mondes. Il n'est pas permis à quiconque croit en Allah et au jour dernier de participer à ce genre de programme sous quelle forme que ce soit; en le regardant, le suivant, le promouvant, participant aux différents services de correspondance par téléphone comme par écrit… Tous les représentants de l'autorité, selon leurs différents statuts, ont une lourde responsabilité devant Allah dans cette affaire, ils se doivent de préserver leurs enfants, leurs proches et leur société de ces abjects programmes qui répandent le mal et la corruption au sein des musulmans. La propagande corruptrice et dépravée de cette émission, sa diffusion et promotion est quasi-inégalée, ce programme diffusant en direct malversions et immoralités auxquelles participent masse de personnes parmi les acteurs, spectateurs, votants, supporters etc…


    Il est évident que ce large éventail de spectateurs et acteurs (directs ou indirects) témoignant de cette déchéance rend cette émission encore plus populaire et attractive. Certaines personnes brulent d'envie de faire partie des concurrents.


    C'est pourquoi, j'alerte mes frères musulmans du mal de ce type de programmes à travers lesquels les ennemies de l'Islam s'efforcent de corrompre la communauté en s'attaquant à ce que nous possédons de plus précieux: la jeunesse. Nous avons un devoir commun, chacun selon son statut, d'avertir de ses dangers, de sensibiliser les gens dans les lieux publics, nos assises, les forums de discussion etc…


      L'encouragement mutuel à la vérité est une des plus éminentes caractéristiques des croyants.{Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la Ṣalât, acquittent la Zakât et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage.} (9/71)


    De même je recommande à mes frères de chercher la récompense d'Allah en boycottant ces chaines satellitaires qui diffusent le mal ainsi que tous ceux qui les promeuvent. Je vous conseille de promulguer les bons conseils à leurs propriétaires musulmans par le biais du téléphone, par la correspondance écrite ou toutes autres méthodes possibles.   Enfin, j'exhorte les directeurs musulmans de ces chaines à craindre le jour ou ils reviendront à Allah, le jour ou ils seront interrogés sur tout ce mal qu'ils ont diffusé par l'intermédiaire de celles-ci. Notre Prophète-paix et bénédiction d'Allah sur lui dit: " Celui qui invite à un égarement, il obtiendra un péché similaire à tous ceux qui l'ont suivi sans que le délit de ces derniers ne diminue." Qu'ils craignent Allah et prennent garde à être des  prêcheurs aux portes de l'enfer ou des imams appelant au feu.


    O Allah guide les égarés parmi les musulmans… 
    Khalid Al-Mouslih

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  • Autour des soins…
  • كلمات في التداوي
    Au Nom d'Allah Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux.


    Les maladies et les souffrances sont des épreuves par lesquelles Allah éprouve Ses serviteurs; on trouve derrière celles-ci nombre d'enseignements et de leçons, elles renferment des secrets et sagesses que l'individu peut saisir par le biais de la méditation et de la contemplation.


    Comme on dit:" Il se peut que la santé du corps passe par la maladie."


    Mais parmi  les plus éminentes de ces sagesses, le fait que les personnes éprouvées se réfugient auprès d'Allah, que leurs cœurs s'attachent exclusivement à Lui. La guérison est  entre Ses mains comme l'évoqua Ibrahim dans sa description de la divinité (Allah) à qui il voue son culte:{et quand je suis malade, c’est Lui qui me guérit} 26/80   

    La personne éprouvée invoque Allah avec sincérité et dévotion pour qu'Il dissipe ses maux et maladies. Rien d'étonnant en cela, car Allah extraie l'invocation de l'épreuve, le remerciement du don. Wahb Ibn Mounabih disait: " Il [Allah] fait descendre l'épreuve sur Son serviteur afin qu'il L'invoque". Comme Allah l'a décrit dans Son livre: {Quand Nous comblons de bienfaits l’homme, il s’esquive et s’éloigne. Et quand un malheur le touche, il se livre alors à une longue prière.} 46/51


    Dans la vie des Prophètes qu'Allah nous a ordonné d'examiner et de nous en inspirer, on trouve le récit d'Ayoub qu'Allah a éprouvé par la maladie… Lorsque celle-ci perdura, que sa peine s'accentua alors il s'est retourné vers son Seigneur et l'invoqua, Le supplia:{«Le mal m’a touché. MaisToi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux»}  Allah Le Généreux  répondit: {Nous l’exauçâmes, enlevâmes le mal qu’il avait, lui rendîmes les siens et autant qu’eux avec eux, par miséricorde de Notre part et en tant que rappel aux adorateurs} 21/84 


    L'invocation est le plus éminent moyen d'arriver à ses fins. Combien de malades, dont la peine perdura et dont l'épreuve s'étendit,  levèrent leur plainte à Leur Seigneur alors le secours leur vint et la miséricorde descendit sur eux.


    Dis au malade qui guérit et fut sauvé après


    Que la médecine a échoué: qui t'a épargné ?


    Le plus surprenant, c'est que certaines personnes font l'inverse, si elles sont atteintes par une maladie, elles s'accrochent aux causes matérielles et oublient Allah Le Guérisseur, Celui sans qui il n'y a pas de guérison possible.


    Certains d'entre eux nouent leurs cœurs aux médecins, aux médicaments, ils espèrent d'eux la guérison, la dissipation de la maladie, ils élèvent les causes au statut de l'éminent Seigneur. La destruction et corruption qui atteignent alors leur cœur sont  plus graves encore que la maladie qui avait initialement atteint leurs corps.


    D'autres font pieds et mains pour trouver sorciers et charlatans, ils espèrent en eux la dissipation de l'affliction, ils ont sacrifié leurs cœurs pour la guérison de leur corps, leurs cœurs en sont sortis corrompus et leurs corps affaiblis. {Or, il y avait parmi les humains, des mâles qui cherchaient protection auprès des mâles parmi les djinns mais cela ne fit qu’accroître leur détresse.}72/6  et "Celui qui se rend chez un sorcier ou un devin; l'interroge et lui donne raison, il a certes mécru en ce qui a été révélé à Mohamed." (hadith)


    Ceux-ci comme ceux-là ont oublié Allah, ils ont été livrés à eux même et ce à quoi ils ont attaché leurs cœurs. S'ils avaient pensé raisonnablement, et qu'ils avaient été attentifs ils auraient certainement compris que l'affaire était entièrement entre les mains d'Allah et que:{Et quiconque place sa confiance en Allah, Il [Allah] lui suffit. Allah atteint ce qu’Il Se propose, et Allah a assigné une mesure à chaque chose.}3/65

     c’est-à-dire qu'Allah Seul suffit à celui qui place sa confiance en Lui dans les épreuves, Il lui suffit dans ce qui le trouble et l'angoisse.


    Ce que je conseillerais à toute personne éprouvée, par la maladie ou autre, c'est de s'en remettre à Allah  qui, chaque dernier tiers de la  nuit, dit: " Qui m'invoque que Je lui réponde? Qui Me demande que Je lui donne? Qui demande Mon pardon que Je lui accorde ?"


    De même, je leur recommande la patience, d'attendre la bonne issue et d'avoir une bonne opinion en Allah. Pour certaines personnes éprouvées, l'affliction leur convient mieux dans leur vie d'ici bas et dans l'au-delà.


     [A titre d'exemple] Al Boukhary et Mouslim rapportent d'Ibn 'Abass:" une femme de couleur vint au Prophète et lui dit: "je suis saisie de convulsions et je me découvre, invoque Allah pour qu'Il me guérisse". Il répondit: " Si tu veux tu patientes et tu auras la récompense du paradis autrement, j'invoque Allah pour qu'Il te guérisse." Elle dit: "j'opte pour la patience" et ajouta:" mais je me découvre, invoque Allah pour cela". Il invoqua pour elle." La patience dans l'épreuve étant plus appropriée pour elle, il-paix et bénédiction d'Allah sur lui- lui donna le choix.


     O Allah, pardonne-nous et préserve nous de tous maux…

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conférence
  • Ibn Al ‘Otheymin comme je l’ai connu (partie1)
  • Ibn Al Outheymeen comme je l’ai connu

     

    Certes la louange est à Allah, nous le glorifions, cherchons refuge auprès de lui et Lui demandons Son pardon. Nous cherchons refuge auprès de lui contre les maux de nos propres âmes.  Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer et Celui qu’Il égare personne ne peut le guider.  Je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah Seul sans associé et que Mohamed est le serviteur d’Allah et son Messager.  Que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui, sa famille, ses compagnons et ceux qui le suivent jusqu’au jour du jugement.

    La biographie des savants, des gens nobles et pieux ainsi que le récit de leurs aventures sont  une formidable source de revigoration des cœurs et de  vivification des âmes.  Le récit de leurs épopées et aventures s’inscrit dans la parole d’Allah : « Dans leurs récits il y a certes une leçon pour les gens doués d'intelligence. » Sois attentif, il y a dans les souvenirs des pieux de cette communauté le meilleur des remèdes aux maux de nos cœurs.

    Mes chères frères, observer la vie des pieux est grandement profitable et constitue une magnifique source de motivation pour en suivre les traces, s’en inspirer.     Ces récits sont une traduction réaliste de la vérité qu’ils portent.  Abou Hanifa- qu’Allah lui fasse miséricorde- disait : «  le récit de la vie des savants m’est préférable à nombreux sujets de jurisprudence, on y trouve leur haute moralité, c’est pourquoi Allah a conté  à Son Prophète les récits d’un groupe de messagers puis Il dit :

     

     

    Essaye de leur ressembler même si tu ne peux les égaler

    Certes ressembler aux pieux est, en soit, un succès.

    Mes chères frères, parmi les plus grands profits récoltés de la prise de connaissance de la vie des pieux, celui de nous comparer à  eux afin de jauger notre foi et notre piété. Hamdoun A-Nayssaboury- qu’Allah lui fasse miséricorde dit- : «  celui qui contemple les récits des salafs alors il reconnaitra ses défauts ». Chères frères,  l’histoire des grandes personnalités de l’Islam ne se résume pas à leur date de naissance ou de mort, ou aux événement qui leur sont contemporains, ce n’est pas de cela qu’on tirera des leçons, des enseignements…mais l’important est de mettre en exergue l’exemplarité qu’on trouve en eux même s’il est bon d’introduire ces derniers en rappelant certains éléments rappelant les  grandes dates de leur histoire. 

    Chère frère, je vous propose le récit de notre noble enseignant : Mohamed Ibn Salih Al Outheymeen qu’Allah lui fasse miséricorde. Je me rappelle qu’il est né la 27ème nuit du mois de Ramadan en 1347H et il est décédé- qu’Allah lui fasse miséricorde- le Mercredi 25 du mois de Chawal 1421 à Jeddah.  On a prié sur lui, l’après-midi du jeudi suivant puis il fut enterré au cimetière al-‘adl  qu’Allah lui fasse grandement miséricorde. Nous demandons à Allah qu’Il fasse de sa tombe un jardin parmi les jardins du paradis et qu’Il comble la perte de ce grand savant dans la communauté. O vous mes chères frères, l’exemplarité   dans la vie des savants ne se limite pas à un des aspects  de leur vie.  Mohamed In Salih Al Outheymeen était un de ces grands savants qui  sont comme la pluie dont les gens se réjouissent de sa venue, tirent profit lorsqu’elle tombe et dont les traces restent lorsqu’elle part.

    Chères frères, il était un modèle du savant qui œuvre par sa science dans les grandes affaires comme les petites. On pourrait l’identifier au dire de Chafi’y- qu’Allah lui fasse miséricorde- :

    Le faqih ne devient pas faqih par ses dires

                          Mais, plutôt le faqih le devient par ses actes

    Les caractéristiques exemplaires du cheikh étant nombreuses, j’ai sélectionné celles qui pourraient être profitables à tous…. Parmi elles :

    Le cheikh avec le livre d’Allah.

    Celui-ci  était assidu dans la lecture du Coran, il s’appliquait à la recommandation prophétique : «  Révise constamment le Coran, par Celui dont mon âme est entre les mains,  il s’échappe plus que le chameau de son attache… ». Il était- qu’Allah lui fasse miséricorde- appliqué à cette recommandation. Il clôturait la lecture du Coran deux fois par mois et tous les trois jours durant Ramadan puis lorsque ses occupations se sont multipliées il la finissait tous les 10 jours. Parmi les précieux conseils que j’ai retenus de lui à ce sujet, le fait que celui qui a une partie quotidienne à réviser alors qu’il le fasse en début de journée c’est le conseil avisé d’un savant expérimenté et cela est plus propice à finir sa révision quotidienne.     Il -qu’Allah lui fasse miséricorde- lisait son hizb en allant à la mosquée matin et soir et le reste en début de journée, dans la matinée.

    O vous mes chers frères, Les savants dans leur lecture du Coran se diffèrent du reste des gens ;   il n’était pas comme le dit Ibn Mas’oud :   « Arrêtez vous pour méditer ses merveilles et éveillez par celui-ci vos cœurs ». Notre cheikh était de l’ordre de ceux qui lisent le Coran avec attention et contemplation.  Il avait une « lecture explicatrice » du Coran, il s’arrêtait au moment  approprié et insistait sur ce point dans les conseils qu’il promulguait. Une des dernières recommandations que j’ai mémorisées à ce sujet, i l en avait fait allusion dans l’explication de la sourate «  les bestiaux » : «  tu trouves que la plupart des gens lisent le Coran à la suite sans se préoccuper des pauses.  Alors que nous avons appris à respecter ses pauses  avec la lecture attentive de notre Chaikh Abbd-A-Rahman A-Sa’dy- qu’Allah lui fasse miséricorde- .  Il priait pour nous letarawih pendant Ramadan,  et il s’arrêtait aux moments appropriés, nous nous étonnions de cela… » Notre chaikh s’appliquait à cela en prière et plus particulièrement pendant les prières de tarawih. Bien qu’il fût avide de clôturer le Coran pendant ces prières nocturnes,  cela ne l’empêchait pas d’appliquer cette recommandation ; il s’arrêtait aux moments décrétés et se rappeler les sens du Coran. Il expliquait le Coran par sa lecture, il aimait le lecteur du Coran qui s’appliquait à cette habitude. Pour cette raison,  il appréciait  la lecture de ‘AbdeRahman A-Soudays. Parmi les aspects de la vie de Chaikh Al ‘Outheymmeen avec le Coran, le fait que ce dernier remplissait sa vie, son comportement « traduisait »  le Coran ;  ses actes et son comportement  étaient une  lecture vivante du livre d’Allah. Je me souvenais souvent la parole de ‘Aicha à Sa’d Ibn Hicham Ibn ‘Aamir lorsqu’il lui demanda : « O mère des croyants, informe-moi de l’éthique du Prophète ? »  Elle lui dit : «  Ne lis-tu pas le Coran ? ». Il rétorqua : «  Bien sûr que si ».  Elle dit alors : «  L’éthique du Prophète était le Coran». Lorsque je voyais notre cheikh, je me rappelais alors ce hadith, cette réponse de ‘Aicha- qu’Allah l’agrée-, il traduisait le Coran et l’expliquait par ses œuvres, son état, ses relations avec les autres. On ne peut dénombrer les preuves de cela  tirées de sa vie tant elles sont nombreuses.   Parmi certains de ces exemples que je garde encore à l’esprit : je me suis rendu une fois au centre d’apprentissage à une conférence qu’il donna dans ce dernier, lorsque nous sommes sortis du centre le gardien était très content de la venue du cheikh et il tenait à le saluait avant son départ. Il se tenait debout à coté de la porte dans une position d’enthousiasme et il leva sa main comme celui qui dit au revoir à un voyageur, le cheikh qui était à mes cotés en fit  de même façon  puis il se tourna vers moi disant : « Si on vous fait une salutation, saluez d'une façon meilleure; ou bien rendez-la ... »

    Je me souviens également que nous nous sommes rendus à une assise, le cheikh, fidèle à lui-même, salua de manière claire et audible  un frère qui était présent, ce dernier lui répondit timidement à voie basse, le cheikh lui dit alors : élève ta voix, Allah dit : « Si on vous fait une salutation, saluez d'une façon meilleure; ou bien rendez-la ...  » 

    Une fois, le cheikh se rendit dans une région ou je me trouvais alors. D’habitude lorsqu’il se rendait dans un endroit ou se trouvait une connaissance, un proche, il l’appelait pour le prévenir de son arrivée. Il vint donc en visite dans la région ou je vivais alors mais sans me prévenir, je lui dis : «  qu’Allah te préserve, O cheikh, pourquoi tu ne m’as pas prévenu ? » ; Il a cru- qu’Allah lui fasse miséricorde- que c’était une critique de ma part, il me répondit spontanément le verset: «  Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable.». Il y a dans ce qui précède une allusion à une chose importante, une noble éthique qui facilite la relation entre les gens, le cheikh insistait beaucoup sur cela et s’y appliquait : accepter les gens comme ils sont. Celui qui met en pratique ce principe, qui accepte les gens comme ils sont sans leur imposer ce qu’ils ne peuvent supporter alors c’est un bonheur pour lui comme pour eux. Chères frères, je me souviens d’une fois ou ne revenions ensemble de la visite d’un frère, nous discutions d‘un sujet qui n’avait pas de rapport ni avec le tafssir ou la science d’une manière générale… Au cours de la discussion, je rappelai, avant de descendre de la voiture, le verset d’Allah: «tandis que la parole d’Allah est au dessus ».

    Il se tourna vers moi avant d’ouvrir la porte de la voiture en me disant: «  sois attentif ! Allah a dit : «tandis que la parole d’Allah est au dessus » Le Coran est venu avec la forme nominale pour exprimer la continuité de la suprématie de la parole d’Allah sur toutes les autres paroles. » , est-ce que nous sommes attentifs à ce type de subtilité lorsqu’on lit ou écoute le Coran ?  Ceci est rare dans la vie de nombreux étudiants en science alors que dire donc de la masse des gens. Le cheikh- qu’Allah lui fasse miséricorde- appliquait le hadith prophétique: «  le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’enseigne.» Le Prophète a ainsi démontré le mérite de celui qui apprend le Coran et l’enseigne aux gens.

    Dans ce domaine, il faisait des efforts singuliers, il enseignait le coran dans les cours qu’il dispensait à la mosquée, il commentait le livre d’Allah et ses versets dans les conférences qu’il donnait dans les deux mosquées saintes. Il insistait auprès des étudiants en science sur l’importance de se pencher sur l’exégèse du Coran du fait des précieux et divers enseignements qu’on en tire et que bon nombre d’étudiants négligent. En vérité ils négligent, de la sorte, la source de la science : «Il consiste plutôt en des versets évidents, (préservés) dans les poitrines de ceux à qui le savoir a été donné ». Aussi, il accordait une importance particulière aux associations  de mémorisation du Coran qu’il s’appliquait à les soutenir de différentes manières et pas uniquement dans sa région.  Quand à l’association chargée d’enseigner le Coran dans sa région d’origine,’ounayza, elle faisait l’objet d’une attention bien particulière.  Il l’a fondée et l’a soutenue moralement comme matériellement. Il ne se contentait pas de se charger de taches directives  mais il participait aussi aux cours, aux cérémonies etc.…   Souvent nous entendions sa voix depuis les minarets des mosquées participait aux cérémonies de ses étudiants ou enfants données à l’occasion de la clôture d’un juz du Coran.

     Chères frères, parler de la relation entre notre cheikh -qu’Allah lui fasse miséricorde- et le Coran serait long, c’est pourquoi nous nous contenterons de ce qui a précédé. Je passe à un autre sujet, celui de notre cheikh et de la tradition prophétique ( sounna). Parmi les caractéristiques manifestes  de la personnalité du cheikh- qu’Allah lui fasse miséricorde- : sa grande révérence pour la sounna prophétique.

    Le cheikh et le suivi de la sounna

    Dans  l’ensemble de ses affaires, grandes comme petites, notre cheikh était très appliqué à suivre la tradition prophétique comme on pouvait le constater dans sa manière de manger, de boire, de se lever, s’assoir etc. J’ai sélectionné, non exhaustivement,  certains épisodes de sa vie qui témoignent de cet enthousiasme pour l’application de la sounna.

    Notre cheikh privilégiait les habits blancs, été comme hiver, il mettait en œuvre le hadith prophétique rapporté par Ibn ‘Abass selon qui le Messager d’Allah dit : « Vêtez-vous de blanc, ils sont vos meilleurs habits et enveloppez vos morts avec ceux-ci »  ( Abou Daoud et Tirmidhy).

    Notre cheikh, souvent, s’excusait de son délaissement de certaines traditions «  apparentes » à cause de ses nombreuses occupations. Par exemple le délaissement de la teinture des cheveux blancs. Il délaissait cette tradition à cause de ses très nombreuses occupations et lorsqu’on lui demandait pourquoi il ne se teignait pas alors que la tradition prophétique est claire à ce sujet, il répondait : «  cela a un cout et ça nécessite de l’entretien », ce qui l’empêcherait d’accomplir d’autres obligations ou surérogatoires plus importantes. Il s’inspirait dans cette réponse de celle donnée par l’Imam Ahmed lorsqu’on le questionna sur le fait de se couper les cheveux, est-ce qu’il s’agit d’une sounna ? Il répondit qu’Allah lui fasse miséricorde : «C’est une bonne habitude et si je pouvais je l’aurais fait », dans une autre version on trouve: « si je le pouvais je le ferais mais  cela a un cout et ça nécessite de l’entretien. »

    Chers frères, je n’ai jamais vu notre cheikh se coucher et manquer de mettre en pratique la recommandation prophétique rapportée par Abou Hourayra dans les deux recueils authentiques de Boukhary et Mouslim : « Si un d’entre vous regagne son lit alors qu’il le dépoussière à l’aide de son pagne, il ne sait pas ce qui aurait pu lui succéder après qu’il l’ai quitté ».Notre cheikh -qu’Allah lui fasse miséricorde- s’appliquait à faire cela avec une extrémité de son vêtement ou son châle.

    Aussi, il était attaché au suivi de  la sounna dans ses adorations et plus particulièrement dans sa prière comme cela n’échappait pas à toute personne priant à ses cotés. Sa prière était un exemple vivant du hadith prophétique : «  priez comme vous m’avez vu prier ». Tu pouvais observer le suivi de la sounna dans son inclinaison, sa prosternation, son assise, sa lecture, ses invocations etc. lorsqu’il guidait les gens tout comme dans sa prière individuelle à la mosquée ou chez lui, à la maison.

    Mes chers frères, cet engouement du cheikh à suivre la sounna ne se limitait pas à ces aspects, même dans ses positions, ses choix scientifiques lorsqu’il devait précéder un avis sur un autre, il privilégiait l’avis qui était soutenu, prouvé par la sounna aussi différent fut-il de l’avis qu’il avait jusqu’alors choisi. Il revenait à la vérité sans hésitation ou gène quand celle-ci lui apparaissait. A titre d’exemple, il nous informa qu’en premier lieu il voyait que l’assise du repos entre deux unités de prière était légiférée  puis après s’être penché sur ce sujet il lui est apparu que le prophète l’appliqua lorsqu’il prit de l’âge, il prit alors pour avis que la légitimité de cette assise était conditionnée par le besoin et non absolue.

    Egalement, au début il faisait le sermon de la prière de l’éclipse assis, un jour vint ou il fit le sermon debout et dit dans son introduction: «  Je voyais que le sermon de la prière de l’éclipse se faisait assis mais il m’est apparu de la sounna que la Prophète le fit debout ».  C’est ainsi que sont les grands savants,  ceux qui cherchent à suivre Allah et Son Messager,  ils ne cherchent pas à ce que leurs avis soit invariables, ne changent pas quand bien même la vérité irait à son encontre l’important restant dans l’éclaircissement de la sounna. Témoignent de la révérence du cheikh pour la tradition prophétique : sa mise en pratique de celle-ci, sa démonstration ou encore le fait d’y inviter les gens même si cela allait à l’encontre de leurs habitudes. Le cheikh mettait en valeur la sounna  alors que beaucoup d’aspects de cette dernière restaient alors inconnus, à une époque ou les gens étaient très attachés à l’école hanbalite et n’allaient jamais à son encontre. Le cheikh- qu’Allah lui fasse miséricorde-  suivit le chemin de son enseignant ‘Abd Rahman A-Sa’dy -qu’Allah lui fasse miséricorde- ou encore celui de ‘Abdel ‘Aziz Ibn Baz. Ils n’avaient pas de réticence à montrer la sounna lorsqu’elle lui apparaissait. Il insistait particulièrement sur le fait que celui qui pratiquait et revivifiait ces sounan ignorées ou oubliées devait être un savant reconnu et suivi par les gens.    Il, qu’Allah lui fasse miséricorde, encourageait les étudiants en science, ses proches et les prêcheurs à faire preuve de sagesse et de douceur dans l’appel au suivi de la sounna et cela plus particulièrement  dans les pays ou la sounna n’était pas apparente, pas suivie. Il conseillait à ceux qui le consultaient sur la méthode à suivre pour revivifier le suivi de la sounna dans leurs pays, de faire preuve de douceur, de commencer par expliquer la sounna, par inviter et encourager les gens à son suivi puis si il s’en suivait une acceptation de leur part, que leurs cœurs s’adoucissaient alors à ce moment il n’y a pas de mal à laisser accomplir publiquement ces sounnas. Cependant, la pratique de celles-ci ne doit pas devenir une cause de division, de troubles entre les gens. Aussi, elle ne doit pas devenir un prétexte pour rejeter la vérité à laquelle il les invite…

    Chers frères, notre cheikh avait conscience de son statut d’imam auprès des gens. Il nous raconta qu’une fois un questionneur vint à lui après une des prières, il priait une surérogatoire, cet homme s’assit et attendit qu’il eu terminé puis le questionna au sujet de la manière de faire le tachahoud. Cheikh lui répondit, le questionneur dit alors : «  j’ai compté pour toi, tu as bougé  17 fois ton index. » Cheikh en déduit l’importance de faire apparaitre la sounna pour quiconque est sujet au regard des gens, quiconque est suivi par ceux-ci.

    L’engouement de notre cheikh pour le suivi de la sounna est une longue histoire, je me contente, ici, de faire allusion à celui-ci dans ces affaires personnelles tout comme il l’était dans les choses d’ordre plus générales.

    Il était assidu à jeuner trois jours par mois, il ne délaissa cela qu’au mois de cha’bann qui précéda sa mort- qu’Allah lui fasse miséricorde-.  Il ne délaissa son jeune que lorsque la maladie l’épuisa. Son assiduité à jeuner ces trois jours tire son origine du suivi de la recommandation du Prophète faite à Abou Hourayra, Abou Dhar et Abou Darda puisqu’il recommanda à ces trois compagnons de jeuner trois jours par mois.

    Aussi, il s’appliquait à lécher le plat et ses doigts après chaque repas, il ne se levait pas de l’endroit ou il mangeait qu’après avoir effectué cette tradition. L’Imam Mouslim rapporte dans son recueil authentique d’après Jabir Ibn ‘Abd Allah que le Prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui- ordonna de se lécher les doigts et le plat et dit : «  Vous ne savez pas ou se trouve la bénédiction ».

    Son application à boire assis était évidente, il le faisait dans les assemblées, dans les marchés lorsqu’il était seul, dans tout endroit si cela lui était possible. Pour boire, il s’assaillait étant rapporté d’Anas Ibn Malik et d’Abou Sa’id que le prophète bannit le fait de boire debout.

    Chers frères, on dénombre parmi les aspects de sa vie quotidienne qui témoignent de sa volonté de suivre la sounna : le fait que chaque matin il consommait 7 dattes conformément au hadith rapporté par Boukhary et Mouslim d’après Sa’d Ibn Malik qu’Allah l’agrée : «  celui qui consomme chaque matin sept dattes ‘ajwa, alors il ne sera pas atteint ce jour par un poison ou une sorcellerie ». Cheikh voyait comme son enseignant ‘Abd Rahman A-Sa’dy que ce hadith ne se restreint pas aux dattes de type ‘awja mais qu’il englobe plus généralement tout type de dattes que peut consommer l‘individu.

    Chers frères, je ne me souviens pas que notre cheikh ai délaissé la prière nocturne même en voyage. Il consacrait une partie de chacune de ses nuits pour se rapprocher d’Allah, se confier à Lui et l’invoquer.  Allah est Le Grand Donateur, Le Généreux.

    Le cheikh n’avait pas d’horaires particuliers pour ses prières nocturnes, cela dépendait de son emploi du temps mais en aucun cas il ne la délaissait. Il veillait la nuit dans l’enseignement, l’apprentissage, il s’inquiétait des besoins des gens et tout cela ne l’empêchait pas de consacrer une partie de sa nuit à la prière. Je ne me souviens pas non plus qu’il se coucha, en voyage comme résidant, sans faire les ablutions au préalable. Il faisait les ablutions avant de dormir et priait comme il pouvait puis il gagnait son lit.

    Lorsqu’il ne trouvait pas le sommeil pour une raison ou une autre, il s’occupait à réciter du Coran jusqu’à ce que le sommeil lui vienne. Il ne restait pas au lit comme c’est le cas de beaucoup de gens.

    Notre cheikh et les soucis de la communauté musulmane.

    Il fut un des grands savants contemporains de cette communauté qui connut nombre de troubles et d’épreuves. Il suivait les informations des musulmans, chose que beaucoup de gens ignorent. La plupart connaissent les efforts du cheikh dans l’enseignement, son intérêt pour les demandeurs de science, les fatwas etc. mais ils ignorent le grand intérêt qu’il portait pour l’état des musulmans du monde entier dont il suivait les informations. Il s’attristait de ce qui les atteignait, partageait leurs espoirs et leurs joies. Il orientait leur prêcheurs, répondait à leurs questions, tentait de trouver des solutions à leurs problèmes […]

    Je me souviens des directives et des conseils qu’il promulgua aux jeunes qui sortirent en Algérie, commirent des tueries etc… Il se pencha sur leur cas, les conseilla, leur interdit de nuire à leurs frères musulmans.  Il était un de ceux  qui s’adressèrent directement à eux dans un enregistrement fait depuis sa maison, il y conseilla ceux qui prirent les armes de délaisser leur entreprise, de revenir avec la masse des musulmans, il leur interdit de faire couler le sang injustement […] Cet enregistrement fut propagé et  diffusé par les médias notamment en Algérie. Ce fameux sermon fut diffusé plusieurs fois par la télévision et les radios algériennes.   A la suite de celui-ci, nombre de groupes de jeunes armées délaissèrent les armes et revinrent avec la masse des musulmans en délaissant ce cheminement réprouvable.   

    Notre cheikh à la maison.

    Les traits exemplaires du cheikh sont nombreux dans ce domaine. Ils émanent tous de son désir appuyé -qu’Allah lui fasse miséricorde-  de mettre en pratique le hadith prophétique : «  Le meilleur d’entre vous et le meilleur avec sa famille. » Je vais tenter d’éclaircir cet aspect pour en tirer profit :

    - Premièrement, ses rapports avec ses proches tels que sa femme, ses enfants. Ils se marquaient par une relation remplie de bienfaisance, de miséricorde,  de compassion et de respect.

    -Deuxièmement : son équité dans ses rapports avec eux. Il mettait en application le hadith rapporté par Boukhary d’après Nou’man Ibn Bashir- qu’Allah l’agrée-selon qui le Prophète- paix et bénédiction d’Allah sur lui-dit : «  Craignez Allah et soyez équitables avec vos enfants ». Cette équité ne se résume pas à l’aspect matériel et aux dons de biens mais ce qui est voulu c’est l’équité absolue dans les biens, l’orientation, les sentiments, l’intérêt, le partage de leurs soucis etc.

    3- Sa proximité d’eux, le cheikh était proche de ses enfants ses proches etc. Il aimait se réunir avec eux, demandait après eux comme il lui plaisait de sortir en famille pour se changer les idées chaque semaine avant qu’il ne soit chargé par trop d’occupations.   Par la suite, il s’efforçait de trouver un temps pour sortir avec eux de temps à autre et plus spécifiquement au printemps. Certaines nuits estivales il se rejoignait à eux dans les aires de repos et partageait avec eux ces joyeux instants. Il cherchait à visiter ses enfants lorsqu’ils étaient en colonie afin de savoir qui étaient leurs fréquentations. Certaines personnes se contentent de demander des comptes à leurs enfants, de leur faire un interrogatoire : Avec qui es-tu sorti ? Qui est-ce que tu fréquentes ? Mais peu prennent la peine de se mêler à leurs enfants, de voire de leurs propres yeux qui ils fréquentent et cela sans briser la confiance qu’ils ont en lui, sans mener une enquête derrière leurs dos...

    -Quatrièmement : Le cheikh n’était pas indifférent aux études de ses enfants, de leurs avancées scolaires et même lorsque ses responsabilités se multiplièrent il trouvait le temps pour participait aux cérémonies, fêtes de fin d’année, à certaines de leurs activités.     Il donnait des leçons particulières à ceux qui en avaient besoin dans les sciences religieuses, la langue arabe ou encore les mathématiques.

    Chers frères, il était au service de sa famille, comme le rapporte ‘Aicha du Prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui-. Cette dernière fut interrogée par Al Aswad : «  Que faisait le Prophète dans son foyer ? », elle répondit : « Il était au service de sa famille et lorsque c’était l’heure de la prière, il partait prier.».

     Cela s’appliquait parfaitement à notre cheikh, si sa famille avait un quelconque besoin, il s’empressait d’y répondre lui-même, sans déléguer la tache à autre que lui.

    Le cheikh se distinguer dans ses relations familiales par son habitude à les consulter, leur demander leurs avis, ceux des petits comme des grands ; Il ne les consulter pas pour les consulter mais il prenait effectivement en compte leurs opinions qui lui apparaissaient correctes dans ses décisions. Ce trait de caractère ne se restreignait pas à sa famille mais on pouvait aussi le constater lors de ses cours avec ses étudiants, il les consultait dans le choix des livres enseignés, des choses concernant le cours comme peuvent en témoigner ceux qui assistaient à ses cours ou même écoutent ses leçons enregistrés.      Il était clément et bienveillant avec sa famille, il réconfortait les faibles, s’inquiétait de l’état des malades qu’il visitait, réconfortait… Combien de fois a-t-il frappé à notre porte parce qu’il avait entendu qu’untel ou unetelle était malade ?!  Et, cela n’était pas propre à nous mais à l’ensemble de ses enfants filles et garçons, petits te grands.

    Cette bienveillance du cheikh ne se limitait pas aux hommes mais comprenait aussi les animaux. A ce propos je me souviens qu’il veillait à regrouper les restes de nourriture après les repas puis lorsqu’il sortait pour la prière du fajr, il prenait ces restes pour les distribuer à des chats ayant pour habitude de se regrouper devant sa porte au moment de sa sortie. Parfois il lui arrivait d’oublier ou même de ne pas trouver de quoi leur donner, dans ce cas il sortait par une autre porte pour ne pas qu’ils ne trouvent leurs repas habituels.

    Cinquièmement : notre cheikh et les liens de parenté, il appliquait avec soin le hadith prophétique rapporté par Al Boukhary d’après Abou Hourayra : «  Celui à qui plairait que sa subsistance soit élargie et sa vie allongée alors qu’il entretienne ses liens de parenté ». Le cheikh qu’Allah lui fasse miséricorde contactait régulièrement les membres de sa famille, les plus âgés comme les plus jeunes, les proches comme les éloignés. Il visitait sa tante et son oncle chaque semaine, il se rendit chez sa tante jusqu’aux derniers jours de sa vie, il ne manquait pas à cette habitude même lorsque la maladie l’affaiblissait.

    Le cheikh était très généreux et bienfaisants envers ses proches, il les invitait et répondait à leurs invitations, il visitait leurs malades, répondait à leurs besoins et leur téléphonait chaque semaine.

    Quant à ceux qui vivaient loin de sa ville, il les appelait chaque semaine, demandait après eux, de leurs nouvelles etc.

    6- Notre cheikh et les besoins des gens.

    Il n’économisait pas ses efforts pour profiter aux autres. Nombreux étaient les besoins des gens qui lui étaient exposés malgré cela il y répondait avec engouement, il est rapporté de l’Imam Boukhary d’après Abou Hourayra que le Prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui-dit : «    celui qui répond au besoin de son frère, Allah répondra à ses besoins ».

    Il ne se lassait pas des nombreuses quêtes qui lui venaient, il était «  le père des pauvres » comme le surnommait les gens. Il s’interrogeait sur leurs états, cherchait à connaitre leurs besoins, il les invitait chez lui. Il n’avait pas d’aversion à se joindre à eux, alors que certains pouvaient manquer de bonnes manières lors du repas, certains avaient une mauvaise apparence etc. Malgré cela, il se joignait à eux, répondait à leurs besoins, leur faisait plaisir et répondait à leurs questions.   

    Dans ce chapitre, il est bon de rappeler sa bienfaisance pour les voyageurs en difficulté. Un des professeurs de la section de dogme m’a raconté qu’une nuit ils revenaient d’une réunion et ils ont trouvé sur leur chemin une personne dont le véhicule était en panne. Cheikh s’empressa de faire stopper le chauffeur. Ils se sont arrêtés et ont assisté ce voyageur. Il aidait aussi les gens n’ayant pas accompli le hajj obligatoire en leur donnant ce qu’ils avaient besoin pour l’accomplir et en veillant à les envoyer avec des étudiants en science afin que leur hajj soit correctement effectué.

    L’ascétisme

    On ne peut manquer de mentionner l’ascétisme du cheikh. Tu peux même affirmer qu’il n’a pas de semblable parmi ses proches dans ce domaine. Tu pouvais repérer cela dans sa posture, sa monture, sa manière de s’assoir, de manger et autres… Il a passé plus de 60 ans dans une maison de terre malgré les nombreuses propositions qui lui étaient faites pour déménager dans un logement plus moderne. Ce n’est que suite aux demandes insistantes qu’il se plia aux vœux de sa famille et déménagea dans une maison qui restait très humble en comparaison de celle du commun des habitants de la région.

    Il n’était pas exigeant dans le choix de ses moyens de locomotion même quand bien même il s’agissait d’une voiture qui tombait souvent en panne, il arrivait même qu’elle tombait en panne sur le chemin de la mosquée et qu’il participait à sa réparation ou autre.

    Parmi les plus explicites manifestations de son ascétisme : sa profonde répulsion pour l’éloge de sa personne.

    Il détestait cela, combien de fois son visage a changé de couleurs lors d’un éloge ou d’un compliment. Il ne se contentait pas de condamner cela verbalement après que le compliment soit fait mais souvent il stoppait le discours en son cours. Une fois le présentateur dit en parlant de lui : «  celui qui n’a pas besoin d’être présenté tant il est connu », il lui coupa la parole en réfutant : «  cela n’est valable que pour Allah, les gens pour leur part ont toujours besoin d’être présentés ».

    Lorsqu’il se rendit aux Etats-Unis pour se faire soigner, il en profita pour donner des conférences dans les centres, les mosquées. Lors d’une de ces rencontres, un participant se leva en disant : «  nous remercions cheikh pour avoir répondu à notre invitation malgré les souffrances qu’il endure à cause de la maladie. », le cheikh lui ordonna de s’assoir puis entama la conférence. Cela faisait partie de son humilité et de son dédain pour les éloges exagérés.

    Je me souviens qu’un frère visita le cheikh alors qu’il était hospitalisé, il lui dit : «  les gens invoquent tous pour ta guérison, tu leur est d ‘un tel profit… », le cheikh rétorqua : «  Tais-toi ! Tais-toi ! », Il le fit taire bien que cette personne était très proche de lui.

    Toujours dans ce chapitre, celui de l’ascétisme du cheikh, un de ses amis m’a rapporté que lors d’une de ses dernières visites à ‘Ounayza, la ville du cheikh, il discuta avec lui. Il me révéla que celui-ci lui confia discrètement alors qu’il vivait la maladie qui précédait son décès : « Par Allah, je n’angoisse pas à l’idée de devoir quitter une chose de cette vie d’ici-bas mais ce qui me soucie, c’est de rencontrer Allah et de ne pas avoir de bagages (d’actions). »   

     Alors que dire pour nous ?! On demande à Allah qu’Il nous pardonne et qu’Il lui fasse miséricorde, qu’Il accepte ses œuvres et l’élève en degrés.

    Chers frères, je terminerai en rappelant le caractère modéré du cheikh, il se caractérisait par cette juste mesure, par laquelle Allah a caractérisé cette communauté : «  Et, c’est ainsi que nous avons fait de vous une communauté de juste milieu […] »

    Cette spécificité ne se limitait pas à un aspect particulier comme sa science, son comportement etc. mais elle s’appliquait à sa vie entière : ses propos, ses actions, ses décrets juridiques, ses opinions etc. On le trouvait toujours dans la pondération, le juste milieu, non dans la nonchalance ni dans l’exagération…il savait que le juste milieu se trouvait dans le suivi du livre d’Allah et de la sounna.    

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  • L’amour dans la vie conjugale.
  • Au Nom d’Allah, Le Clément, Le Très Miséricordieux.

    La louange appartient à Allah Seigneur de l’Univers, Il est le plus en droit d’être loué et à lui appartient l’ensemble des louanges. Je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée en dehors de Lui, qu’Il est Unique sans associé et que Mohamed est Son serviteur et messager. O Allah pris sur Mohamed, sur la famille de Mohamed comme tu as prié sur Abraham et la famille d’Abraham, Tu es certes Le Digne de louanges, Le Majestueux.

    Soyez les bienvenus, chers frères et sœurs dans cette rencontre organisée par l’association « mariage et  développement familial ». Le titre de la conférence de ce jour «  l’amour dans la vie conjugale »  est étroitement lié aux intérêts de cette association et à ses activités.

     

    Nombreux sont  les signes prouvant la grandeur d’Allah, les signes qui montrent Son admirable sagesse et la perfection de Son œuvre, Sa création. Ceux-ci peuvent  être audibles, visibles comme perceptibles. Par clémence, Allah les a variés, certains apparaissent dans les cieux et la terre, d’autres dans nos propres personnes, dans notre entourage, notre vie privée etc. Allah a excellemment montré les preuves de Son existence à Ses créatures, ll leur a présenté les magnifiques caractéristiques qu’Il détient et cela avec  pluralité.

    Allah- Le Très-Haut- dit : «  et en vous-même, ne méditez-vous donc pas ? ». Dans ce verset :le passage« en vous-même » ne concerne pas seulement les individus en tant que tels mais il englobe plus amplement leurs agissements, leurs relations réciproques telles que  ces liens qui régissent les rapports humains, sociaux. Certains de ces rapports peuvent nous apparaitre comme communs et logiques tel que celui qui lie le parent à son enfant, ce lien est originel, il est très fort, l’enfant descendant de son parent, il est une part de lui-même donc la force de la relation et des sentiments qui les unissent sont intelligibles. Tu trouveras même cela entre les êtres vivants irraisonnés comme les animaux. Dans la compassion du parent pour son enfant, dans sa bienfaisance envers lui, tu peux distinguer des témoins de la magnifique création du Créateur, tu y verras que Celui qui est à l’origine de l’agencement de tout cela, c’est Allah.  Cet amour qui lie le parent à son enfant est inné, il est commun à l’ensemble des créatures et concoure à la perduration de l’espèce…Si chaque parent se débarrassait de son enfant après sa naissance cela aurait été l’annonce de la fin de l’espèce humaine, cependant par la clémence d’Allah, cette relation  compassionnelle est  innée, Allah l’a décrétée chez ses créatures «  pas de changement de la création d’Allah ».

    Ces rapports humains sont très variés mais un des plus étonnants reste celui qui unie l’homme et la femme, le rapprochement entre les deux genres, c’est pourquoi Allah dit :

    « Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté (clémence). Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent ».

    Arrêtons-nous un moment sur ce verset :

    Allah a fait de la relation qui unit les deux conjoints un de Ses signes. On pourrait se demander : en quoi cette relation est un signe parmi les signes d’Allah?  Certains savants ont rappelé qu’à la base les cœurs rejettent l’inconnu, l’étranger, c’est ainsi qu’Allah les a créés. Extraordinairement cette règle est abolie dans  la relation conjugale… Tu trouves que cette femme qui a grandi au cœur du foyer familial, parmi les siens, cette femme qui, en aucun cas, ne les remplacerait…  Alors une personne qui reste relativement étrangère se présente, cette femme accepte l’union avec cet homme, elle délaisse les gens qui lui étaient les plus chers, les plus proches tels que ses parents, ses frères et sœurs et acceptent de partir construire une vie nouvelle dans un rapport relationnel qui transcende les rapports habituels, le plus fort et étroit des rapports : «elles sont un vêtement pour eux et vous êtes un vêtement pour elles.». Ce rapprochement avec cet homme étranger qui se présente à elle, est un rapprochement aussi étroit que celui du vêtement et du corps. Cette complicité est un signe d’Allah, comment cette femme l’a-t’elle accepté et comment l’a-t-il acceptée, pourquoi cette relation est-elle aussi particulière ? C’est un signe d’Allah, une chose innée qu’Allah a inscrit dans les âmes des gens. C’est pourquoi le mariage n’est pas propre à une religion spécifique, un groupe d’homme  en particulier,  Il est commun à l’ensemble des humains aussi différents soient-ils. Le mariage se caractérise par une sorte de sacralisation, de révérence que tu ne trouve pas dans les autres rapports relationnels.

    « telle est la nature qu’Allah a originellement donnée aux hommes - pas de changement à la création d’Allah ». سورةالبقرة،الآية:187=

    Celui qui contemple et médite cette relation, il trouvera nombre d’affirmations et de preuves de la véracité de la parole d’Allah :

    « Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent ».

    Ces deux composants que sont la compassion et la bonté, jouent un role  essentiel dans l’instauration d’une relation bonne et équilibrée. On ne peut pas espérer une vie matrimoniale heureuse sans ces deux éléments de bases. Leur amoindrissement menace  le bonheur de cet âtre familial quant à leur disparission, il entraine l’effondrement du foyer qui, meme s’il reste présent dans son apparence,  sera inéluctablement détruit dans son essence. Il est amené à périr comme l’arbre qui n’est plus abreuvé,  meme si ce dernier resiste aux intempéries une période determinée ses feuilles finiront par sécher et au moindre coup de vent, il finira par s’éffondrer… La nécessité d’affection et de miséricorde dans le couple est comparable à celle de l’eau pour l’arbre.

    Quelles sont la compassion et la miséricorde qui soutiennent le bonheur conjugal ?

    Ce qu’on entend ici par « al mawadah » ( N.d.T :que nous avons traduit pas amour) c’est : l’amour sincère, les sentiments forts, l’attraction intime mutuelle entre l’époux et son épouse. Certains savants définirent la mawadah comme l’essence de l’amour et sa finalité. Dès lors, on ne blame pas l’amour entre les deux conjoints. Beaucoup d’entre nous ont honte de dire : «  j’aime ma femme » ou « j’aime mon mari », les hommes encore plus que les femmes mais dans une vie de couple équilibrée il n’y a pas d’hésitation à déclarer son amour. Le Prophète était noble de caractère et viril, il était dénués de tous défauts lorsqu’on lui demandait quelle était la personne qu’il aimait le plus, il répondait sans gène : « Aicha ». Il dit,  également, au sujet de Khadija sa première épouse : « son amour m’a été pourvoyé.». Il démontra ainsi que l’amour des maris pour leurs épouses est naturel, c’est pourquoi il dit : « J’aime  parmi les choses de cette vie :  les femmes… ». Cela n’est pas une invitation aux relations interdites mais c’est l’ explication d’un penchant originel qu’Allah a instauré dans les cœurs des hommes  pour les femmes, on doit donc le prendre en considération et connaitre les chemins légiférés pour exprimer cet amour ; autrement sois en certain, ce sentiment deviendra comme l’eau qui s’écoule d’un coté ou d’un autre, sans emprunter les moyens légiférés pour exprimer ce sentiment alors on dévie vers l’interdit si ce n’est la préservation d’Allah.

    Le Prophète- paix et bénédiction d’Allah sur lui- nous a démontrés comment se concrétise et se traduit cet amour dans sa manière d’agir, dans  son comportement. Il ne s’agissait pas d’une simple parole dépourvue d’action, ses épouses nous ont rapporté son soucis du respect des droits conjugaux, de vivifier l ‘amour conjugale. Il exprimait ses sentiments avec sincérité et déclarait son amour pour ses épouses sans complexe. Un des secrets de l’amour réside donc dans le fait de ne pas etre avare dans l’expression de ses sentiments pour les hommes comme pour les femmes. Lorsque tu ressent un sentiment positif envers une personne alors empresse-toi de l’en informer. La personne la plus en droit d’etre ainsi est celle que tu vois matin et soir, les gens qui sont les plus proches de toi, ces derniers sont les principaux bénéficiaires de ta bienfaisance. C’est pourquoi lorsque le prophète fut questionné : « quelle personne est la plus en droit de ma bonne compagnie ? »,  Il répondit : «  ta mère ! » ; «  ensuite ? », il réitéra :« ta mère ! » ; « ensuite ? », il dit :  « ta mère ! », « ensuite ? »,enfin il dit : « ton père ! ». Dans la version d’Abou Daoud l’interrogateur poursuit : « ensuite ? », il répondit-paix et bénédiction d’Allah sur lui : « ta sœur, ton frère, puis le plus proche puis le plus proche… ».

    L’expression des sentiments est primordiale. Cette importance ne concerne pas exclusivement les hommes; même les femmes, parfois, font preuve d’avarice dans l’expression de leur amour pour leurs conjoints alors quant bien même le contexte s’y prêterait.  On trouve, il est vrai, chez les hommes une certaine froideur relationnelle mais quand bien même ce couple s’aime, cette forme d’austérité aura une influence négative sur sa relation conjugale.  La bonne parole est une clef pour exprimer ces sentiments, Allah- Le Très Haut-dit : et dites aux gens des bonnes choses”, La personne proche a un droit particulier sur ces « bonnes choses », tout comme celui qui est en droit qu’on lui déclare les bons sentiments qu’on éprouve envers lui. Lorsqu’un compagnon informa le Prophète- paix et bénédiction sur lui- qu’il aimait untel, il lui dit : « Est-ce que tu l’en as informé ? », l’homme répondit par la négative et partit lui déclarer son amour disant : «  je t’aime pour Allah. ». L’homme lui dit : «  Qu’Allah, Celui en qui tu m’aimes, t’aime également. ». Cette déclaration est une habitude qui fait perdurer l’amour entre les croyants, par celle-ci tu vérifies le sens du verset : «  certes les croyants sont des frères. ». Le fait de révéler généreusement ce que tu renfermes comme sentiments positifs envers l’autre est une cause de rapprochement, de renforcement, de perduration et d’amélioration de cette relation. De plus cela répond à un véritable besoin « émotionnelle ».

    Chers frères et sœurs, un des problèmes majeurs qui touche beaucoup de gens réside dans le vide sentimentale qu’ils vivent. Un couple peut être comblé matériellement mais  une chose indispensable lui manque : «  la satisfaction » sentimentale, le fait que la femme ressente que son mari ne la comble pas sentimentalement et en contrepartie le mari estime que son épouse est attentionnée envers lui dans les choses d’ordre matérielle mais qu’ elle ne répond pas à ses besoins psychologiques comme  le besoin d’être comblé sentimentalement, l’homme a besoin de ressentir « Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté (clémence) ».

    Ressentir cette affection est indispensable pour les deux conjoints, celui-ci est un apaisement, un allégement et une satisfaction et il ne peut être atteint qu’en faisant tous les efforts possibles pour combler ce vide, ce besoin sentimental.

    Certains diront que ce type de discours est nouveau et qu’on ne connaissait pas cela du temps des anciens… Si on juge nos habitudes et celles de nos pères à la lumière  des sources religieuses alors  il nous apparaitra que ces dernières ne sont pas exemptes d’erreur. On verra que la nature de la relation des gens vit une sorte de renouveau impliquant la révision, la rectification de  notre mode relationnelle. Cela s’impose, plus particulièrement, à cette époque ou nombreux sont les chemins sinueux employés pour ravir les sentiments des gens, hommes et femmes. Les réseaux sociaux illustrent  parfaitement cette réalité. Ils constituent un environnement fertile dans lequel les gens comblent ce vide affectif à travers des relations interdites. Mon expérience m’a conduit à un constat appuyé par les recherches des spécialistes : 90 pourcent des problèmes conjugaux sont dus à ce vide sentimental. La difficulté de s’exprimer autour de ce sujet rend le diagnostique de ce problème délicat. Ce dont se plaignent de nombreux couples comme le manque d’attention de l’épouse, les sorties fréquentes du mari (etc.) ne sont en vérité que des symptômes d’un problème plus profond celui du manque affectif.

    Après examen, tu détecteras effectivement que de nombreux époux se plaignent de soucis dans leurs vies conjugales mais comme les gens ont honte d’exprimer la véritable cause de ces problèmes, ils justifient leurs discordes par les soucis dus aux enfants, à la belle famille, par l ‘avarice du mari dans les dépenses familiales ou d’autres prétextes qui relatent, certes, de véritables souffrances mais qui pourraient être surmontées et mieux vécues avec plus d’affection et d’amour au sein du couple.

    Parmi les principes à respecter pour construire une relation affective et amoureuse mutuelle stable: celui de la piété ; la dévotion. Quel est donc le rapport entre la  piété et l’amour conjugal ?

    La piété est la clef de la réussite dans la vie d’ici-bas comme l’au-delà. C’est pourquoi Allah a rappelé la piété dans le premier verset de la sourate « les femmes » :

    « Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement.”

    La relation conjugale ne se stabilise pas par la présence d’un observateur extérieur, d’un policier ou d’un père  qui vérifie ou observe… Cette relation ne peut être sereine que si les deux parties ont conscience de la surveillance d’Allah. C’est pourquoi Il a clôturé ce verset disant :

     

    « Certes Allah vous observe parfaitement »

    Le sentiment d’être surveillé par Allah est source de piété. Regardez les versets dans lesquels Allah a mentionné le divorce, dans tous on trouve des noms ou attributs divins inspirant la peur, la crainte d’Allah et le rappel de Sa surveillance…  C’est pourquoi la piété est une cause de rectitude de la relation conjugale. Si l’époux et l‘épouse craignent Allah alors les portes  du bonheur  s’ouvriront;  le Messager d’Allah dit dans le sermon d’adieux rapporté par Jabir : «Craignez Allah envers les femmes, vous les avez prises par le pacte d’Allah. Vous avez obtenu la permission d’avoir avec elles des rapports intimes par la Parole d’Allah.», Il rappela ainsi que cette relation, son début, sa fin comme sa continuité sont liés à cette conscience qu’Allah nous surveille, nous observe. Cette notion a été appuyée par le Prophète de même que par le Coran, la piété étant une source de bonheur et de bénédiction :

     « Si les habitants des cités avaient cru et avaient été pieux, Nous leur aurions certainement accordé des bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils ont démenti et Nous les avons donc saisis, pour ce qu’ils avaient acquis »

    Cela est valable à l’échelle communautaire comme individuelle. Si les gens  craignent Allah avec véracité alors leur relations s’abonissent, moins de souffrance, de nuisances, d’injustices mais plus tot une retenue convenable ou une répudation avec bienfaisance…c’est ainsi que devient la relation conjugale pour ceux qui craignent Allah.

    Parmi les causes d’amour et d’affection entre les deux époux, la recommandation faite par le Prophète aux femmes, une recommandation qui s’adresse en priorité aux hommes car ils sont ceux qui sont responsables de la réforme, qui décident de la continuité de l’acte qui les unit avec leurs épouses ou d’y mettre fin[…], c’est pourquoi les conseils dans la plupart des versets  sont adressés aux hommes. Le Prophète dit dans cette recommandation : «  craignez Allah ( dans votre relation) avec les femmes », il dit aussi dans son sermon du jour de ‘Arafat : «  Je vous conseille d’etre bienveillants avec les femmes, elles sont attachées à vous. ». Ces recommandations sont plus particuièrement adressées à  l’homme car ce dernier a une responsabilité supérieure à celle de la femme dans l‘instauration et la preservation de l’équilibre familial. Le Prophète- paix et bénédiction d’Allah sur lui- a décrété que le mérite de l’ homme soit lié à sa bonté envers sa femme. Le critère par lequel on mesure la bonté d’une personne est celui de sa bonté envers sa famille. Je m’adresse à vous maintenant, lorsqu’on estime les gens, est-ce que nous avons ce critère à l’esprit ? Pour beaucoup le critère de bonté d’une personne réside dans les choses apparentes comme l’accomplisement de la prière ou autre…

    Le prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui- dit: “ le croyant dont la foi est la plus complète est celui dont l’éthique est la plus noble. », puis il dit : «  les meilleurs d’entre vous sont ceux qui ont le meilleur comportement avec leurs femmes ». Pour certains, le fait d’avoir un bon comportement avec son épouse, de faire preuve d’une attention particulière envers elle est un sujet de moquerie, un prétexte de dérision, cette conception erronée dissuade même certains hommes de faire preuve de magnanimité avec leurs conjointes. Etre bienveillant ne signifie pas se plier à tous les désirs, faire preuve de nonchalance ou de ne pas préserver tes proches de l’enfer. La bonté conjugale implique que tu agisses de la meilleure manière possible avec tes proches par le bon comportement, la bienveillance, la protection et en répondant à tes obligations envers eux.  C’est la bienfaisance à laquelle fit allusion le Prophète lorsqu’il dit : « Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs envers leurs femmes. ». Le Prophète a confirmé ce critère pour encourager les hommes à faire tout ce qui était dans leur possible pour être courtois et affectionnés envers leurs épouses. Le Messager d’Allah était  si affectueux et courtois avec ses épouses que tu t’étonnes qu’une telle affection émane  d’une personne de ce rang,  occupant de telles fonctions, ayant de préoccupations aussi sérieuses.  Lorsqu’on demanda à  ‘Aicha comment était le Prophète – paix et bénédiction d’Allah sur lui-  chez lui ? Elle répondit : « Il était au service de sa famille. », c.à.d. dans les taches ménagères et autres besoins du foyer. Ainsi était le sayid des enfants d’Adam. Malheureusement, la plupart d’entre nous considèrent que se préoccuper de ce type de taches est une tare, un rabaissement.

    Parmi les causes de bonne entente entre les deux époux : le fait de s’encourager mutuellement à l’obéissance, à l’adoration. Allah dit :        « Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes
    œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché » ; «  les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. »

    Cela signifie qu’ils s’aiment les uns les autres, qu’ils se soutiennent et se secourent mutuellement.

    « Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la Salât, acquittent la Zakat et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. »

    C’est pourquoi lorsqu’il rappela: “Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté (clémence). ” ; cette dernière étant un fruit de cette alliance, cet amour.

    Et dans ce verset, lorsqu’il rappela l’alliance entre les croyants , il dit : «  Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde. ».L’amour est source de clémence entre les deux époux, la bonté de la relation entre les deux apparait s’ils craignent Allah, se plient à ses ordres.

    Le  Pophète a mis au meme niveau l‘homme et la femme dans l’encouragement à la bonté, à la piété.  D‘après Abou Hourayra dans un hadith rapporté par les auteurs des sunan, le Prophète dit : «  qu’Allah fasse miséricorde à un homme qui se lève la nuit, réveille son épouse pour prier et si elle  refuse, il lui vaporise un peu d’eau sur son visage. » puis il poursuit : « qu’Allah fasse miséricorde à une femme qui se lève la nuit, réveille son époux et si elle refuse, il lui vaporise un peu d’eau sur son visage. ».  Cette entraide dans la bonté et  la piété, cette clémence sont  le fruit de l’amour et elles renforcent le lien entre les deux époux. Aujourd’hui certaines femmes réveillent leurs époux pour accomplir  la prière obligatoire et ont droit à une panelle de reproches du type :       «  laisse moi tanquille ! » ; «  tu m’as réveillé ! », «  tu vas voire ! » etc.  Comment peut-on espérer une vie de couple épanouie de la sorte ? ! Tout manquement dans la relation entre le serviteur et Son Seigneur a une répercussion sur celle de ce premier avec sa famille et ses proches… C’est pourquoi les salafs détectaient les fruits de leur péchers dans leurs relations humaines dont conjugales, un d’entre eux disait : « je vois les conséquences de mon pecher dans le trébuchement de ma monture et le mauvais comportement de mon épouse. ». La piété, l’adoration, l’entraide dans les bonnes œuvres,se réunir dans la bienfaisance sont tous des causes d’amélioration, d’abonissement de la relation entre les gens. Mais lorsque les gens se rassemblent sur la transgression, Allah met entre eux haine, animosité et dissenssion… Meme  si ces ressentiments peuvent tarder dans cette vie d’ici-bas cela apparaitra clairement dans l’au-delà. Allah disant : « Les amis, ce jour-là, seront ennemis les uns des autres; excepté les pieux. » La piété est donc une cause de perduration de l’amour et de la bonté entre les gens. Plus la relation est basée sur la piété  plus c’est une cause de perduration de la relation des époux et de la bonté de celle-ci.

    Parmi les facteurs confortant l’affection et l’amour  entre les deux époux, le fait que chacun des deux soit attentif à la nature de l’autre. Cela s’applique plus spécialement à l’homme comme dans les nombreuses recommandations prophétiques adressées à ceux-ci telles : «  soyez bienveillants envers les femmes ! »… «  La femme a été créée d’une cote et la chose la plus tordue dans une cote est sa partie supérieure. » (la femme ayant été créé à partir d’une cote d’Adam). Puis il rappela-paix et bénédiction d’Allah sur lui- dans ce même hadith qu’une cote si tu veux la redresser elle se casse c’est pourquoi il dit :    «  si tu veux la redresser, tu la casses et si tu la laisses elle restera tordue, je vous recommande la bienveillance envers les femmes. ». Il a commencé par recommander la bienveillance et il a clôturé par cette même recommandation. Il y rappela la nature de la femme et que les différences avec le genre masculin,  les changements d’états ou les manques chez elles  font partie de sa nature.         

    Aujourd’hui, quand les hommes rappellent de la femme qu’elle a été créée d’une cote courbe, c’est réducteur et parfois moqueur comme de dire qu’elle a un manque dans sa raison et sa religion. Ces propos sont effectivement attribués au Prophète mais cette compréhension est erronée. Le Prophète n’a pas dit cela pour dévaloriser la femme, il n’appartient pas à un homme aussi noble de dévaloriser qui que ce soit. Il a rappelé cela dans le but de trouver des excuses à certains manquements de la femme ce qui est totalement différent. Donc d’employer cette parole à fin de dévaloriser la femme est une déformation, une altération du sens initialement voulu.  Ce hadith vise à montrer l’importance de patienter avec la femme, de prendre en considération ce différent en se rappelant qu’il est inné. L’homme a le devoir de veiller à la vigueur et le bon état de son foyer, il doit donc bien diriger cette union et la préserver de ce qui pourrait lui nuire. C’est pourquoi le prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui-dit : «  Prenez garde à transgresser les droits des faibles : les orphelins et les femmes. ». Ceci est essentiel afin d’établir une relation affectueuse entre les deux époux, ils doivent se rappeler qu’ils sont mutuellement liés par un engagement solennel. Allah dit : « qu’elles aient obtenu de vous un engagement solennel. ».Les deux conjoints doivent respecter ce pacte, le préserver en respectant leurs droits mutuels.

    Parmi les choses contribuant à établir une relation affectueuse entre les gens de manière générale et plus spécifiquement entre les époux: le fait de construire la relation sur les principes de l’indulgence, de la complaisance et de la compréhension, le fait de passer sur ses droits pour aller au-delà du problème rencontré. Aussi,  parmi les causes d’épanouissement : se  rappeler les qualités de l’autre comme dans le hadith rapporté par Abou Hourayra : «  qu’un croyant ne répugne pas une croyante, s’il méprise en elle une caractéristique, il en agrée d’autres. ». Cette équilibre est indispensable, personne n’est parfait, il y a nécessairement un manquement dans le comportement, donc au cours de sa vie, un couple sera nécessairement amené à faire des erreurs, des écarts.  Dans ce cas on dit : «qu’un croyant ne répugne pas une croyante.». La relation doit être instaurée sur ce climat de mansuétude mutuelle  et bienfaisance, soit se souvenir de ses obligations et de ses devoirs. C’est pourquoi lorsqu’Allah a rappelé les droits des femmes, Il n’a pas commencé par celui des hommes sur elles mais par leurs obligations à eux envers ces dernières : 

    « elles ont des droits équivalents à leurs obligations

    C’est un rappel pour les hommes, l’époux a une responsabilité primaire dans la bonne conduite du couple. Il a commencé par le droit  de l’autre partie « elles ont »  avant de rappeler les obligations de celle-ci envers lui. Les pieux prédécesseurs l’avaient bien saisi, Ibn ‘Abass disait : «  je me fais beau pour mon épouse comme elle se fait belle pour moi, je n’exige pas tous les droits que j’ai sur elle ou sinon elle exigera tous les droits qu’elle a sur moi. ».

    C’est sur ce modèle de compassion et d’indulgence que doit s’instaurer les relations humaines, le fait de se précipiter à répondre à nos devoirs avant de réclamer nos droits. Si on se penche sur ce droit rappeler par Ibn ‘Abass, celui de l’enjolivement pour l’autre.  Peux de maris s’intéressent à cela parmi les hommes, ils se font beaux pour des réunions, des occasions particulières etc.… Tout cela est normal, cependant l’épouse a aussi le droit qu’on entretienne son apparence pour elle. Plus spécifiquement avec ce que la femme voit comme images enjolivées à la télévision ou autre… des images qui peuvent être une fitnah pour celle-ci. Elle voit autour d’elle un monde qui soigne son esthétique et son apparence   alors qu’elle observe de la nonchalance et du laissé aller chez son propre mari (…). Il est indispensable que les hommes que les femmes ont des droits qui doivent être observés comme ils exigent qu’on observe les leurs.      

    محاضرة المودة في الحياة الزوجية

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Les sermons du vendredi
  • L’inimitié du diable et comment s’en prémunir.
  • عداوة الشيطان وطرق الحماية منها

    Le premier sermon

    La louange est à Allah, nous le louons et cherchons refuge auprès de Lui.     Celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer et celui qu’Allah égare nul ne peut le guider.     

     Je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée autre qu’Allah  sans associé et que Mohammed est Son serviteur et messager. ..

    O vous mes frères croyants !

    Parmi les « lois » incontournables d’Allah qui s’appliquent à Ses messagers ainsi qu’à leurs suiveurs : le fait qu’Il leur a donné des ennemis qui sont à l’affut, qui leur dressent des pièges, les détournent de Son sentier. Allah dit :      «Ainsi, à chaque prophète avons-Nous assigné un ennemi: des diables d’entre les hommes et les djinns, qui s’inspirent trompeusement les uns aux autres des paroles enjolivées »

    Allah a ordonné aux messagers et à ceux qui les ont suivis de combattre leurs ennemis. A ce sujet, Ibn Al Qayim dit : «  Il n’y a rien de plus apprécié par Allah  que le fait que son serviteur rapproché prenne le chaytan comme ennemi  et suscite son courroux (NdT : du chaytan) ». Le pire des ennemis d’Allah et de son Messager devant être combattu c’est Iblis que la malédiction d’Allah, des anges et de l’ensemble des gens soit sur lui. C’est l’ennemi le plus disposé à comploter, ruser et faire preuve d’hostilité.   Tous les autres ennemis d’Allah et de ses messagers sont à ses ordres et suivent ses commandements, ils sont son parti, ses disciples : « Le Diable les a dominés et leur a fait oublier le rappel d’Allah. Ceux-là sont le parti du Diable et c’est le parti du Diable qui sont assurément les perdants »

    O vous les serviteurs d’Allah, celui qui contemple le livre clair et la tradition prophétique remarquera combien le coran et la sounna ont mentionné avec insistance l’hostilité d’iblis, ses ruses et l’obligation de lui faire front. Allah l’a mentionnée dans de nombreux passages, il lui a même consacrée une sourate entière… L’avertissement d’Allah  contre cet ennemi déclaré est récurent dans Son livre et cela est du à ses agressions et attaques persistantes.  Iblis, qu’Allah le maudisse, est la source de tous les troubles, l’origine de tous les maux et peines. Il a fait un pacte avec lui-même d’égarer les enfants d’Adam, d’ouvrir toutes les portes et d’emprunter tous les chemins possibles à cet effet. Allah dit : « Puisque Tu m’as mis en erreur, dit [Satan], je m’assoirai pour eux sur Ton droit chemin puis je les assaillirai de devant, de derrière, de leur droite et de leur gauche. Et, pour la plupart, Tu ne les trouveras pas reconnaissants.», « Par Ta puissance! dit [Satan]. Je les séduirai assurément tous sauf Tes serviteurs élus parmi eux».

     O vous serviteur d’Allah !

     Sachez que pas un chemin parmi les chemins de bonté et d’obéissance sans que le chaytan soit aux aguets, vous détourne et vous égare de celui-ci. De même, pas un sentier parmi les sentiers du mal et de la transgression sans que votre ennemi soit aux aguets et vous y invite en vous l’enjolivant  alors prenez-garde à lui obéir, à l’écouter… sinon  c’est le malheur  dans les deux demeures, Allah dit de lui : «  Le Diable est pour vous un ennemi. Prenez-le donc pour ennemi. Il ne fait qu’appeler ses partisans pour qu’ils soient des gens de la Fournaise. »

    O vous les croyants !

    Allah nous montre clairement l’hostilité du Chaytan,  comme ils nous a montré les chemins qu’il empruntait, Il nous a dévoilé ses ruses et nous a averti de tout cela.

    O vous les croyants !

    Allah, par Sa miséricorde et son mérite nous a montré les armes par lesquelles on repousse cet ennemi, celles-ci sont nombreuses dans le livre d’Allah et la tradition du Prophète. Celui qui s’en empare s’est certes engagé sur le chemin de la réussite, quant à celui qui s’en détourne ou se montre négligent alors il est comme dit le poète :

    Tu espères le sauvetage mais tu n’en empruntes pas le chemin

    Certes le navire n’avance pas sur la terre ferme.

    Il n’y a de préservation pour le serviteur que par le bais de ces armes légiférées exposées dans le Coran et la sounna. Soyez donc dévoués dans la prise de connaissance de celles-ci ainsi que dans leur mise en pratique.  

    Parmi les plus efficaces de ces armes : la fermeté du dogme et avoir à l’esprit que l’inimitié de cet ennemi est fatale, on ne peut espérer qu’elle s’efface. Cette inimité a été déclarée depuis les premiers instants de l’existence d’Adam et a été promis à l’ensemble de sa descendance. Il s’agit donc d’un combat ancestral dont les partisans ne délaisseront pas les armes jusqu’à la fin de ce monde.

    O vous les croyants !

    Du fait de l’importance de cette arme, soit le fait de prendre iblis comme ennemi déclaré, Allah l’a ordonné à plusieurs reprises dans Son livre comme dans Sa parole : « Certes le diable est un ennemi pour vous prenez-le donc comme un ennemi ». 

    O vous les croyants !

    Le fait qu’Allah nous ait ordonné de prendre le diable comme ennemi ne consiste pas à le maudire par la langue, le détester par le cœur tout en lui obéissant, en suivant ses pas, en se laissant convaincre par ses vaines promesses et ses mensonges.

    Mais ce qui est voulu, c’est le fait de le détester par le cœur, le maudire et aller à l’encontre de ses ordres, s’écarter de ses ruses et tromperies, cela fait partie des plus nobles œuvres de rapprochement et des meilleures obéissances , Ibn Al Qayyim dit : «  l’ordre de le prendre comme ennemi est un avertissement pour s’efforcer de le combattre comme un ennemi infatigable qui ne se lasse pas et ne néglige à aucun moment l’agression du serviteur , Toute personne  qui obéit au diable dans la désobéissance à Allah l’a certes pris comme allié, Allah  dit dans la sourate Mariam lors du récit du prêche d’Ibrahim de son père : « Ô mon père, n’adore pas le Diable, car le Diable désobéit au Tout Miséricordieux. 45. Ô mon père, je crains qu’un châtiment venant du Tout Miséricordieux ne te touche et que tu ne deviennes un allié du Diable».

     Ibn Al Qayim dit : «  Toute personne qui « s’engage » dans la désobéissance à Allah fait partie d’armée d’Iblis »   

    Prenez garde,  O vous les croyants aux invitations mensongères, combien sont ceux qui prétendent haïr le  diable alors qu’ils sont ces serviteurs les plus servants et ses alliés les plus proches »

    Serviteurs d’Allah… Parmi les plus grandes armes qui protègent le serviteur des tentatives du diable, de son mal et de son animosité : la sincérité envers Allah. Les sincères sont sous la protection d’Allah, Allah s’adressa à Iblis lorsqu’il prit l’engagement d’égarer les enfants d’Adam : «Quant à Mes serviteurs, tu n’as aucun pouvoir sur eux». Et ton Seigneur suffit pour les protéger! »  «  et «Il n’a aucun pouvoir sur ceux qui croient et qui placent leur confiance en leur Seigneur. »

    Celui qui se pare de ses caractéristiques que sont la foi en Allah, placer son entière confiance en Lui, la sincérité alors il a certes celé toutes les portes devant son ennemi          .                 

     

    Cette sincérité qui préserve le serviteur des pièges du chaytan consiste à vouer toutes ses adorations à Allah Seul sans associé, à n’adorer, n’aimer, ne magnifier que Lui et ne sacrifier que pour Lui…à  n’invoquer aucun autre en dehors de Lui, ne revenir qu’à son jugement…celui qui accomplit une de ces choses, il est tombé dans une des branches  de la mécréance ou du polythéisme et il a pris le diable comme  associé en dehors d’Allah…

    O vous les croyants !

    Parmi les moyens pour repousser les pièges de votre ennemi et parer ses tentatives d’égarement, le fait de chercher refuge auprès d’Allah Le Sublime contre le diable lapidé, Allah dit : «  Et si jamais le Diable t’incite (à agir autrement), alors cherche refuge auprès d’Allah; c’est Lui, vraiment l’Audient, l’Omniscient.» 

    Cette demande de refuge qui se répand sur nos langues c’est la demande de refuge auprès d’Allah soit le fait de lui demander la protection, la préservation de tout mal. Ibn Kathir dit : «  la signification de ta parole :  Je cherche refuge auprès d’Allah contre le diable lapidé  signifie je m’abrite auprès d’Allah contre le diable afin qu’il ne me nuise pas dans ma religion et ma vie d’ici-bas, qu’il m’empêche  d’accomplir ce qui m’a été ordonné ou encore m’encourage à faire les interdits, Allah Seul prémunit l’individu du diable ». C’est pourquoi Allah a descendu dans Son livre deux sourates spécifiques pour demander la protection contre le chaytan, ses ruses, son mal et son hostilité. Celles-ci sont le chapitre de l’aube naissance et celle des hommes. Ibn Al Qayyim dit : «  les gens ont besoin de ces deux sourates ». C’est pourquoi les invocations répertoriées du Prophète comportent souvent la demande de refuge auprès d’Allah contre le diable et son mal. Appliquez vous -qu’Allah vous bénisse- à chercher refuge auprès d’Allah contre cet ennemi déclaré, il n’y a de changement et de force que par la Allah.

    Nos cherchons refuge auprès d’Allah  contre le diable lapidé et ses insufflations …

    Le deuxième sermon :

    Parmi les moyens pour chasser les ruses du diable et saboter son travail : multiplier le rappel d’Allah, ce dernier est un remède à tout mal.

    Le rappel d’Allah est une des plus grandes causes pour repousser les assauts des démons, le diable s’éclipse  lors du rappel d‘Allah, il se fait tout petit et faiblit, il fuit et reconnait sa défaite. 

    Le rappel d‘Allah est la plus lourde des choses sur son ennemi, c’est la forteresse par laquelle le serviteur préserve sa personne du diable. Il est rapporté ans les deux recueils authentiques de Boukhary et Mouslim, d’après Abou Hourayra, le prophète dit : «  celui qui dit : la illaha il Allah, wahdahou la charika lahou ; lahou l moulk wa lahou l hamd wa houa ‘ala kouli chayin qdir, dans la journée 100 fois alors il aura la récompense de l’expiation de 10 esclaves, il lui sera écrit 100 bonnes actions et effacé 100 mauvaises, cela sera une cause de préservation contre le chaytan au cours e la journée jusqu’au soir, et personne ne viendra avec mieux qe cela sauf celui qui a fait plus encore… »

    Si la part de  rappel que tu consacres au cours de la journée est minime alors Iblis prendra dessus sur toi par les waswass, et se précipitera sur toi avec sa cavalerie et ses jambes, il t’enjolivera les pêchers, te découragera des bonnes œuvres et actes d’obéissance.  C’est pourquoi les rappel d’Allah est une des plus grandes causes de sauvetage, O serviteurs d’Allah multipliez le rappel d’Allah comme il vous l’a été ordonné : «Ô vous qui croyez! Evoquez Allah d’une façon abondant. »

    Multipliez donc le rappel d’Allah et plus particulièrement la lecture du Coran, c’est une des plus pénibles choses pour le diable. Le prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui-dit : « Ne faites pas de vos demeures des tombes ; certes le diable fuit de la maison dans laquelle on récite la sourate La Vache » (Mouslim)
    Aussi, dans le récit d’Abou Hourayra –qu’Allah l’agrée- avec le chaytan, horayra)…

    O vous les croyants !

    Parmi les causes de préservation du chaytan et de ses ruses, la connaissance de ses pas et des portes par lesquelles il rentre. Allah a interdit aux croyants de suivre les pas du diable comme dans Sa parole : «  Et, ne suivez-pas les pas du diable, il est pour vous un ennemi déclaré ». Le serviteur ne peut s’éloigner des pas du diable qu’en les connaissant, les connaitre est donc une obligation pour chaque musulman. La règle formule que ce par quoi on ne peut aboutir à l’obligation que par lui devient obligatoire.

    Toute turpitude ou chose détestable provient du suivi de  ses pas ou de ses actions.

    O vous les croyants !

    Dans ce qui a précédé, certains moyens qu’Allah a rappelé pour faire face à cet ennemi rebelle, appliquez- vous à ceux-ci.

    Qu’Allah nous assiste… (Invocation de clôture)

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  • La crainte d’Allah
  • الخوف من الله تعالى

    Premier sermon :

    La louange est à Allah, c’est Lui que nous glorifions et c’est à Lui que nous demandons assistance. Celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer et Celui qu’Il égare nul ne peut le guider.                                                                                          Je témoigne qu’il n’y a de divinité en droit d’être adoré qu’Allah Seul sans associé et que Mohamed est Son serviteur et messager.

    O vous qui croyez en Allah et son Messager, craignez Allah et prenez garde à Son dur châtiment et Sa colère. Allah est dur en châtiment et punition, il n’y a de vraie divinité que Lui et c’est vers Lui que nous retournerons. Comme Il dit-exalté soit-il : « Avertis Mes serviteurs que je suis Le Pardonneur, Le Tout miséricordieux et que Mon châtiment est le châtiment douloureux».

    Allah vous a averti de Lui-même dans Son livre, lorsqu’Il dit : « Allah vous met en garde à l’égard de Lui-même. Et c’est à Allah le retour. »

    Al Imam A-Tabary-qu’Allah lui fasse miséricorde- dit dans son exégèse de ce verset : « Allah vous  met en garde contre Lui-même  si vous accomplissez un pécher ou que vous vous alliez avec Ses ennemis. C’est vers Lui que vous retournerez après la mort ;  si vous allez à l’encontre de Ses commandements vous serez exposés au châtiment d’Allah. Craignez Allah et prenez garde, Il est certes Sévère en punition. »

    O vous les croyants !

    La crainte d’Allah fait partie intègre de la foi en Lui, c’est pourquoi Il l’ordonna à ses serviteurs. Il dit-glorifié soit-Il- «  Et ne craignez que Moi » ou encore : «  N’ayez pas peur d’eux mais plutôt de Moi »

    Plus encore, la crainte d’Allah est une condition du bien-fondé de la foi : «  N’ayez pas peur d’eux mais plutôt de Moi si vous êtes croyants »

    O vous les croyants, Allah vous a averti  de son dur châtiment :

    « Ceux qui complotaient des méfaits sont-ils à l’abri de ce qu’Allah les engloutisse en terre ou que leur vienne le châtiment d’où ils ne s’attendaient point? « Ou bien qu’Il les saisisse en pleine activité sans qu’ils puissent échapper (au châtiment d’Allah)/. Ou bien qu’Il les saisisse en plein effroi? Mais vraiment, votre Seigneur est Compatissant et Miséricordieux. »

     O vous les croyants !

    La crainte d’Allah est une des plus magnifiques adorations, un des plus grands actes de rapprochement […] par la crainte, O serviteur d’Allah, le serviteur s’abstient des interdits et s’adonne à l’obéissance. Elle est, par Allah, la source de tous mérites, la motivation de tout acte de rapprochement.

    Par la crainte d’Allah, le cœur se réveille de son insouciance, il tire profit des avertissements et il est  réactif aux versets du Coran : « si ce n’est qu’un Rappel pour celui qui redoute (Allah),», « Allah a fait descendre le plus beau des récits, un Livre dont [certains versets] se ressemblent et se répètent. Les peaux de ceux qui redoutent leur Seigneur frissonnent (à l’entendre); puis leurs peaux et leurs cœurs s’apaisent au rappel d’Allah. Voilà le [Livre] guide d’Allah par lequel Il guide qui Il veut. Mais quiconque Allah égare n’a point de guide. »

    O vous les serviteurs d’Allah ! La crainte d’Allah est une des plus particulières caractéristiques des serviteurs pieux ainsi que des alliés rapprochés d’Allah, Il dit : « Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi. Et ils placent leur confiance en leur Seigneur.»

    Al Imam A-Tabary dit- qu’Allah lui fasse miséricorde- : « Le croyant est celui dont le cœur tremble lorsqu’on lui rappelle Allah, celui qui se soumet à son ordre, s’humilie à Son rappel par crainte de Lui et de Son châtiment. » 

    O vous les croyants !

    Le Prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui- avait une grande peur et crainte d’Allah malgré les spécificités et mérites qui lui sont propres en effet  il est rapporté dans les deux recueils authentiques  de Boukhary et Mouslim , qu’il-paix et bénédiction d’Allah sur lui-dit : «  Par Allah, je suis le plus connaisseur d’Allah d’entre vous et celui qui Le craint plus. »   

    D’après ‘Abd Allah Ibn A-Shikhir qu’Allah l’agrée- qui dit : « J’ai vu le Prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui-priait et pleurait à chaudes larmes  »

    O vous les croyants !

    Votre prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui- Allah lui a pardonné ces pêchers antérieurs et postérieurs, il a atteint le summum dans l’obéissance, avec tout cela il craignait beaucoup son seigneur. Une des  formules d’invocations  par laquelle il invoquait le plus était : «  O Toi qui renverse les cœurs, raffermis mon cœur sur ton obéissance » ( A-Tirmidhy).  Les biographies  des pieux prédécesseurs sont également pleines de ces exhortations… A titre d’exemple, le khalifat Abou Bakr, le sincère, le plus méritant de cette communauté  après le Prophète- paix et bénédiction d’Allah sur lui-, celui qui fut promis au paradis et à une grande récompense, lorsqu’il priait il était comme une branche de par sa révérence pour Allah. 

    Omar Ibn Al Khattab, promis au paradis, lit la sourate « Le Mont » jusqu’au verset : « Le châtiment de ton Seigneur aura lieu inévitablement. »

    Il pleura à en devenir malade, les gens venaient le visiter- qu’Allah l’agrée- il disait à son fils alors qu’il était mourant : «  laisse mon visage sur le sol ; il se peut qu’Allah me fasse miséricorde. »

    ‘Othman -qu’Allah l’agrée- s’arrêtait devant une tombe et il pleurait jusqu’à mouiller sa barbe.

    Quant à l’ensemble des compagnons, il est rapporté de Boukhary et Mouslim d’après Anas- qu’Allah l’agrée- que le Prophète fit un sermon sans pareil, il y dit : « Si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleuriez beaucoup », Anas dit : «  Les compagnons cachèrent leur visage et ils sanglotaient »

     

    O vous les serviteurs d’Allah ! Voici donc quelques exemples de leur crainte d’Allah bien qu’ils étaient agréés, pardonnés et que pour certains le paradis leur fut promis ! 

      

    Deuxième sermon :

    Craignez Allah et sachez que parmi les signes de la crainte d’Allah le fait de ne pas se sentir à l’abri de Son châtiment, Sa punition et Sa colère. Allah Le Très Haut dit : «  Ceux qui, de la crainte de leur Seigneur, sont pénétrés. qui croient aux versets de leur Seigneur, qui n’associent rien à leur Seigneur, qui donnent ce qu’ils donnent, tandis que leurs cœurs sont pleins de crainte [à la pensée] qu’ils doivent retourner à leur Seigneur. »

    Ceux-là œuvrent dans le bien, leurs cœurs sont purifiés et ils sont droits et malgré  cela ils ne se sentent pas à l’abri du châtiment d’Allah…

    Cela explique  l’appréhension du Prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui-  du châtiment de Son Seigneur et la peur de Sa colère.   Dans le recueil authentique de Mouslim, il est rapporté de Aicha : «  Lors des jours venteux ou de brouillard, on apercevait cela sur le visage du Prophète, il faisait des  vas et viens et si il pleuvait alors on pouvait lire son contentement et la dissipation de son inquiétude.  Aicha l’interrogea à ce sujet, il répondit : « J’ai craignait qu’il s’agisse d’ un châtiment descendu sur ma communauté »

    Dans une autre version rapportée par Boukhary, il répondit à la question de ‘Aicha : «  O ‘Aicha, qu’est ce qui me garantit que cela n’était pas un châtiment, certains peuples ont été châtiés par le vent, d’autres virent le châtiment et s’exclamèrent : « Voici un nuage qui nous apporte de la pluie»

    Lors de l’éclipse solaire à l’époque du Prophète, il sortit précipitamment -paix et bénédiction d’Allah sur lui-  à la mosquée et effrayé tout en trainant son vêtement derrière lui.  Il resta en position debout (en prière) longuement…il pria en tout 4 inclinaisons et prosternations repartis en deux unités de prière, il vit en prière le paradis et l’enfer et  une fois terminée, il fit un magnifique et éloquent sermon, il y dit entre autre : «  O vous les gens ! Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d’Allah, ils ne s’éclipsent pas pour la mort d’un d’entre vous  ou pour sa naissance, si vous êtes témoins de cela alors cherchez refuge dans la prière, invoquez Allah, glorifiez-le et faites l’aumône, O vous la communauté de Mohamed, par Allah si vous saviez ce que je sais alors vous ririez peu et pleuriez beaucoup ».

    Combien leurs cœurs étaient sains, leurs forts intérieurs étaient pures, comme était grande leur crainte et glorification de leur Seigneur. Ces signes et exhortations,  seul celui dont le cœur est empli de la crainte d’Allah en tire profit.  

    « Il y a bien là un signe pour celui qui craint le châtiment de l’au-delà. »

    O vous les croyants !

    Lorsque notre foie en Allah a faibli, que notre crainte et glorification  ont diminué  alors nos cœurs se sont endurcis nos œuvres se sont détériorés, la parole d’Allah se vérifie chez nombre d’entre nous… la hawla wa la qouata illa billah…

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  • La divergence est un mal.
  • خطبة: الخلاف شر

    Premier sermon :

    La louange est à Allah, nous le glorifions, nous cherchons refuge auprès de Lui et Lui demandons pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre les maux de nos propres âmes ainsi que nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide nul ne peut l‘égarer et celui qu’Allah égare ne peut être guidé. Je témoigne qu’il n’y a de divinité en droit d’être adorée qu’Allah, Seul sans associé et que Mohamed est le serviteur d’Allah et Son Messager- paix et bénédiction d’Allah sur lui-.

    O vous les croyants craignez Allah avec véracité et préparez-vous à vous présenter devant  Lui !  Chacun devra se présenter devant Allah sans intermédiaire. Il  nous questionnera au sujet des plus grandes affaires comme des plus secrètes alors seule la piété sincère et le repentir nous seront utiles ce jour.

    O vous les croyants, les serviteurs d’Allah ! Cette vie d’ici-bas est originellement caractérisée par la différence et la pluralité. Allah a créé les couples d’un mâle et d’une femelle, il a décrété la concomitance entre  le jour et la nuit, Il est celui qui fait succéder celui-ci à cette dernière. Il est Celui qui a créé les contraires, ceci est bon et cela est mauvais etc.…

    Le bon d’une chose  apparait par son opposé

    Les choses se distinguent certes pas leurs contraires

    La dissemblance est quelque chose d’indéniable, il n’est pas possible de l’évincer, c’est une règle universelle régissant la vie des enfants d’Adam et même  l’univers. La différence est belle et bien présente mais elle prend plusieurs formes, elle peut être louable comme condamnable  et peut alors s’avérer  être un grand mal et une grande source de troubles. Les gens doivent donc apprendre à distinguer la divergence détestable de celle qui est acceptable. Cette dernière n’est possible que par une approche précisée et on ne peut distinguer le bien du mauvais qu’en connaissant ce dernier.

    J’ai connu le mal pas ce pour qu’il est mais pour m’en préserver.

    Celui qui ne connait pas l’avant Islam ne peut distinguer ce qu’elle est…

    O vous les croyants ! Allah dit : « Certes, cette communauté qui est la vôtre est une communauté unique, et Je suis votre Seigneur. Adorez-Moi donc..» ; cette unicité n’est pas spécifique à une époque, un endroit ou encore une communauté en particulier, mais cette communauté qu’Allah a décrit comme « unique», c’est la communauté de l’Islam depuis Adam jusqu’au dernier adorateur unificateur de cette communauté…cette communauté unique s’accorde sur un but commun immense, un but qui est l’objet de la création de cet univers : « Je n’ai créé les génies et les humains que pour qu’ils m’adorent ».

    Cette union (sur le tawhid) ne peut être négociée, elle ne peut faire objet de concession. La divergence, dans ce cas, est la plus grande divergence qu’Allah ai blâmé dans Son livre ainsi que dans la tradition de Son Prophète ( celle du polythéiste).  La divergence si elle affecte ce qui relève de l’unification d’Allah  ( Tawhid),si les droits d’Allah sont transgressés et qu’elle conduit à l’apostasie alors elle est indéniablement  condamnable, Allah dit : «  Si Ton Seigneur l’avait souhaité , il aurait créé une communauté unique », mais Allah a, par Sa sagesse, décrété la divergence et la différence «et ils n’ont cessé  de diverger », cette divergence n’est pas celle qui concerne le licite ou l’illicite dans les branches mais c’est la divergence qu’Allah  a rappelé dans Sa parole : «  un groupe au paradis et un groupe en enfer » soit la différence entre les croyants et les mécréants : dans ce cas, c’est une divergence avec le fondement dogmatique de l’unicité d’Allah…cette divergence est intolérable c’est pourquoi Allah dit : «  Et, ils n’ont cessé d’être en désaccord sauf ce à qui Allah fit miséricorde ».   

    C’est une divergence qui conduit au feu de l’enfer et dont on échappe par la miséricorde d’Allah.

    Quant aux divergences éventuelles autour du jugement du caractère licite ou illicite d’une chose cela n’est pas qualifiable de mauvais dans l’absolu, d’ailleurs la plupart du temps elle n’est pas mauvaise même si cela peut être parfois le cas comme nous allons le démontrer…En effet, la divergence peut-être nuisible si elle conduit à la division, à la formation de parties et groupuscules qui s’opposent les uns aux autres : «  Et, ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et ont divergé près que les preuves leur soient parvenues »

    Cette divergence est blâmable car elle conduit à démanteler l’unification de la communauté cette dernière n’a pas de prix et ne peut faire l’objet d’aucune concession.

    La communauté s’unit donc sur ce noble objectif qu’est la concrétisation du culte d’Allah uniquement sans associé.

    Si les opinions et les tentatives d’interprétations divergent dans le cadre =celui du jugement du licite ou illicite d’une chose alors il n’y a pas de contrainte. Cependant,  si ces différences conduisent à la discorde et la  subdivision de la communauté, à l’élévation de revendications dignes de la période préislamique sous quelles qu’appellations alors c’est un mal dont on doit ce prémunir comme dit Ibn Mas’oud : «  La divergence est un mal, la divergence est un mal, la divergence est un mal ! »  

    En effet la divergence est un mal si elle conduit à l’injustice, l’animosité et même si c’est dans les plus infimes des sujets,  qu’ils soient d’ordre religieux ou non.

    La divergence est un mal si elle est fâcheusement  employée à fin de se défaire  les gens des charges religieuses, de jouer avec la religion et d’abolir ses fondements et principes.

    Cette divergence devient mauvaise si elle est employée comme outil d’occidentalisation et afin d’effacer notre identité communautaire ou de prétendre la divergence là ou elle n’est pas.

    Je vais illustrer cela par un exemple afin de bien saisir cette forme de divergence.  Il y en a qui font usage de la divergence pour semer la corruption par des interprétations qui n’ont pas pour but d’élever la parole d’Allah,  de secourir la religion ou encore d’éclaircir la législation mais plutôt d’anéantir les fondements intouchables, de défaire les gens des nobles principes et de revenir en arrière qu’elle que soit l’intention qui motive ces agissements. Combien d’œuvres naissent d’une bonne intention mais cette dernière  n’est pas suffisante pour juger du bien-fondé  d’une action. Par exemple, ce qu’on entend de parts et d’autres concernant le voile et le fat de se découvrir le visage. Ils discutent sur la divergence scientifique autour du fait de cacher le visage : est ce que c’est permis ou non ? Ils rappellent les argumentations, les avis etc.… Mais que ce cache t’il derrière cela ? La divergence scientifique est concrète et ancienne, il n’est pas donc question de la renier mais ce qui est cherché par ces agitateurs ce n’est pas le fait de dévoiler le visage mais c’est la perversion de la femme, sa dépravation.

    O Allah guide-nous et préserve nous des maux de nos propres âmes…je dis ainsi, je demande pardon à Allah Il est certes Le Grand Pardonneur.

    Deuxième sermon :

    Les louanges sont à Allah, Seigneur des Mondes, c’est à Lui que reviennent les louanges au début comme à la fin, c’est à Lui qu’appartient le jugement et c’est à Lui qu’il revient. Je témoigne qu’il n’y a de divinité en droit d’être adorée autre que Lui et que Mohamed est Son serviteur et Son Messager.

    Craignez Allah O vous les musulmans ! Craignez Allah et suivez Son commandement et Sa législation ! Sacralisez ce qu’Il a rendu sacré ! La glorification d’Allah  dans les cœurs est, certes, une des plus grandes œuvres d’adoration « Qu’avez-vous à ne pas vénérer Allah comme il se doit». Et, parmi les différents types de Sa glorification, glorifier Sa législation, Ses droits. Nous ne pouvons dénombrez Ses mérites, nous cherchons refuge auprès de Son agrément contre Sa colère, auprès de Sa préservation contre  son châtiment, auprès de Lui  de Lui-même…

    O vous les croyants ! La divergence est un mal si elle conduit à la dissolution de règles légiférées, si elle est volontairement sortie de son contexte pour répandre le mal et la corruption. On pourrait citer nombre d’exemples illustrant cela. Le fait d’être attentif, d’avertir de se conseiller mutuellement et de s’entraider dans la piété et la bienfaisance sont les plus grands moyens pour conter le mal et la corruption. Parmi les affaires faisant objet de discussions animées entre exagération et laxisme : celle de la mixité entre les hommes, les femmes au travail ou autre. Ceci est un sujet d’envergure sur lequel seul celui à qui Allah a donné une science de Son livre, de la sounna de Son Messager et des conséquences, perspectives des événements, peut se prononcer. C’est une erreur que de s’aventurer à tenir un propos dont il n’envisage pas la conséquence et le mal qui peut s’en engendrer dans la vie sociale.  

    Le fait de rappeler les textes évoquant la mixité du temps du Prophète à la mosquée ou autre  pour faire office de preuve pour justifier cette mixité effrénée  et exempte de toute règle ou paramètre. Cela peut faire office de cette divergence qu’a condamné Ibn Mas’oud lorsqu’il dit : «  la divergence est un mal ».

    Que la femme ait utilité à travailler de nos jours en considérant les besoins et opportunités de travail n’est  pas le sujet de controverse, polémiquer autour de cela n’est pas fructifiant car dans beaucoup de cas la femme sortira qu’on le veuille ou non. Donc la discussion doit être  orientée vers un sujet plus important et pertinent dans ce cas précis soit : comment dot-être paramétrée et conditionnée cette sortie afin de prémunir du mal et de la corruption que cela engendre à l’échelle communautaire. Cela n’est pas de l’exagération, c’est la parole de celui qui ne parle pas selon la passion comme dans le hadith authentique d’Oussama : «  Je n’ai pas laissé de tentation plus grande pour les hommes que celle des femmes », cela prouve le  caractère  grave de ce sujet. Ce qui est étonnant c’est que certains négligent cela et permettent de sortir à la femme sans condition, la femme sort mais à condition qu’elle soit pudique, qu’elle ne soit pas une cause de tentation et de troubles, de turpitudes comme la fornication qui est un des plus grands pêchers qui corrompent les sociétés : «  Et n’approchez point la fornication. En vérité, c’est une turpitude et quel mauvais chemin! »

    O vous les croyants ! La divergence est un mal s’il conduit à la division de la communauté, à la scission du groupe, l’union est une bénédiction comme cela est rapporté dans le mousnad de l’Imam Ahmed avec une chaine de transmission discutable mais dont le sens est authentique : «  le groupe est une miséricorde et la division est un châtiment », on doit donc s’efforcer de vérifier ce principe (l’union du groupe)…

    Les musulmans doivent s’unir et s’unifier, ils doivent se cramponner à l’anse d’Allah et parmi l’union qui est louable : l’union sous le gouverneur, la préservation de ses droits, invoquer Allah pour qu’Il leur donne la réussite les préserve etc…

    Ecoute cet exemple par lequel nous clôturerons ce prêche : Ibn Mas’oud pria derrière ‘Othman lors du hajj sous le khalifat de ‘Othman. Ce dernier, le jour de ‘Arafat, raccourcissait les prières du dhohr et du ‘asr comme le faisaient Abou Bakr et ‘Omar. Seulement, une année, il vit bon de prier quatre unités de prières, Ibn Mas’oud pria derrière lui puis s’exclama : «  cela est contraire à la tradition du Prophète », on lui dit alors : «  tu dis que c’est contraire à la souna et pourtant tu pries derrière lui !? », il rétorqua : « la divergence est un mal (trois fois) »

    Ceci est une compréhension précise de l’importance de l’union de la communauté, et de la préserver de la discorde pour des différences d’opinions dans des affaires jurisprudentielles, des opinions ou avis…

    O Allah préserve nous, et octroie nous l’unicité.

    Préserve-nous du mal de nos âmes… (Invocations de clôture du sermon)

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  • Surpasser les épreuves.
  • التعامل مع المكدرات

    Premier sermon :

    La louange est à Allah, nous Le glorifions, Lui demandons l’aide et le pardon. Nous cherchons refuge auprès de Lui contre les maux de nos propres âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer et celui qu’Il égare tu ne lui trouveras pas d’allié avisé. Je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée autre qu’Allah le Seigneur des Mondes. Il n’y a de divinité digne d’adoration que lui Le Clément Le Tout Miséricordieux. Je témoigne que Mohamed est Son serviteur et Messager… 

    Craignez Allah, O vous les croyants ! Certes la  crainte d’Allah est la plus grande source de bonheur et de quiétude… On ne peut espérer les douceurs de cette vie d’ici-bas et les plaisirs de l’au-delà qu’en empruntant le sentier des pieux qu’Allah décrit:   «  ils n’ont pas peur et n’ont pas de peine ». O Allah fais de nous des serviteurs pieux, décrète-nous parmi le parti des biens heureux… 

    O vous les gens, Allah a créé cette vie d’ici-bas et a décrété qu’elle soit un endroit d’épreuves et d’examens, Allah y éprouve Ses serviteurs de diverses manières, par la facilité comme la difficulté, les choses appréciées comme répugnées « Et nous avons créé l’individu pour une vie de lutte »

    Allah a créé cette vie d’ici-bas de la sorte pour que l’individu se rappelle que cette demeure n’est pas éternelle mais éphémère et que soudainement elle se terminera pour laisser place à la vraie vie, la vie éternelle…                            

     Dans cette vie, nombreux sont les soucis et les peines. Les causes d’angoisses y sont plus nombreuses que celles d’apaisement, de stabilité et de bonheur… 

    L’homme, croyant comme mécréant,  dans cette vie est engagée dans une lutte constante «  Et, nous avons créé l’individu pour une vie de lutte ». Cette caractéristique s’applique à tout individu vivant dans cette vie d’ici-bas.

    Cependant, les gens diffèrent et se distinguent dans leur manière d’agir avec cette réalité, dans leur façon d’opérer avec les causes d’angoisse et les épreuves qui les cernent de toutes parts. Certains se laissent abattre par ces difficultés, ils deviennent alors victimes de ces dernières qui prennent le dessus sur eux et les influencent. D’autres arrivent à amoindrir l’impact de celles-ci et à prendre le dessus pour atteindre  une vie plus heureuse et tranquille. 

     Bien que nous vivions une époque qui se caractérise par une pluralité d’ouvertures, de causes de tranquillité, et de vie paisible : le taux d’angoisse, de dépression et autres est en pleine expansion…Cela invite toute personne cherchant le bonheur à en chercher les véritables causes, qu’il ne se limite pas aux apparences mais plutôt qu’il dépasse cela pour accéder à leur vérité, leur essence. Combien d’individu t’apparait heureux alors qu’il cache, en réalité, nombre de peines et d’angoisses ?!  Il n’y a de bonheur que dans l’obéissance à Allah, les plus grandes causes de bonheur résident dans le fait de se diriger  vers   Allah qui dit : «  Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions.»
    Par la foi ferme  suivie par l’œuvre pieuse, les peines et difficultés que rencontre l’individu lui sont plus supportables, «  si un bien le touche il remercie et c’est un bien pour lui, et si c’est un mal alors il patiente et c’est mieux pour lui » (hadith). Allah dit : «  Nous avons créé toute chose avec mesure »

    Alors pourquoi s’angoisser ou s’inquiéter ?!

    « Et Allah est souverain en Son Commandement: mais la plupart des gens ne savent pas. »

    Le croyant qui est attentif aux décrets d’Allah y décèlera la sagesse de Celui-ci, le fait qu’Il -exalté soit-il- ne prescrit que le bien et que derrière ces difficultés se trouve un grand bien et si ce n’était celui  de l’expiation de nos pêchers …

    O vous les croyants, parmi les choses qui assistent le plus l’individu pour surmonter les angoisses,  peines etc.…le fait d’avoir la certitude qu’il sera inévitablement touchée dans cette vie par des choses  qu’il déteste. Celui qui se prépare donc à cette réalité, au fait  que ces peines et angoisses sont incontournables, cela  l’assistera à faire face à celles-ci […] Pas un d’entre nous sans qu’il se plaigne d’un souci, d’un déplaisir qui occupe son esprit…

    Toute personne que je rencontre se plaint de son temps

    Pour qui donc  est cette vie d’ici-bas ?!

    O vous les croyants ! Pour se dissiper ces angoisses et inquiétudes, l’homme doit se défaire des illusions et des idées infondées. Beaucoup des angoisses qui touchent les gens sont basées sur des inquiétudes infondées, des illusions et plus spécialement en ce qui concerne le future. Nombre de gens s’inquiètent de leur future ce qui le rend complètement incapable d’agir pour améliorer son quotidien, pour préparer son avenir…Il est comme la personne tétanisée qui ne peut pas faire un pas en avant, il voit le mal le guetter de toutes parts. Il a perdu son présent, fait échouer son avenir et n’espère plus de bien.

    Prenez donc garde à vous laisser leurrer et guider par de telles illusions, mais craignez Allah et retournez vous vers Lui.  Un des plus grandes causes pour aboutir à nos ambitions et être à l’abri de nos craintes et appréhensions : le fait d’avoir une pleine confiance en Allah. « Et c’est en Allah qu’il faut avoir confiance, si « vous êtes croyants».

    O Allah guide-nous et préserve-nous du mal de nos âmes, aide-nous à t’obéir, élargis notre poitrine par le rapprochement de toi, emplis nos cœur d’amour pour Toi et de vénération [ …]

    Deuxième sermon :

    Les louanges sont à Allah, je  le glorifie dans la facilité comme dans la difficulté, et je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah Seul sans associé et je témoigne que Mohamed est le serviteur d’Allah et Son Messager [ …]

                    Craignez Allah, o vous les croyants !

     «  O les croyants! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. »

    Serviteur d’Allah…Un des plus grands dons permettant de surmonter les épreuves de cette vie est la patience. Il est rappelé dans le hadith authentique rapporté d’Abou Sa’id Al Khoudry que le Prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui-dit : «  pas une personne n’a reçu un don meilleur et plus grand que celui de la patience », le mieux qu’il puisse t’être donné c’et donc une âme qui patiente par laquelle tu patienteras sur les difficultés que tu accueilleras avec fermeté et la certitude qu’elles ne dureront pas. Comme les gens disent : «  toute chose a une fin ».

       Les angoisses et détresses  aussi longtemps puissent-elles durer auront forcément une fin. Ce ressenti ouvre les portes de l’espoir, aide à patienter…

    Aussi, on compte parmi les causes d’accès au bonheur : le fait que l’individu soit patient, celui qui s’efforce de patienter Allah  la lui octroiera. Une part de patience est un caractère inné chez l’homme et une autre est le fruit d’efforts promulgués afin d’atteindre le degré des patients.   

    « La terre d’Allah est vaste et les endurants auront leur pleine récompense sans compter. »

    O Allah fais de nous des serviteurs patients !

    De même, il est bon pour surpasser le  s difficultés qui touchent l’individu de les apprécier justement sans exagération comme le font beaucoup (…) L’individu s’il apprécie justement l’épreuve qui l’atteint sans exagération ou dépréciation et lui donne sa juste part d’intérêt et de réflexion, alors cela devient une cause de satisfaction et de sérénité. 

    O vous les croyants ! Allah nous a ordonné de nous rappeler de Lui et a fait du rappel une cause de sérénité,  de persistance dans lle bien et la piété. Allah dit :

    « Ô vous qui croyez! Lorsque vous rencontrez une troupe (ennemie), soyez fermes… »

    Puis il en a rappelé les causes :

    « … et invoquez beaucoup Allah afin de réussir. »

    C’est par le rappel d’Allah que les cœurs s’apaisent :

    « Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’Allah». Certes, c’est par l’évocation d’Allah que les cœurs se tranquillisent »

    Le cœur a besoin d’être nourri et sa nourriture est  le rappel d’Allah. Nous avons négligé le rappel d’Allah ; qui d’entre nous remercie beaucoup Allah ?

    O vous les croyants ! le rappel d’Allah est une clef ( du bonheur), ne la négligez pas ! « Ô vous qui croyez! Evoquez Allah d’une façon abondante », « et glorifiez-Le à la pointe et au déclin du jour. »

    C’est ainsi que doit être le musulman, dans le rappel d’Allah matin et soir, en tout temps et en tout lieux alors son cœur s’apaise et se réjouit : «Certes, c’est par l’évocation d’Allah que les cœurs se tranquillisent. »

     Au moins, l’individu doit s’appliquer  aux évocations répertoriées, lors des prières et après, le matin, le soir, lors du couche ou du lever. L’individu lorsqu’il dort, le chaytan noue trois nœud sur l’arrière de sa nuque …s’il se réveille, se rappelle d’Allah, accomplit ses ablutions et prie alors ces nœuds se défont et il se lève en  forme autrement il se lèvera   paresseux,…

    O Allah guide nous, préserve nous des maux de nos âmes … (invocations de clôture)

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  • Aspire à ce qui te profite
  • خطبة : احرص على ما

    Premier sermon

    Certes  les louanges appartiennent à Allah, c’est auprès de Lui que nous cherchons refuge et à Lui que nous demandons le pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre nos propres maux et nos mauvaises œuvres. Celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer et celui qu’Allah égare, tu ne lui trouveras pas d’allié bon-conseiller. Je Le glorifie- exalté soit-Il- et je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée que Lui et que Mohamed est  Son serviteur et Messager – que le salut, la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui-.

    Craignez Allah, O vous Ses serviteurs ! Craignez-Le véritablement… La crainte d’Allah est la source de tous biens dans cette vie et celle de l’au-delà. Allah sauve les pieux, le mal ne les touche pas et ils ne sont pas tristes. Allah a promis une récompense aux pieux : «Pour les pieux ce sera une réussite»

    La piété est la meilleure provision que puisse faire le serviteur pour affronter les difficultés de cette vie, ses épreuves, peines etc.…  C’est une des plus grandes causes de préservation le jour du jugement, jour ou l’argent n’aura plus de valeur et que seuls les œuvres seront considérées par Allah.

    O vous les croyants ! Allah a donné au Prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui- l’éloquence de la parole c.à.d. des paroles concises mais riches en enseignements et dont les profits ne se restreignent pas à un temps ou endroit en particulier.

    O vous les croyants ! L’imam Mouslim rapporte dans sons recueil authentique d’après Abou Hourayra- qu’Allah l’agrée- que le Prophète dit : «  le croyant fort est meilleur et plus aimé par Allah que le Croyant faible et il y a un bien dans les deux »  puis il dit : «  aspire à ce qui t’est profitable, cherche l’aide d’Allah et ne fais pas preuve de faiblesse. Si une épreuve te touche ne dis-pas : si j’avais fait ci ou ça alors il en aurait autrement  mais dis plutôt : c’est ainsi qu’Allah a décrété et il a fait ce qu’il voulait. « Si » ouvre les portes au Satan. »

    Ce hadith prophétique  rassemble l’ensemble du bien dans cette vie comme l’au-delà. Beaucoup de gens n’y donnent  pas  suffisamment d’importance  et vont à son encontre. Ce hadith regroupe les portes du bonheur, les clefs de l’apaisement de la poitrine et de la sérénité du cœur. Si le croyant s’y applique alors il jouira d’un grand succès.

    Le prophète dit : «  aspire à ce qui te profite », c’est une recommandation avisées adressée à  chaque croyant : chercher ce qui est profitable, dans les affaires religieuses ou autres,  celle-ci sont comprises dans la généralité de la parole : «aspire à ce qui te profite ». 

    L’aspiration implique le fait d’œuvrer, de s’impliquer pour atteindre l’objet souhaité. L’aspiration ne peut s’associer à la fainéantise ou  la paresse. L’individu doit faire preuve d’engagement pour atteindre son but.

    Le croyant doit à aller de l’avant pour atteindre ses  objectifs, concrétiser ses souhaits, l’étudiant qui traine du pied tout au long de l’année et qui espère réussir est irraisonné tout comme le commerçant qui fait preuve de nonchalance dans son commerce puis qui souhaite faire des bénéfices.

     On doit donc mettre en pratique cette recommandation, dans toutes nos affaires.

    O Allah nous te demandons la guidée, la piété, la pudeur et la droiture. O Allah guide-nous et préserve nous de nos propres maux.

    Le deuxième sermon

    La louange est à Allah, je le loue et célèbre Ses mérites. Je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah Seul sans associé et que Mohamed est son serviteur et messager, qu’Allah prie sur lui, sa famille ainsi que ses compagnons…

    Craignez Allah ! O serviteur d’Allah, craignez Allah vous atteindrez vos objectifs et obtiendrez le bien dans cette vie et l’autre ! Allah dit : «  Celui qui place sa confiance en Allah alors Il lui suffit », Il dit également : « Et quiconque craint Allah, Il Lui donnera une issue favorable, et lui accordera Ses dons par [des moyens] sur lesquels il ne comptait pas »

    O vous les croyants ! L’individu va de l’avant dans cette vie et cette avancée ne le sort pas de ce qu’Allah a décrété, chaque chose étant prédéterminée « Nous avons créé toute chose avec mesure »  

    Le prophète a montré que l’individu ne concrétisera ses souhaits que par deux choses :

    1.     Par l’aspiration soit les efforts physiques qu’ils  promulguent.

    2.     Ces derniers doivent être accompagnées de la demande d’assistance d’Allah, qui pour sa part est un acte du cœur, demander l’assistance de Celui qui est Le Détenteur de toute chose. L’individu ne peut aboutir à rien sans l’aide d’Allah. Par exemple,  le fait de boire de l’eau, si il n’est pas assisté par Allah l’individu en est incapable que dire donc alors des choses de plus grandes envergures.

    On demande à Allah toutes choses sans exception, les petites comme les grandes.
    « Aspire à ce qui te profite » et n’oublie pas : «  cherche l’assistance d’Allah », certaines personnes s’efforcent d’atteindre leurs objectifs et pensent qu’il peut se suffire de lui-même et se dispenser de toute assistance.

    Nous avons besoin de lier nos cœurs à Allah et de Lui demander assistance dans toutes les affaires grandes comme petites.

    Pour notre propre piété et celle de notre descendance, notre droiture etc…Nous n’aboutirons à nos buts qu’en nous remettant sincèrement à Allah, celui qui est sincère en cela, fait des efforts et s’en remet à Allah alors il s’agit d’une cause de réussite et d’aboutissement.

    Allah-exalté soit-Il- décrète et juge ce qu’Il souhaite. Si les choses ne se déroulent pas comme tu le souhaites après avoir fait des efforts et avoir demandé l’assistance d’Allah alors sache que ce n’est pas un manquement à Sa promesse, par faiblesse ou avarice. Allah est Le Tout puissant, Le Détenteur de toute chose, c’est par sagesse et miséricorde qu’il t’a privé. L’individu doit accepter le décret après s’être engagé dans les causes et demander l’assistance d’Allah : «  aspire à ce qui te profite et cherche l’assistance d’Allah ». Si le résultat n’est pas conforme à ce que tu souhaitais alors le Prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui-dit : «Si une épreuve te touche alors ne dis pas :  si j’avais fait ci ou ça alors il en aurait autrement  mais dis plutôt :  c’est ainsi qu’Allah a décrété et il a fait ce qu’il voulait. « si » ouvre les portes à l’action du satan ». Deux hommes se rendirent au Prophète suite à un différent, il jugea en faveur d’un d’entre eux, lorsque l’autre sortit il s’exclama : «  Allah me suffit et Il est Le Meilleur des Garants ».  Le Messager d’Allah lui dit : «  Prends garde à la faiblesse et sois attentif, Allah condamne « narcissisme » et Il aime la prudence, si une chose te dépasse alors dis : « Allah me suffit et Il est Le Meilleur des Garants  »    

    Le fait de prononcer ces bonnes paroles, alors qu’il est en position de faiblesse ne lui sera pas profitable et ne repoussera pas ce qui lui déplait. Si ce que tu souhaitais ne se concrétise pas après avoir fait des causes et avoir cherché l’aide d’Allah alors dis plutôt : « c’est ainsi qu’Allah a décrété et il a fait ce qu’il voulait », Allah est Sage dans ce qu’Il donne ou refuse…  

    O Allah nous nous te demandons la guidée, la piété, la préservation et la droiture…

    [Invocations de clôture du sermon]

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  • Les œuvres ne valent que par leur finalité
  • Premier sermon :

    Certes les louanges sont à Allah, nous Lui demandons L’aide et le pardon. Nous cherchons refuge auprès de Lui contre les maux de nos âmes ainsi que nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer et celui qu’Il égare tu ne lui trouveras pas d’allié bon conseiller.

    Je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée autre qu’Allah et je témoigne que Mohamed est Son serviteur et messager, Son allié rapproché - que la prière, le salut et les bénédictions soient sur Lui-

    « Craignez Allah, O vous les croyants comme Allah vous a L’ordonné »

    Craindre Allah consiste à se conformer à Ses ordres désireux d’obtenir Sa récompense et en craignant Son châtiment.   Se conformer  aux commandements d’Allah c’est accomplir ses ordres et délaisser Ses interdits.

    O Allah compte-nous parmi Tes serviteurs pieux, le camp des victorieux et de Tes serviteurs rapprochés.

    O vous les croyants ! Certes Allah a permis à Ses serviteurs de Lui vouer un culte par des adorations plurielles et variées : « Ô vous qui croyez! Inclinez-vous, prosternez-vous, adorez votre Seigneur, et faites le bien. Peut-être réussirez-vous!»

    Les croyants se concurrencent dans l’obéissance d’Allah par diverses adorations en  espérant Sa miséricorde et craignant Son châtiment, chacun faisant ce qu’Allah lui a facilité comme œuvres pieuses. «  Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux ».      Au cours de ce cheminement dans cette concurrence aux bonnes œuvres, l’adorateur  ne doit pas oublier que le mérite et la réussite reviennent exclusivement à  Allah.  Celui-ci fait don à qui Il souhaite et C’est Lui qui facilite l’accomplissement des œuvres pieuses. Si Allah ne facilite pas ces dernières au serviteur alors il ne les atteindra pas aussi nombreux puissent-être les efforts qu’il promulgue.

    Le croyant doit donc garder à l’esprit au cours de son cheminement vers Allah que son avancée vers Celui-ci est un don de Lui, sans Son assistance il n’aboutirait à rien.

    Sans l’aide d’Allah nous n’aurions pas été guidés/  Nous n’aurions pas fait l’aumône et n’aurions pas priés.

    Il est Celui qui fait grâce à Ses serviteurs en leur donnant la foi et la réussite dans leurs œuvres, la certitude, la fermeté et l’empressement au bien.     «  Ils te rappellent leur conversion à l’Islam comme si c’était une faveur de leur part. Dis: «Ne me rappelez pas votre conversion à l’Islam comme une faveur. C’est tout au contraire une faveur  dont Allah vous a comblés en vous dirigeant vers la foi, si toutefois vous êtes véridiques».

    Ceci échappe à beaucoup de gens doués de raison, ils multiplient diverses œuvres pieuses mais ils n’ont pas à l’esprit que c’est un don d’Allah, ils se voient avoir un mérite sur Allah alors qu’Allah est Le Bienfaiteur, Celui qu’on se doit de louer en toutes circonstances. Sans la grâce d’Allah pas de prières, sans Son assistance pas de jeûne, pas de zakat, de hajj…En résumé, sans Son assistance aucune adoration n’aurait été possible : « C’est Toi Seul que nous adorons et de Toi Seul nous implorons le secours ».

    Prends garde à te vanter de ces œuvres qui n’auraient été rien sans l’assistance d’Allah et Son immense mérite, ne te laisse pas tromper et prend garde au narcissisme, la grande récompense d’Allah est réservée à  l’âme humble et modeste qui sait que le mérite revient entièrement à Allah, l’adorateur reconnait Sa bienfaisance dans ses œuvres apparentes comme cachées.

    Le serviteur est privé de la réussite et le chemin vers l’acceptation des  œuvres est obstrué s’il voit qu’il a un quelconque mérite sur Allah.

    Combien d’adorateurs dont les œuvres partent en fumée, ils n’en récolteront de profit  ni dans cette vie ni dans l’au-delà. Ils se fatiguent en vain comme c’est le cas pour celui dont les actes d’obéissance tels les prières, les aumônes, le jeune, le pèlerinage et autres sont accomplis avec un cœur rempli de narcissisme, d’orgueil et de vanité. 

    Notre Prophète Mohamed- paix et bénédiction d’Allah sur lui- est un modèle exemplaire, il était le plus fervent des adorateurs d’Allah dans les œuvres apparentes comme cachées, dans l’aisance comme dans la difficulté, pendant le mois de Ramadan et autres… Malgré tout cela, il ne voyait pas qu’il avait un droit sur Allah, un du sur Son mérite ou Sa miséricorde. Dans le hadith authentique rapporté par Aicha et Abou Houreyra, le Prophète-paix et bénédiction d’Allah sur Lui- dit : «  Sachez qu’un d’entre vous ne pourra entrer au paradis par ses œuvres. Ils dirent : même pas toi au Messager d’Allah ?! Il dit : «  Même pas moi sauf qu’Allah m’a couvert de Sa miséricorde »

    C’est ainsi que doit être l’itinérant vers Allah, humble et modeste, il voit l’insignifiance de ses œuvres et que le mérite d’Allah les précède et leur succède. Son mérite précède les œuvres du serviteur du fait qu’Allah lui a facilité et il leur succède en acceptant ces actions pieuses. 

    Ou vas-tu donc ? Le mérite d’Allah a précédé ton œuvre et lui a succédé, sans celui-ci alors tu n’aurais rien eu…

    O Allah, accepte nos œuvres, améliore nos cœurs, pardonne nos pêchers et facilite nos œuvres. O Allah compte nous parmi tes serviteurs pieux, le camp des victorieux et de Tes pieux alliés rapprochés.

    Deuxième sermon :

    Je loue Allah, célèbre Ses mérites. Je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah Seul sans associé et je témoigne que Mohamed est Son serviteur et Messager…

    Craignez Allah o vous les croyants ! Craignez Allah et accomplissez tout ce qui est dans votre possible dans Son obéissance, sachez que chaque acte de rapprochement, caché ou apparent, Allah ne manquera pas de le considérer : «En vérité, Je ne laisse pas perdre le bien que quiconque parmi vous a fait, homme ou femme… »

    Le croyant doit donc faire des efforts pour accomplir le bien et  délaisser le mal. Le verset le plus complet et le plus global à ce sujet est : «  Et celui qui fait le poids d’un atome de bien le verra  et celui qui fait le poids d’un atome de mal le verra ». Ne néglige pas les bonnes œuvres quelles qu’elles soient, petites ou grandes, de même ne néglige pas les  pêchers  « petits » et grands… ces premiers se regroupent et entrainent  la perte de celui qui les commet.

    Quant aux bonnes œuvres, alors empresse-toi  à accomplir toute bonne action grande ou petite, une œuvre peut apparaitre infime mais avec la  sincérité elle devient grandissime. Allah a fait rentrer au paradis un homme pour une branche qu’il avait retirée du chemin pour ne pas nuire aux croyants, une prostituée parmi les enfants d’Israël s’est vue pardonner ses pêchers antérieurs pour un chien qu’elle abreuva par miséricorde pour lui…

    Ne néglige donc aucune bonne action aussi infime qu’elle puisse te paraitre de même pour le délaissement des mauvaises œuvres…

    Deux personnes peuvent accomplir la même action pieuse : un d’entre eux atteint par cela les sommets élevés et l’autre plonge dans les baffons. La différence entre ces deux revient à la différence de sincérité du cœur. Les hypocrites combattaient avec le Prophète, ils sortaient avec lui etc. Allah dit à leur sujet : «  Les hypocrites sont certes dans les plus bas sous-sols de l’enfer ». Les compagnons sincères et désireux de la récompense d’Allah assistèrent à ces mêmes épisodes mais, pour leurs parts, ils ont atteint  les degrés les plus élevés du paradis. Le croyant doit donc examiner son cœur avec soin et que les bonnes et mauvaises œuvres ne sont pas la récompense de l’action apparente mais on doit regarder les cœurs, «  Certes Allah ne regarde pas vos apparences » et dans une version : « ni vos actions apparentes : mais Il regarde vos cœurs ». Cela prouve les dangers de la chose, le croyant doit purifier son cœur, si le cœur est sain alors nécessairement cela sera le cas pour ses dires et ses actes.

    O vous les croyants ! Les œuvres dépendent de leur aboutissement comme cela est rapporté du Prophète. Celui qui a été bienfaisant jusqu’alors qu’il fasse des efforts pour purifier et parfaire son intention, il est rapporté de Boukhary et Mouslim d’après Sahl Ibn Sa’d A-Sa’idy que le Messager regarda un homme lors d’une bataille, ce dernier était un fervent combattant, le Messager dit à ses compagnons : «  quiconque souhaite regarder un homme parmi les hommes de l’enfer alors qu’il regarde celui-ci ». Un des compagnons dit : «  je vais me pencher sur son cas…              Je l’ai suivi, il était comme on le décrivait […] une fois, il fut blessé mais ne supportant pas  la douleur,   il se donna la mort… ». Cela est ce que vit ce compagnon mais il  se peut qu’il y ait autre chose derrière cela comme de l’ostentation ou autres choses non apparentes qui annulent les actes.[…] . Il faut garder à l’esprit cette règle : les actions dépendent de leur aboutissement.

    Cherche donc à avoir une bonne fins dans chacun de tes dires ou de tes actes, et rappelle toi de la parole d’Allah, de l’invocation : « Et dis: «Ô mon Seigneur, fais que j’entre par une entrée de vérité et que je sorte par une sortie de vérité; et accorde-moi de Ta part, un pouvoir bénéficiant de Ton secours».

    O Allah, je guide nous sur le chemin droit, facilite-nous les bonnes œuvres en la clôture de ce mois  [invocations de fin de sermon]

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    1979
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  • Certaines règles de lecture du Coran.
  • Est-ce que je salue la personne qui est occupée à lire le Coran sachant que je vais certainement la déranger? من آداب قراءة القرآن

    La règle élémentaire est qu'il obligatoire de répondre à la salutation, Allah disant: {Si on vous fait une salutation, saluez d’une façon meilleure; ou bien rendez-la (simplement). Certes, Allah tient compte de tout. }[4/86]. Le fait de délaisser la réponse aux salutations dans certains cas, certaines situations est évoqué dans la sounna. Par exemple, il est rapporté dans les recueils de Boukhary et Mouslim d'après 'AbdAllah Ibn Mas'oud qui dit: "J'ai salué le Prophète alors qu'il était en prière, il répondit à ma salutation puis lorsque nous  revînmes  d'Abyssinie, je l'ai salué mais il ne m'a pas répondu et dit: " Certes la prière est une occupation""; la majorité des savants en retinrent que l'individu s'il est occupé à prier, lire le Coran ou autre alors il n'est pas obligé de répondre à la salutation. Cependant, cette homologie entre la prière et autres adorations est contestable. Il est interdit de parler en prière comme le prouve la parole d'Allah: {Soyez assidus aux Salâts et surtout la Salât médiane; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité.}[2/238];  il est rapporté dans les recueils de Boukhary et de Mouslim de Zayd Ibn Arqam -qu'Allah l'agrée- qu'il dit: " Nous discutions pendant la prière du temps du Prophète… jusqu'à la révélation de: {Soyez assidus aux Salâts et surtout la Salât médiane; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité}[2/238], on nous ordonna de nous taire". Aussi, le Prophète rendit la salutation par un geste, Jabir dit: " Le Messager d'Allah m'envoya faire une course puis je le rejoins alors qu'il priait, je le salua et il me répondit par un geste. Lorsqu'il finit sa prière il m'appela et dit: " Tu m'as salué précédemment… Je priais"; Il ne l'a pas privé de son droit de musulman (celui de répondre à sa salutation) comme il ne lui a pas interdit de saluer le prieur mais il s'est excusé de ne pas lui avoir répondu verbalement. Transmette la salutation est donc permis dans tous les cas quant à y répondre: si la personne est occupée et que rendre la salutation peut la troubler elle peut répondre verbalement si possible ou sinon par un signe. Autrement si rendre la salutation n'est pas dérangeant le mieux reste de répondre verbalement car c'est la base à respecter; Allah disant: {Si on vous fait une salutation, saluez d’une façon meilleure; ou bien rendez-la (simplement) Certes, Allah tient compte de tout.}[4/86] plus les autres textes stipulant cela. Concernant le fait de saluer le lecteur du Coran, il est rapporté dans le mousnad de l'Imam Ahmed (16910), d'après 'Oubatou Ibn 'Amir -qu'Allah l'agrée- qu'il dit: " Nous étions assis à la mosquée entrain de lire le Coran, le Messager d'Allah entra dans la mosquée et nous salua, nous répondîmes à sa salutation…" , il y a en ce hadith une preuve que saluer le lecteur du Coran est permis tout comme cela démontre que le lecteur répond à la salutation si il est visé par celle-ci, Allah est plus Savant. Votre frère Khaled Al Mouslih. 

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  • Toucher le moushaf en état d'impureté.
  • Quel est le jugement de toucher le Coran en état d'impureté? مس المصحف بدون طهارة

      Allah-Le Très Haut-dit dans Son livre: {Et c’est certainement un Coran noble, dans un Livre bien gardé, que seuls les purifiés touchent} [56/77] Allah a mentionné Le Coran et Le Livre bien gardé, qui correspond au scripte protégé, avant de dire: {que seuls les purifiés touchent}.  Le complément d'objet direct de "touchent" renvoie, selon certains érudits, au plus proche mentionné soit "le Livre bien gardé", c’est-à-dire que seuls les anges qui retranscrivent et écrivent les décrets d'Allah ne le touchent. Le deuxième avis est que le complément d'objet direct renvoie au Coran, c’est-à-dire: {Que seuls les purifiés touchent}, seuls les purifiés touchent le Coran, ce deuxième avis est faible. Le premier avis qui est celui de la majorité des savants et des exégètes est privilégié. De plus ce verset ne prouve pas explicitement que seule la personne en état de pureté peut toucher le Coran. D'autres savants estiment que ce verset fait implicitement allusion au fait que seule la personne en état de pureté peut toucher le Coran… comment cela? Allah dit: { Et c’est certainement un Coran noble, dans un Livre bien gardéque seuls les purifiés touchent } [56/77]. Si le Livre bien gardé, seuls les purifiés ne le touchent et que celui-ci comprend le Coran cela implique que Le Coran qui est compris dans Le Livre bien gardé ne doit également être touché que par les purifiés. C'est une démonstration que certains savants appellent démonstration "indicative" non explicite n'étant pas déduite de l'énoncé ni sous-entendue.de son Cependant, la majorité des savants qui voient l'obligation d'être en état de pureté pour toucher le Coran ne s'appuie pas sur ce verset mais sur le hadith prophétique: " Seul le pur peut le toucher."[1] Ce hadith fut mentionné dans le contenu d'une fameuse lettre écrite par le Prophète destinée à 'Amr Ibn 'Ass. Ibn 'Abd Al Bar, érudit malikite, dit au sujet de ce hadith: "La communauté entière accepta ce hadith ce qui dispense de se pencher sur l'étude de sa chaine de transmission". Dès lors, la majorité des savants jugent de l'interdiction de toucher le Coran en état d'impureté. D'autres rétorquèrent que cette preuve n'est pas explicite, "Seul le pur peut le toucher", le pur, ici, peut signifier le musulman comme dans le hadith authentique d'Abou Hourayra, lorsque le Prophète l'interrogea: " Où étais-tu?" Il répondit: " Etant en état d'impureté je n'ai pas souhaité m'assoir avec toi", le Prophète rétorqua: " Gloire à Allah, le croyant n'est pas impur"[2] c.à.d. qu’il est pur. Ils affirmèrent que c'est une preuve que ce qui est voulu dans " Seul le pur touche le Coran", seul le musulman ne Le touche.   L'avis de la majorité des savants, dont les quatre imams, est que celui qui souhaite toucher le Coran doit se purifier, cela concerne le fait de toucher directement les feuilles sur lesquelles le Coran est écrit ou encore la couverture ou autre élément du livre. Tel est l'avis privilégié et il est le plus juste. Un groupe des Thahiriya ( "littéralistes") et autres penchèrent pour la permission de toucher le Coran en état d'impureté, le mieux reste de ne pas le faire, celui qui a besoin de toucher le Coran alors qu'il est en état d'impureté qu'il le touche avec intermédiaire comme un bout de son vêtement, un mouchoir, gant ou autre… Ce qui est entendu par la pureté ce sont les ablutions et, de surcroit, lever l'état d'impureté majeur par le lavage rituel. Celui qui est en état d'impureté majeure ou la femme qui a ses menstrues prendront garde à ne le toucher qu'avec un intermédiaire. -- [1] Al Mouwatta, Al Moustadrak, Al Mou'jam Al Kabir. [2] Boulhary,  Mouslim

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  • Inverser l'ordre de lecture du Coran.
  • Est-il permis de réciter le Coran en prière dans un ordre autre que celui du moushaf, ce qu'on appelle communément le renversement (tankiis)? التنكيس في قراءة القرآن

      Le  tankiis dans la lecture du Coran a trois formes: 1- Le renversement des sourates en lisant dans un autre ordre que celui établi dans le Coran comme de lire la sourate " Les Hommes" avant celle de "La Sincérité" par exemple, la majorité des jurisconsultes jugent que cela est détestable tels les hanafites, malikites et hanbalites. Cela s'applique au cas ou la lecture se fait dans une seule unité de prière ou en dehors de la prière. Pour les Chafi'ites cela est contraire au privilégié (N.d.T: degrés moindre que celui du détestable). Autrement si le renversement est effectué au cours de deux unités de prière comme le fait de lire au cours de la deuxième unité de prière une sourate qui précède celle qu'il a lu dans la première unité, An-Nawawy dit: " Il n'y a pas de divergence quant à la permission".  Cependant un groupe d'érudits jugea de son caractère détestable comme dans une version répertoriée de l'Imam Ahmed. La preuve sur laquelle se reposent ces derniers est que cela va à l'encontre de l'ordre établi par les compagnons alors qu'ils se sont entendus unanimement sur celui-ci. Pour ceux  qui le permettent, l'ordre des sourates n'est pas établi par un texte révélé, il s'agit d'efforts d'interprétation accomplie par les compagnons, c'est pourquoi leurs moushafs se différenciait avant celui de 'Othman. Le plus juste est qu'il n'est pas détestable d'aller à l'encontre de l'ordre établie comme le prouve le hadith rapporté par Mouslim( 772) d'après Houdayfa -qu'Allah l'agrée- qui pria une nuit en compagnie du Prophète, il dit: " Il commença la sourate " La Vache", je me suis dit: " il va se prosterner au centième verset" puis il poursuivit, je me suis dit: "il va la lire en une unité de prière"… puis il débuta la sourate « Les femmes » et la lit en entier puis il commença la sourate " La Famille de 'Imran" et l'a lu en entier." La deuxième sorte consiste à renverser les versets, le consensus fut mentionné quant à son caractère détestable tant que cela n'entrave pas le sens autrement c'est interdit. Un groupe de savants l'interdit dans tous les cas car l'ordre des versets est établi conformément à l'ordre de révélation et c'est l'avis qui semble le plus correct. La troisième forme consiste à renverser les mots et cela est interdit à l'unanimité. Allah est plus Savant.     Votre frère Khalid Al Mouslih.    

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  • Entrer aux toilettes avec des cassettes de Coran.
  • Est-il permis de rentrer aux toilettes avec des cassettes contenant un enregistrement du Coran? دخول مكان قضاء الحاجة بأشرطة القرآن

      Il m'apparaît qu'il est permis d'entrer aux toilettes avec ce type de cassettes, cela se justifie par le fait qu'il ne s'agit pas d'un moushaf et n'en prend pas le jugement. De plus, le contenu de ces cassettes s'apparenterait plus à ce qu'on mémorise du Coran et que l’on préserve dans nos poitrines. Également, certains savants qui voient le caractère détestable d'entrer aux toilettes avec quelque chose comportant le rappel d'Allah dirent: si l'homme rentre aux toilettes avec une bague sur laquelle il y a le nom d'Allah, alors il tournera le sceau de la bague vers la paume de sa main puis la fermera. On comprend de cela que le caractère détestable concerne l'écrit et exclut ce qui n'apparait pas.   De même, il n'y a pas de mal à toucher ces cassettes en état d'impureté.   

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  • Lire le Coran sur son téléphone portable.
  • Est-il permis de lire Le Coran à partir de son téléphone portable en état d'impureté? ما حكم قراءة القرآن عن طريق الجوال من غير طهارة؟

       Il apparait que la lecture  du Coran à partir d'autres supports que le moushaf  (livre comportant Le Coran) n'est pas conditionnée par le fait d'être en état de pureté, un téléphone portable n'est pas considéré comme un moushaf car il n'est pas composé de feuillets, d'une couverture etc. Alors il n'en prend pas le jugement, il s'agit d’un appareil dans lequel on a enregistré et stocké le contenu du Coran par une technologie moderne. C'est pourquoi il apparait qu'il n'est pas concerné par les règles propres au moushaf comme les règles de purification, du toucher, d'interdiction de rentrer avec aux toilettes, de l'obligation de l'honorer ou de le protéger. S'il prenait le jugement du moushaf, on interdirait de le mettre dans des endroits avilissants. […]                                                                                    Ce qui est juste est que cela ne prend en aucun cas le jugement et les règles appliquées au moushaf. Je possède des versets coraniques écrits en plaqué or, quel en est le jugement? Les savants sont divisés en quatre écoles en ce qui concerne le fait d'écrire le Coran avec de l'or: 1- la permission comme c'est l'avis des Hanafites et d'un groupe de Chafi'ites. 2- L'interdiction comme c'est l'avis de certains Malikites, Chafi'ites et Hanbalites. 3- C'est détestable, c'est l'avis d'un groupe de jurisconsultes et c'est le choix connu des Hanbalites. 4- La différenciation entre le moushaf destiné à un homme et celui destiné à une femme, certains savants voyaient qu'il était permis pour les enfants et les femmes et interdit pour les hommes. Ce qui m'apparaît est que cela est détestable vu ce que cela engendre comme gaspillage, et le fait de sortir le Coran de son but essentiel qui est de le magnifier par la lecture et la mise en pratique pour une fonctionnalité esthétique et plastique.

    Votre frère

    Khalid Al Mouslih

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  • Humecter son doigt de salive pour tourner les pages du moushaf …
  • Est-il permis d'humidifier ses doigts avec de la salive pour tourner les pages du moushaf? تقليب صفحات المصحف ببل الأصبع

    Il apparait que cela est permis car le besoin s'en fait ressentir et que cela n'est pas avilissant. Certains jurisconsultes Chafi'ites ont permis d'effacer les tablettes sur lesquelles on transcrit le Coran avec de la salive en justifiant qu'il y avait un besoin et que cela n'est pas considéré comme avilissant à l'encontre du Coran alors que cette dernière forme est pire que d'humidifier ses doigts avec de la salive pour tourner les pages. Certains malikites ont tranché pour l'interdiction car c'est quelque chose de répugnant et qu'on doit en préserver le Coran.                                                                                                                                                     Le plus correct est que, si besoin, cela est permis.  

    Votre frère,

    Khalid Al Mouslih

    08/04/1425

     

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Les fondements de
  • Argumenter par la pratique médinoise.
  • la pratique des médinois comme preuve. Considérer حجية عمل أهل المدينة

    La louange est à Allah que le salut, la prière et la bénédiction soient sur Son Messager, les proches de celui-ci ainsi que ses compagnons. Considérer la pratique des médinois comme une preuve fut opté par l'Imam Malik -qu'Allah lui fasse miséricorde-. La majorité des savants parmi les spécialistes du hadith et les jurisconsultes ne lui accordèrent pas cet avis, selon ces derniers, il n'y a pas de différence entre la pratique des médinois et celle des autres, celui qui conforte le Coran et la Sounna alors  la preuve est avec lui. Aucune pratique ne devance le Livre d'Allah et la Sounna de Son Messager. Ce thème est détaillé dans les livres de fondements de jurisprudence et autres  mais j'espère que ce que j'ai rappelé sera profitable.

    Votre frère

    Khalid Al Mouslih

      01/04/1425هـ

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  • Argumenter par les paroles et actes du compagnon…
  • L'argumentation par les paroles et actes d'Ibn 'Omar. حجية أفعال ابن عمر رضي الله عنه

    La louange est à Allah que le salut, la prière et la bénédiction soient sur Son Messager, les proches de celui-ci ainsi que ses compagnons. Argumenter par les propos et actes d'Ibn 'Omar est une ramure du thème plus général qu'est celui de l'argumentation par le dire d'un compagnon. Celui-ci fit l'objet d'études détaillées par les savants du hadith, de jurisprudence et de ses fondements, certains y consacrèrent même des ouvrages indépendants.  En résumé le dire d'un compagnon peut rentrer dans plusieurs catégories: 1- Il va à l'encontre des textes du Coran et de la Sounna. Dans ce cas, il n'est pas une preuve. L'Imam Ach-Chafi'y dit dans Al Oum: " Si on trouve la preuve dans le Livre ou la Sounna, alors il n'y a pas d'excuse pour celui qui la transgresse et il ne lui appartient que de la suivre, si on ne trouve pas on se retournera vers les paroles des compagnons du Messager d'Allah". Cheikh Al Islam dit comme dans son ensemble de fatwas: " Quand la Sounna la contredit (la parole du compagnon)  alors la preuve est dans la Sounna du Prophète -paix et bénédiction d'Allah sur lui- et pas dans l'avis des savants qui la contredisent."    2-La parole du compagnon était célèbre et elle ne fut l'objet d'aucune contradiction par ses congénères, dans ce cas elle est considérée comme preuve par l'ensemble des savants. Cheikh Al Islam dit comme dans son ensemble de Fatwa: " Si elle se répand et que personne ne la contredit alors c'est comme une attestation de cette parole, on peut dire que c'est un consensus approbatif si on sait qu'ils l'ont approuvée et que personne ne la contredit en effet ils n'attesteraient pas d'une chose fausse."   3- Cette parole de compagnon n'est pas célèbre et on ne connait pas d'autre compagnon l'ayant contredit. Dans ce cas, les savants ont divergé en plusieurs avis, le plus correct étant que c'est une preuve comme c'est le choix de la majorité des savants tels les hanafites, les malikites, hanbalites et un des deux avis de Chafi'y.   4- Cette parole de compagnon a été contredite par un autre compagnon, alors aucun des deux dires ne devancent, en soit, l'autre et il n'y a pas de divergence en cela. Ceux qui viennent après eux privilégieront un dire sur un autre selon sa conformité au Coran et à la sounna. Ce que tu as rappelé au cours de la question comme quoi Ibn 'Omar levait ses mains lors des takbirs de la prière du 'Id et de celle sur le mort, cela peut entrer dans le premier et dernier cas. Concernant le premier cas, ceux qui ne voient pas la conformité du lever de mains s'appuient sur le hadith rapporté par Ad-Daraqoutny d'après Abou Hourayra et Ibn 'Abass -qu'Allah les agrée- qui dirent: " Le Messager d'Allah lorsqu'il priait une prière mortuaire, il levait ses mains lors du premier takbir", Ibn 'Abass rajouta: " puis il ne le réitérait pas". Ceux qui voient que le lever de mains à chaque takbir dans ces deux prières est attribuable au Prophète jugèrent de la faiblesse du hadith.   Pour ce qui est de la relation de ce sujet avec le dernier cas, elle est due à la divergence entre les compagnons dans ce sujet, Ibn Mas'oud et Ibn 'Abass voyaient qu'on ne levait pas les mains si ce n'est lors du premier takbir comme le mentionna Ibn Hazm. Il est bon de rappeler à ce sujet qu'Ibn 'Omar -qu'Allah l'agrée- s'est isolé par ses efforts d'interprétations et contredisait, par ceux-ci, les grands compagnons comme le fait de faire pénétrer l'eau dans ses yeux lors des ablutions, d'emprunter les mêmes chemins que ceux du Prophète, de faire ses ablutions en voyage au même endroit où le Prophète les fit, verser l'eau du surplus de ses ablutions au pied du même arbre etc. Tout cela s'inscrit dans le dernier cas. La majorité des savants n'ont pas considérés ces pratiques d'Ibn 'Omar que les grands compagnons, eux même, délaissèrent.    Allah est plus Savant.  

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  • La différence entre l'interdit et ce qui n'est pas permis…
  • Est-ce qu'il y a une différence entre les expressions "interdit" et "n'est pas permis" en considérant que les péchés diffèrent les uns des autres ou bien ont-elles le même sens? Certains pensent que "n'est pas permis" est moins grave "qu'interdit". ما الفرق بين محرم ولا يجوز

    La louange est à Allah que le salut, la prière et la bénédiction soient sur Son Messager, les proches de celui-ci et ses compagnons.   J'ai examiné l'utilisation de ces deux expressions par les savants des différentes écoles, il m'est apparu qu'ils ne différencient pas entre ces deux dans leur utilisation. Parfois ils les utilisent pour montrer le jugement de l'interdiction en disant "c'est interdit, ce n'est pas permis" ou "cela n'est pas permis et c'est interdit". Parfois ils se contentent d'un des deux et emploient l'autre pour la même désignation dans un autre endroit proche ou lointain. On pourrait dire que "n'est pas permis" signifie l'interdiction et l'inefficacité de l'acte car "la permission" implique l'efficience alors que le mot interdit ne signifie que l'interdiction. Allah est plus Savant. 

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  • L'excuse par ignorance.
  • Est-ce que l'individu est excusé pour son ignorance de choses relevant du b.a.-ba de la religion? العذر بالجهل

    La louange est à Allah que le salut, la prière et la bénédiction soient sur Son Messager, les proches de celui-ci et ses compagnons. Ceci est un des grands thèmes sur lequel les savants se sont vastement penchés et de nombreux ouvrages furent dédiés à ce sujet. Ce qui m'apparaît c'est que l'ignorance est, à la base, une excuse qui lève la condamnation et les preuves du Livre d'Allah et de la Sounna sont nombreux à ce sujet tel: {Et Nous n'avons jamais puni [un peuple] avant de [lui] avoir envoyé un Messager.} Il n'y a pas de différence en cela entre ce qui relève du "b.a.-ba" de la religion et autres sujets que quelqu'un de similaire pourrait aussi ignorer. Que dire alors quand on lui montre l'égarement, en le lui enseignant comme étant la religion même, la vérité et que tout ce qui le contredit est égarement et mécréance. On doit donc faire preuve, dans ce sujet, de pondération et ne pas se précipiter.

    Votre frère

    Khalid Al Mouslih.

      27/03/1425هـ

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  • Choisir un avis lors de la divergence.
  • Comment fait la personne ordinaire face à la divergence des savants pour choisir un avis? كيف يرجح العامي بين أقوال العلماء

    Les savants ont plusieurs avis à ce sujet dans le cas où il n'est aucunement possible pour l'individu de privilégier un avis en se penchant sur les preuves, l'état de celui qui a émit la fatwa comme sa science, sa prudence ou autre… Les trois avis à ce sujet sont: - Choisir l'avis le plus dure. - Choisir le plus simple. - choisir librement un des avis. Il me semble que dans ce cas la personne ordinaire prend l'avis le plus simple car la législation est fondée sur la facilité: {Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous,}[2/185], le Prophète -paix et bénédiction d'Allah sur lui- dit: " J'ai été envoyé avec la religion pure et clémente" comme dans le mousnad d'Ahmed d'après 'Aicha et avec une chaine de transmission correcte. Il est aussi rappelé dans le mousnad avec une chaine authentique: "Votre meilleure religion est la plus simple", enfin le Prophète n'avait pas le choix entre deux choses sans qu'il ne choisisse la plus simple. Mais on doit rappeler que cela est propre au cas où la sélection d'un des avis ne peut se faire par une des manières que nous avons rappelées afin de ne pas tomber dans la recherche effrontée des permissivités qui est interdite à l'unanimité. L'obligation reste de chercher la vérité tant que c'est possible. Allah est plus Savant.    

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  • Le consensus et l'avis des chiites.
  • Quel est votre avis sur la parole du docteur Wahbatou Az-Zouhayly concernant le fait que le consensus ne peut émaner des gens de la Sounnah sans considérer les savants des chiites comme c'est mentionné dans son ouvrage les fondements de jurisprudence page 44. هل ينعقد إجماع أهل السنة بدون الشيعة؟

    Je n'ai pas eu l'occasion de lire cette parole du docteur Wahbatou A-Rouhayly qu'Allah lui donne la réussite et je ne possède pas son ouvrage pour y retourner. Cependant ce thème fut évoqué par les savants comme les spécialistes en fondements de jurisprudence et autres, il porte sur les caractéristiques de celui dont l'avis est considéré dans le décret du consensus. La plupart des savants de jurisprudence et de ses fondements voient qu'on ne prend pas en considération dans l'établissement du consensus l'avis du pervers, que cette perversité émane de son dogme ou de ses actes. Plus d'un savant ont illustré la perversité dûe au dogme par le rifd (branche du chiisme). Al Mardawy -qu'Allah lui fasse miséricorde- écrit dans son ouvrage intitulé  A-Tahbir, charch A-Tahrir ( 4/1560): "On ne prend absolument pas en compte l'opinion du pervers que cette perversité soit d'origine dogmatique ou comportementale; dogmatique comme le rifd, l'i'tizal…" Ibn Al Qattan dit: " Le consensus pour nous, c'est le consensus des gens de science quant aux gens de la passion ils ne sont pas concernés…" (Al Bahr Al Mouhit; 4/468). Il m'apparaît qu'on ne prend pas en compte de la divergence des chiites car ils vont à l'encontre des fondements des gens de la sounna dans leur fondement d'argumentation, de surcroît ils ne considèrent pas le consensus comme une preuve. Il est dit dans l'Ibhaj ( 2/264): " les chiites ne considèrent pas le consensus, soit l'unanimité des savants moujtahidin comme une preuve." Tout cela concerne les branches, quant aux fondements dogmatiques alors ils ne sont sans aucun doute pas pris en compte…Allah est plus savant.   Votre frère

    Khalid Al Mouslih

    06/09/1425هـ

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La croyance
  • Le tourisme dans les pays de mécréance.
  • Le tourisme dans les pays demécréance.

    السياحة في بلاد الكفر

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    Si cela n’est pas une nécessité [absolue], ne voyage pas vers les pays de mécréance, en effet le Prophète (r) a dit :

    « Je me désavoue de tout musulman qui réside parmi les mécréants »

    Ce hadith est rapporté par Abû Dâwûd (n° 2645), ainsi que par At-Tirmidhî (n° 1604), par la voie de Ismâcîl d’après Qays d’après Jarîr Ibn cAbd Allah d’après Samurah Ibn Jundub (y). Quant au hadith c’est un hadith « détaché » (mursal), d’après ce qui est authentique, en atteste ce que rapporte Abû Dâwûd (n°2787), d’après Sulaymân Ibn Samurah, d’après Samurah Ibn Jundub (t), d’après le Prophète (r) qui a dit :

    « Quiconque se mêle au mécréant ou cohabite avec lui est certainement considéré comme lui ».

    Votre frère

    Dr Khâlid Al-Muslih

    22/05/1427 H

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  • Se fonder sur les signes du zodiaque.
  • Le jugement concernant le fait de se fonder sur les signes du zodiaque pour connaître les caractéristiques des gens et leur destin (horoscope).

    حكم الاعتماد على الأبراج في معرفة الصفات والحظوظ

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    Dans la question, les termes « signes du zodiaque » se réfèrent à la révolution du soleil et de la lune. La période de révolution du soleil est de douze mois, celle de la lune est d’un mois. Allah (U) a décrit le ciel en ces termes en jurant par les constellations, dans la sourate du même nom :

    {Par le ciel aux constellations !}

    Il existe douze constellations [donc douze signes du zodiaque], dont les noms sont convenus parmi les gens d’Est en Ouest depuis la nuit des temps, que l’on retrouve ainsi : 

    Bélier, Taureau, Gémeaux, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Sagittaire, Capricorne, Verseau et Poissons.

    Quant au fait d’observer les constellations pour en tirer les caractéristiques des gens et leur destin [c’est le principe de l’horoscope], il n’y a aucune divergence parmi les gens de science sur le fait que cela soit interdit et non autorisé ; et ce d’après ce qu’a rapporté l’imam Ahmad ainsi que les auteurs des tradition (As-Sunan), d’après un hadith rapporté par cAbd Allah Ibn cAbbâs (ب) : Le Prophète (r) a dit :

    « Celui qui tire une science fondée sur les étoiles, a tiré en fait une branche de la sorcellerie, quoi qu’il y ajoute »[1].

    Ceci comprend tout ce que l’on tire du mouvement des étoiles et de leurs phases, ce qui correspond à ce que l’on connaît sous le terme d’horoscope qui est une connaissance, une science liée aux évènements qui se produisent sur Terre et aux caractéristiques des gens. Ce qui prouve aussi l’interdiction de cela, c’est le fait que le Prophète (r) a montré la fausseté de la croyance selon laquelle les étoiles auraient une influence sur les évènements se produisant sur Terre. Il a dit (r) à ses Compagnons (y), après avoir dirigé leur prière à Al-Hudaybiyyah, concernant la pluie :

    « Allah dit : « Parmi Mes serviteur il y a celui qui est devenu un croyant en Moi et celui qui est devenu mécréant. Quant à celui qui dit : « Nous avons reçu la pluie par la grâce d’Allah et Sa miséricorde », celui-ci croit en Moi, mécroit aux étoiles. Quant à celui qui a dit : « Nous avons reçu la pluie par telle et telle étoile » (c’est-à-dire par l’influence de l’étoile, que ce soit ici par lien de causalité ou de création), « celui-ci mécroit en Moi, croit aux étoiles »[2].

    Ce qui s’inscrit là-dedans c’est le fait de croire que les constellations ont un effet sur les caractéristiques de celui qui est né sous un signe du zodiaque précis. Ce qui prouve aussi [que cela est interdit], c’est que cela fasse partie de l’inconnaissable dont seul Allah (U)détient la science, comme Allah (U)le dit :

    {Dis : “Nul de ceux qui sont dans les cieux et sur la Terre ne connaît l’Inconnaissable, à part Allah”. Et ils ne savent pas quand ils seront ressuscités !}[3].

    Et aussi :

    {[C’est Lui] qui connaît le mystère. Il ne dévoile Son mystère à personne, sauf à celui qu’Il agrée comme Messager et qu’Il fait précéder et suivre de gardiens vigilants, afin qu’Il sache s’ils ont bien transmis les messages de leur Seigneur. Il cerne (de Son savoir) ce qui est avec eux, et dénombre exactement toute chose.}[4]

    Celui donc qui prétend connaître une chose méconnaissable du futur, même si ce n’est que dans un instant proche, est un menteur qui dément ce qu’a révélé Allah (U) dans Son Livre.

    Parmi les choses qui démontrent la fausseté de se fonder sur les constellations pour connaître les caractéristiques des gens, il y a le fait qu’il n’existe rien qui confirme la véracité de cette allégation qui est que les constellations ont une influence sur les caractéristiques des gens ; celui qui serait né sous le signe astrologique du Bélier aurait telle ou telle caractéristique, celui qui serait du signe du Lion aurait telle ou telle autre caractéristique. Ce ne sont que des allégations qui ne reposent sur aucune preuve.

    C’est pour cela qu’il est du devoir du croyant de se détourner de cela, de ne pas s’en préoccuper et de s’en méfier. L’affaire n’est pas à prendre à la légère, ce n’est pas une simple distraction ou une forme de divertissement qui ferait tomber la personne dans ce qui est détestable ! Non, on parle ici de ce qui fait tomber dans un défaut de croyance ; l’affaire est grave, c’est la distinction entre foi et mécréance. Cela peut être de la mécréance majeure si l’on croit que ces constellations sont réellement à l’origine de ces caractéristiques. Cela revient à considérer un autre qu’Allah (U)capable d’agir sur l’univers, indépendamment de la volonté d’Allah (U), ce qui est du polythéisme majeur dans la Seigneurie d’Allah (U). Cela peut aussi être de la mécréance mineure, si l’on croit qu’elles sont une cause de ces caractéristiques, ce qui ne fera pas sortir en soi de la religion, cependant cela est pire que la fornication, pire que l’usure, pire encore que la désobéissance aux parents ; car cela touche à un droit d’Allah (U), c’est un pas qui mène au polythéisme majeur.

    Parmi les choses qui démontrent le mensonge de s’appuyer sur les signes du zodiaque pour définir les caractéristiques des gens, il y a le fait que de nombreuses personnes naissent sous un même signe, toutes différentes tant sur le plan physique, que celui du comportement ou encore psychologique. Sous le signe du Bélier naissent le généreux et l’avare, celui qui est difficile à vivre et celui qui est facile à vivre, le colérique et l’indulgent. L’astrologie est une sorte de prédiction de l’avenir, de voyance, ce n’est que mensonge et charlatanerie. Il est donc interdit de lire les horoscopes pour connaître les caractéristiques des gens. Ceci entre sous le coup de la menace que l’on trouve dans le hadith rapporté par Muslim d’après cUbayd Allah Ibn Nâfic d’après Safiyyah d’après une des épouses du Prophète (ل), le Prophète (r) a dit :

    « Celui qui se rend chez un voyant et le consulte, sa prière n’est pas acceptée pendant quarante jours. »[5]

    Ceci est le châtiment de celui qui ne fait qu’interroger le voyant, quant à celui qui croit ce que le voyant lui dit, l’imam Ahmad rapporte dans son Musnad cette parole du Prophète (r) avec une bonne chaîne de transmission :

    « Celui qui se rend chez un voyant et croit [en ce qu’il lui dit] a certes mécru en ce qui a été révélé à Muhammad. »[6]

    Il convient d’être attentif au fait que « se rendre », cela englobe toutes les formes d’approche possibles de ces charlatans, par tous les moyens de communication anciens et récents, la menace de châtiment ne concerne pas seulement celui qui s’y rend physiquement, ceci étant une forme d’approche parmi les formes existantes. Entre dans ce cadre la lecture des horoscopes qui se trouvent dans les journaux, les magazines, les sites internet, les e-mails. Quant à ceux qui appellent ces charlatans d’astrologues lors d’émissions télévisées, en réalité ils se sont rendus chez un voyant, c’est pour cela que l’affaire est grave.

    C’est donc pour ces raisons que je mets en garde mes frères, contre le fait de regarder ces horoscopes, ce n’est que mensonge et falsification, ne s’appuyant sur aucun argument scientifique ou fait tangible, c’est juste une forme de conjecture, de mensonge et de charlatanisme et Allah est plus Savant.

    Votre frère

    Dr Khâlid Al-Muslih

    10/03/1435 H


    [1]Rapporté par Ahmad n° 2841, Abû Dâwûd dans le livre de la médecine au chapitre des étoiles n° 3905, Ibn Mâjah dans le livre du comportement au chapitre de la science liée aux étoiles n° 3726, authentifié par Cheikh Al-Albânî dans  As-Sahîhah n° 793.

    [2]Rapporté par Al-Bukhârî, dans livre la demande de pluie au chapitre la parole d’Allah : « Et est-ce pour vous [une façon d'être reconnaissant] à votre subsistance que de traiter (le Coran) de mensonge ? » n° 1038, Muslim dans le livre de la foi au chapitre preuve de la mécréance de celui qui dit : « Nous avons reçu la pluie grâce aux étoiles » n° 71, d’après Zayd Ibn Khâlid Al-Juhayni.

    [3]Sourate An-Naml verset 65.

    [4]Sourate Al-Jin versets 26, 27, 28.

    [5]Rapporté par Muslim dans le livre de la salutation au chapitre de l’interdiction de la voyance et de se rendre chez le voyant n° 2230.

    [6]Rapporté par Ahmad n° 9532, d’après Abû Hurayrah (t).

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  • Argumenter le fait de commettre des péchés par le destin.
  • Argumenter le fait de commettre des péchés par le destin.

    الاحتجاج بالقدر على فعل المعاصي

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    C’est un sujet d’une grande importance, le sujet que représente le destin est en réalité un sujet vaste que l’on ne peut rassembler dans une réponse rapide. Avant tout, je conseille à mon frère de ne pas focaliser trop son esprit sur le sujet du destin, car le destin est un secret d’Allah (U)dans Sa création, qu’Il ne dévoile ni à un Ange rapproché, ni à un Prophète messager ; cela fait partie des choses dont la raison ne peut appréhender le comment, tout comme le reste de Ses attributs au sujet desquels Allah (U)nous a informé. Cependant nous avons la certitude que le destin d’Allah (U)s’inscrit dans Sa parole :

    {Il n’y a rien qui Lui ressemble; et c’est Lui l’Audient, le Clairvoyant.}Sourate Ash-Shûrâ verset 11.

     

    Et nous croyons de manière catégorique et avec certitude, qu’Allah (U)ne fait aucunement preuve d’injustice envers les gens.

     

    {Ton Seigneur, cependant, n’est point injuste envers les serviteurs.}Sourate Fussilat verset 46.

     

    Et dans le recueil de hadiths de l’imam Muslim, d’après Abû Dhar (t)le Prophète (r) a dit :

    « Allah a dit : « Ô mes serviteurs, Je Me suis interdit l’injustice à Moi-même et Je l’ai rendu interdite entre vous. »

    Le croyant se doit d’avoir le cœur empli de l’idée que son Seigneur (I)est leJuge équitable et le Juste. Il n’y a aucune injustice dans Ses décrets, ni dans aucunes des règles de Sa législation.

    Après cela s’il lui arrive de ressentir une quelconque gêne, ou d’avoir une ambigüité concernant le destin, qu’il s’interroge ainsi :

    D’après cAbd Allah Ibn Fayrûz Ad-Daylamî : « Je me suis rendu auprès d’Ubay Ibn Kacb (t)et je lui ai dit :

     

    « Ô Abu Al-Mundhir ! Quelque chose est survenue en moi concernant le destin, parle-moi [à ce sujet] afin que cela disparaisse de mon cœur. » Il lui dit : « Si Allah venait à châtier les gens des cieux et de la Terre, Il les châtierait et ne serait pas injuste envers eux. Et s’Il leur faisait miséricorde, Sa miséricorde envers eux serait meilleure que leurs actions. Si tu dépensais l’équivalent de la montagne d’Uhud en or dans le sentier d’Allah, Il ne l’accepterait de toi qu’à condition que tu croies au destin et que tu saches que ce qui t’a atteint ne pouvait te manquer, et que ce qui t’a manqué ne pouvait t’atteindre, et que si tu meurs sur une autre croyance que celle-ci, tu entrerais certainement en Enfer. » Puis je me suis rendu auprès de Hudhayfah qui m’a dit la même chose, puis auprès d’Ibn Mascûd qui m’a dit la même chose, puis je me suis rendu auprès de Zayd Ibn Thâbit qui m’a rapporté la même chose d’après le Prophète (r) ». Ceci a été rapporté par Ahmad, Abû Dâwûd, Ibn Mâjah et authentifié par Ibn Hibbân.

     

    [Croire au] destin comprend le fait de croire qu’Allah (U)savait toute chose avant même son existence, Il l’a écrite avant sa création, puis Il l’a voulue et enfin Il l’a créée. Il est nécessaire que le musulman confirme ces quatre degrés pour lui permettre de concrétiser sa foi au destin.

    Après cette introduction, revenons-en à la question, qui est de savoir s’il est permis d’argumenter le fait de commettre des péchés par le destin ?

    Il ne fait aucun doute que ceci est inadmissible tant sur le plan de la législation [islamique] que celui de la raison. La preuve de ceci est que si une personne parmi les gens venait à toi et te prenait une chose que tu possèdes ou s’en prenait à toi physiquement en te frappant, puis une fois son acte accompli te dise : « Excuse-moi c’est ce qu’Allah a écrit pour moi. » accepterais-tu cet argument ou au contraire verrais-tu que cet argument ne fait qu’augmenter la punition qu’il mérite, car il se justifie par ce qui n’est pas une justification plausible ?

    De même, ce qui concerne le droit d’Allah (U), certainement le droit d’Allah (U)doit être préservé, il n’est donc pas permis de justifier les travers et les mauvaises actions par le destin, ceci est une chose qui fait consensus, sur laquelle sont d’accord les savants de l’Islam.

    En revanche, il est permis de justifier les malheurs qui nous touchent par le destin, si un malheur se produit, dis alors : « Tel est le décret d’Allah et Il fait ce qu’Il veut. »

    Enfin je recommande à mon frère et je le mets en garde contre le fait de s’engager dans ce sujet car il ne trouvera pas de limite où s’arrêter ; il est obligatoire de croire que ce que nous voulons ne sort pas de la volonté d’Allah (U), la volonté d’Allah (U)est supérieure et dominante :

    {Cependant, vous ne saurez vouloir, à moins qu’Allah veuille.}Sourate Al-‘Insân verset 30.

    Nous demandons à Allah (U)de nous accorder ainsi qu’à vous la droiture dans la croyance et les actions.

    Votre frère

    Dr Khâlid Al-Muslih

    05/03/1430 H

     

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    8
  • L’avis du Dr Khâlid Al-Muslih sur le soufisme.
  • L’avis du Dr Khâlid Al-Muslih sur le soufisme.

    رأي أ.د خالد المصلح في التصوف

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    En réponse à votre question nous disons :

    Le soufisme comprend des degrés et des voies, certaines s’attachent et consacrent leurs efforts à travailler le comportement et les bonnes manières, tout en redoublant d’effort dans l’adoration sans sortir de la guidée prophétique, ceci ne fait donc pas sortir de la Sunnah. C’est ce sur quoi étaient les anciens adorateurs, tels Al-Junayd, Al-Fudhayl Ibn cIyâdh ainsi que leurs semblables parmi les gens de science. Ces gens étaient connus pour leur adoration. En dehors de cette voie parmi les voies du soufisme, ce courant est rempli de nouveautés et d’innovations religieuses, dont les degrés diffèrent, certaines étant plus ou moins éloignées du Coran et de la Sunnah que d’autres.

    Ce que je conseille à mes frères les musulmans, c’est d’être profondément attaché à la guidée du Prophète (r), en effet la meilleure des guidées est la guidée de Muhammad (r), comme il le répétait (r) lors de ses sermons du Vendredi (jumucah).

    Muslim rapporte dans son recueil de hadith (n° 867), un hadith d’après Jâbir Ibn cAbd Allah (t), selon lequel le Prophète (r) avait pour habitude de dire lors de ses sermons :

    « Ceci étant dit, certes la meilleure des paroles est le Livre d’Allah et la meilleure des guidées est la guidée de Muhammad, les pires choses sont celles nouvellement inventées [en religion] et toute innovation en religion (bidcah) est égarement. »

    Votre frère

    Dr Khâlid Al-Muslih

    20/09/1427 H

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  • Le nom d’Allah As-Samad (Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons) n’est cité
  • Le nom d’Allah As-Samad (Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons) n’est cité qu’une seule fois dans le Coran.

    اسم الله الصمد لم يذكر في القرآن إلا مرة واحدة

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    En réponse à votre question nous disons :

    1/ Il n’y a pas en cela de sagesse apparente, mais en effet il y a des noms d’Allah (U) qui ne sont mentionnés qu’une seule fois tel As-Samad (Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons) ou encore Al-‘Ahad (l’Unique).

    2/ Notre devoir envers les noms d’Allah (U)est de les confirmer et de les affirmer, avec ce que cela comporte comme sens, ainsi que d’adorer Allah à travers Ses noms. En L’invoquant et en se rappelant de Lui par Ses noms, comme Allah (U)le dit Lui-même :

    {C’est à Allah qu’appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez-Le par ces noms.}Sourate Al-‘Acrâf verset 180.

    Quant au fait que la créature se caractérise par Ses noms, ceci n’est pas valable pour l’ensemble de Ses noms. Il existe parmi Ses noms certains pour lesquels il n’est pas permis à l’être humain de chercher à ressembler [à Allah], tel que l’Orgueilleux (Al-Mutakabbir), la Divinité (Al-‘Ilâh) etc.

    On retrouve dans Sahîh Muslim (n° 2620), ainsi que dans Sunan Abû Dâwûd (n° 4090) - ce qui suit étant la version d’Abû Dâwûd - d’après un hadith d’Abû Hurayrah (t), le Prophète (r) a dit :

    « Allah (U)a dit : “ L’orgueil est Mon manteau et la grandeur Mon habit, celui qui Me concurrence dans l’un de ces domaines, Je le jetterai en Enfer” ».

    Quant à ce qui nous est parvenu dans certains récits stipulant que le Prophète (r) aurait dit :

    « Parez-vous des caractéristiques d’Allah », ceci n’est pas authentique et n’est pas confirmé comme provenant de lui (r).

    De plus, il existe des noms parmi les noms d’Allah et Ses attributs, par lesquels il est louable de se caractériser, tels que la science, la miséricorde, la sagesse ; alors que pour d’autres la personne sera blâmée, tel que la divinité etc.

    Tout comme le serviteur se parfait à travers des attributs tout en en exemptant Allah (U). En effet, l’achèvement du serviteur, qui est une créature, est atteint par la servitude, le besoin, la nécessité et l’humiliation envers Allah (U)le Seigneur de l’Univers ; alors qu’Allah (U)est exempt de tout ceci, Il est le Digne de louange, le Grand, le Sublime. C’est pour ces raisons qu’il est un devoir de faire attention à certaines expressions qui mènent l’être humain à l’égarement dans la croyance ou dans la pratique.

    Votre frère

    Dr Khâlid Al-Muslih

    06/01/1428 H

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  • Que signifie le soufisme islamique ?
  • Que signifie le soufisme islamique ?

    ما هي الصوفية الإسلامية

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    En réponse à ta question nous disons avec l’aide d’Allah :

    Si tu entends par soufisme la purification du cœur des maladies, des fausses croyances, ainsi que la purification des membres en obéissant aux ordres d’Allah (U) et en se préservant de Lui désobéir, alors [sache] que l’Islam n’est pas venu pour autre chose que cela. Mais si tu entends par là, ce sur quoi sont les groupes connus que l’on nomme les soufis, sache que ces gens ont une telle ignorance de la religion d’Allah (U) et une telle réticence envers elle que cela exige que l’on s’abstienne de décrire leur voie par le terme « islamique(s) ».

    Et je sais pertinemment - qu’Allah t’accorde la réussite - que beaucoup de partisans de ces voies déviantes et de ces croyances perverties, les anciennes autant que les récentes, tentent de coller le qualificatif « islamique » à leurs voies et leurs doctrines (madhâhib), dans le but de se propager parmi les gens. Néanmoins ceci est une forme de ruse et de tromperie envers les gens. Le devoir de chaque musulman est de ne pas être séduit par les titres et les affiches, en effet la substance prime sur la forme. Il doit plutôt exposer tout courant, toute voie et toute doctrine à la lumière du Livre d’Allah (U)et de la Sunnah de Son Messager (r), ce qui est en accord avec eux nous le pratiquons et nous l’acceptons, ce qui va à leur encontre, nous le renvoyons à celui qui vient avec, quel qu’il soit.

    La parole concernant le soufisme sur le plan de la méthodologie, de la croyance, de la législation, de son origine, de sa réalité exigerait que l’on écrive des livres entiers, je m’excuse de ne pouvoir le faire, cependant j’ai cité en introduction des propos utiles qui t’aideront dans la recherche de la voie qui mène à la vérité.

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La purification
  • Le jugement concernant le changement des bandes lors des ablutions pour celui qui est
  • Le jugement concernant le changement des bandes lors des ablutions pour celui qui est atteint d’incontinence.

    حكم تبديل اللفافة لمن به سلس عند الوضوء

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    En réponse à ta question nous disons avec l’aide d’Allah :

    Il existe deux avis sur la question auprès des savants :

    Le premier est qu’il n’est pas obligatoire de changer la bande à chaque ablution et c’est la doctrine des Hanbalites, et ce qui apparaît de la parole des Hanafites et des Malékites.[1]

    Le deuxième est qu’il est obligatoire de changer la bande à chaque ablution et c’est la doctrine des Chaféites.

    L’avis prédominant est le premier, il n’est donc pas obligatoire à celui qui est incontinent, que ce soit de l’incontinence urinaire ou autre, de changer sa bande à chaque fois qu’il fait ses ablutions ; car le Prophète (r)n’a pas ordonné cela à la femme sujette à des métrorragies (qui subit des pertes de sang anormales, en arabe : mustahâdah), du fait que cela comprend une difficulté et une gêne. Cheikh Al-Islam Ibn Taymiyyah a dit : « Et c’est l’avis le plus fort, car il y a une grande difficulté à laver les bandes et les faire sécher à chaque fois, ou à les remplacer par une bande pure chaque fois, contrairement aux ablutions [qui sont aisées] ; et aussi car quand le Prophète (r) a ordonné à cette femme de refaire ses ablutions pour chaque prière, il n’a pas évoqué le fait de laver le sang ou la bande [hygiénique].[2]

    Et Allah est plus Savant.

    Votre frère

    Dr Khâlid Al-Muslih

    16/12/1424 H


    [1]Voir Fath Al-Qadîr (1/185), Adh-Dhakhîrah (1/29) et Hashiyah Ad-Dasûqî (1/184).

    [2]Sharh Al-cUmdahp. 492.

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  • Est-ce que la femme perd ses ablutions lorsqu’elle lave son enfant?
  • Est-ce que la femme perd ses ablutions lorsqu’elle lave son enfant?

      هل ينتقض وضوء المرأة عند غسل طفلها؟

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    En réponse à ta question nous disons avec l’aide d’Allah :

    Ceci n’a aucune incidence sur la purification rituelle (ablutions), la purification reste valide malgré ce contact avec son enfant. Le fait qu’elle puisse toucher une impureté (urine ou excréments) en le lavant n’annule pas non plus ses ablutions, ni le fait qu’elle puisse toucher les parties intimes de l’enfant ; car si cela avait été un acte annulatif des ablutions, le Prophète (r) nous l’aurait enseigné. Quant à ce qui nous est rapporté du Prophète (r) concernant le fait de toucher le sexe masculin :

    « Que celui qui touche son sexe refasse ses ablutions. »[1]

    Ceci concerne le fait de toucher son sexe avec désir, dans ce cas, refaire ses ablutions est conseillé d’après le plus juste des deux avis des savants qui existent sur la question.

    Il existe un hadith rapporté par Talaq Ibn cAlî, selon lequel on interrogea le Prophète (r) concernant l’homme qui touche son sexe, il répondit alors :

    « En réalité ce n’est rien d’autre qu’une partie de son corps. »[2]

    C’est-à-dire, que si le contact de la personne avec ses parties intimes, ou avec celles d’une autre personne se produit sans désir, ce n’est qu’une partie de son corps. Le but du contact n’est pas le désir ou ce quelque chose de semblable -tout comme cela est stipulé dans la question, où la femme touche son enfant, garçon ou fille, au moment de le laver- il n’y a pas d’interdit lié au désir, au final cela n’annule pas les ablutions et il n’est pas recommandé de les refaire pour cette raison. Et que la question porte sur le jugement concernant le fait de toucher les impuretés, si cela annule les ablutions : la réponse est non ; ou qu’elle porte sur le fait de toucher les parties intimes de l’enfant : la réponse est non, ceci n’annule pas les ablutions.


    [1]SunanAbî Dâwud n° 18, Musnad Ahmad n° 7076, Sahîh Ibn Hibbân n° 1116, Al-Mustadrak n° 474, Al-Mucjam Al-Kabîr n° 3831.

    [2]MusnadAhmad (4/22) (16329), Sahîh Ibn Hibbân n° 1120, Sunan An-Nasâ’î n° 165 authentifié par Cheikh Al-Albânî.

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    11
  • L’impureté en petite quantité dans la purification.
  • L’impureté en petite quantité dans la purification.

    يسير النجاسة في الطهارة

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    En réponse à ta question nous disons avec l’aide d’Allah :

    Ibn Taymiyyah est d’avis que l’ensemble des impuretés en petite quantité nous étaient pardonnées, c’est ce qu’a évoqué notamment Cheikh Ibn cUthaymîn à de nombreuses reprises et c’est l’avis le plus juste selon lui. Cet avis est valable aussi bien à l’époque que de nos jours. En effet, on pourrait se dire qu’autrefois, il était difficile de se prémunir des impuretés, contrairement à notre époque. Alors qu’en réalité la question de se prémunir des impuretés est plutôt liée à l’état des gens, comme par exemple le malade atteint d’une maladie l’empêchant de pouvoir bouger normalement, son état n’est donc pas comparable à celui qui est en bonne santé. L’idée est que cet avis, cité par Cheikh Al Islam Ibn Taymiyyah -et rapporté par Cheikh Ibn cUthaymîn pour qui c’est l’avis le plus juste- est aussi bien applicable autrefois que de nos jours.

    Cependant il est à noter qu’à la base cette question a été sujette à divergence, la majorité des savants considèrent que nous ne sommes pas excusés concernant les impuretés, qu’elles soient en petite ou grande quantité, à l’exception de certaines choses précises et limitées que citent les savants dans leurs ouvrages, en dehors de cela, ce n’est pas pardonné.

    L’avis authentique est celui évoqué par Cheikh Ibn cUthaymîn, l’avis qu’a choisi Ibn Taymiyyah, qui est que l’impureté en petite quantité est pardonnée.

    Quant à ce qu’est exactement une petite quantité, c’est ce qui est peu ; pour le définir exactement il faut en revenir aux us et coutumes des gens. En effet il n’existe pas de limite précise qui permette de dire ceci est une petite quantité et cela en est une grande. Il faut donc se baser sur ce qui est courant auprès des gens, ce qui est connu chez eux. Ceci est la référence à chaque fois que la législation islamique ne détermine pas une chose de manière explicite.

    Comme l’a dit le poète, qui est notre enseignant, dans ces vers :

    Tout ce qui est venu sans être déterminé par la législation, détermine-le par la coutume

    Donc la référence pour déterminer cela est l’usage, la coutume, ce que les gens considèrent comme peu, alors cela est pardonné ; en revanche ce qui n’est pas considéré comme peu alors cela n’est pas pardonné. Cependant, il est à noter que si la personne est dans la possibilité de se prémunir de ce qui est beaucoup, mais aussi de ce qui est considéré comme peu, elle doit le faire car cela est plus prudent sans aucun doute, tant que cela ne mène pas la personne à l’obsession.

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  • Joindre l’ablution [wudû’] et l’ablution sèche [tayammum] au cours d’une même ablutio
  • Joindre l’ablution [wudû’] et l’ablution sèche [tayammum] au cours d’une même ablution.

    الجمع بين الوضوء والتيمم في وضوء واحد

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    En réponse à ta question nous disons avec l’aide d’Allah :

    La question de pratiquer en même temps l’ablution sèche et l’essuyage lors d’une même ablution est un avis de certains savants. Cependant l’avis juste est que l’on ne peut pas les pratiquer ensemble, car il n’y a pas de preuve allant dans ce sens. Quant au hadith qu’utilisent ces savants dans leur argumentation il n’est pas authentique ; ce qui est authentique, c’est que si un membre du corps qui est concerné par les ablutions ne peut être lavé, si l’on peut pratiquer l’essuyage dessus, alors cela suffit ; plus besoin de le laver ni de faire l’ablution sèche. En revanche, s’il n’est ni possible de le laver ni de pratiquer l’essuyage dessus, alors l’avis de la majorité des savants est que l’on doit faire l’ablution sèche à la place de l’ablution normale. Une partie des savants furent d’avis que l’on ne doit pas pratiquer l’ablution sèche dans un tel cas et qu’il suffit plutôt de faire ses ablutions normalement sur les membres où cela est possible, pour le reste [le membre que l’on ne peut laver] ce n’est plus dès lors une obligation pour lui. Car selon cet avis, on ne se trouve pas dans un cas où l’ablution sèche est permise. C’est ce qu’ont dit une partie des savants et parmi eux Adh-Dhâhiriyyah (littéralistes), ainsi que d’autres jurisconsultes des différentes écoles de jurisprudence (Al-Madhâhib).Cette parole a un certain bien-fondé et une certaine pertinence

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  • Le temps [légal] des grandes ablutions [ghusl] du Vendredi
  • Le temps [légal] des grandes ablutions [ghusl] du Vendredi

    وقت غسل الجمعة

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    En réponse à ta question nous disons avec l’aide d’Allah :

    D’après un hadith authentique de Ab Sacîd Al Khudrî (t), le Prophète (r) a dit :

    « Les grandes ablutions [ghusl] le jour du Vendredi sont obligatoires pour toute personne pubère. »

    Il a dit (r) :« Les grandes ablutions du Vendredi », il y a un lien d’annexion entre les deux termes. Tout comme cet autre hadith :

    « Celui qui fait ses grandes ablutions et incite son épouse à les faire » ou selon une autre compréhension « Celui qui se lave la tête et le reste du corps, puis s’en va tôt à la mosquée et arrive avant le début du sermon »

    Il a établi (r) ceci pour le Vendredi et d’après un hadith authentique rapporté par cAbd Allah Ibn cUmar (ب)il a évoqué (r) le Vendredi, de même le hadith de Samurah Ibn Jundub (t)où le Prophète (r) a dit :

    « Si l’un d’entre vous se lave le Vendredi c’est bien, s’il pratique ses ablutions quelle belle œuvre [il aura accompli] ».

    Tous ces hadiths font le lien entre les grandes ablutions et le jour du Vendredi, et comme le jour du Vendredi débute après l’aube, les grandes ablutions qui permettent d’atteindre la Sunnah sont celles que l’on pratique après le lever du soleil.

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  • Elle a eu un écoulement sanguin, a cru que c’était les menstrues et a délaissé la pri
  • Elle a eu un écoulement sanguin, a cru que c’était les menstrues et a délaissé la prière.

    نزل منها دم فظنته حيضاً وتركت الصلاة

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    En réponse à ta question nous disons avec l’aide d’Allah :

    Elle n’a pas à rattraper les prières qu’elle a délaissées, car elle les a délaissées en se fondant sur une base. Ceci est d’un grand intérêt pour les femmes : la base concernant le sang qui s’écoule de la femme, est que c’est le sang des menstrues (les règles), Allah (U)dit :

    {Et ils t’interrogent sur la menstruation des femmes. - Dis : “C’est un mal“.}Sourate Al-Baqarah, verset 222.

    Le mal, c’est le sang qu’Allah (U)cite dans ce verset, donc la base est que le sang qui s’écoule de la femme c’est le sang des menstrues. Dès lors si elle délaisse la prière en se fondant sur cela, elle n’a pas à rattraper les prières qu’elle a délaissées, d’après ce qui est le plus juste des deux avis des savants existant sur le sujet.

    Je citerai pour illustrer cela ce hadith authentique de Fâtimah Bint Abî Hubaysh (ل) qui interrogea le Prophète (r) en ces termes :

    « Je suis sujette à des métrorragies et ne suis jamais pure, dois-je délaisser la prière ? »

    Le Messager d’Allah (r) répondit : « Non, ceci provient d’une veine. »[1]

    Donc, elle a délaissé la prière comme cela est rapporté selon certaines versions et dans une autre version, elle a délaissé la prière une longue période, il existe même une version du hadith qui dit qu’elle a délaissé la prière durant six ans. Ceci prouve que celle qui délaisse la prière dans pareille situation n’a pas à les rattraper, car elle ne croit pas à son obligation. De plus, ce délaissement est fondé sur une base qui est que ce sang empêche de prier.

    Cependant si elle désire les accomplir par précaution ceci est son affaire, mais du point de vue du jugement légal, à la question : Doit-elle rattraper les prières qu’elle a délaissées en se fondant sur le fait que ce sang qui s’écoule d’elle est le sang des menstrues ? La réponse est : Ceci n’est pas obligatoire d’après ce qui est le plus juste des deux avis des savants existant sur le sujet.

    Et Allah est plus savant de ce qui est juste.


    [1]SahîhAl-Bukhârî n° 228 et Sahîh Muslim n° 779.

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La prière
  • La prière de salutation de la mosquée durant les heures interdites.
  • La prière de salutation de la mosquée durant les heures interdites. تحية المسجد في أوقات النهي

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons. 

    Ceci étant dit,

    D’après ce qu’en disent les gens de science, les deux unités (rakcah) de la prière de salutation de la mosquée durant les heures interdites entrent dans le jugement des prières qui dépendent d’une cause. Al-Bukhârî (n°1177) et Muslim (n°714) rapportent d’après Abû Qatâdah (t) que le Messager d’Allah (r) a dit :

    « Lorsque l’un de vous entre à la mosquée, qu’il accomplisse deux unités de prière avant de s’assoir. »

    Cela indique que la prière pour celui qui entre à la mosquée fait partie des traditions prophétiques (sunan). Si son entrée coïncide avec le temps où il est interdit de prier, cela va lui poser problème par rapport à ce qui est rapporté concernant l’interdiction de prier à ce moment. C’est pour cela que les savants ont divergé au sujet de la prière de salutation de la mosquée durant les heures interdites, en deux avis :

    Le premier : On ne prie pas durant les heures interdites, car c’est une période durant laquelle les prières sont interdites ; ce qui comprend toutes les prières. Et c’est l’avis vers lequel penchent la majorité des gens de science parmi les Hanafites, les Malékites et les Hanbalites.

    Le second : On doit effectuer la prière de salutation de la mosquée durant les heures interdites, car elle fait partie des prières qui dépendent d’une cause. Ceci étant la doctrine de Chaféites et un avis de l’école Hanbalite. L’argument de cet avis repose sur le fait que l’interdit a été rapporté concernant les prières qui ne dépendent pas d’une cause. Plusieurs cas de figure ne sont pas concernés par l’interdit qu’a prononcé le Prophète (r) concernant certains temps où les prières sont interdites. Comme par exemple lorsque l’on rattrape ce que l’on a manqué, les deux unités de prières liées au tawâf, mais aussi lorsque l’on refait la prière quand on trouve un groupe avec qui l’accomplir en commun. De même, le Prophète (r) a ordonné d’accomplir la prière de salutation de la mosquée au cours d’un prêche du Vendredi ; comme cela est rapporté par Al-Bukhârî (n°1170) et Muslim (n°564), d’après un hadith de Jâbir (t), où le Messager d’Allah (r) a dit :

     « Lorsque l’un de vous arrive alors que l’imam prononce son sermon du Vendredi ou est déjà sorti, qu’il accomplisse deux unités de prière. »

    Alors que le moment du sermon est un moment durant lequel il est interdit de prier. Il en va de même pour les autres heures durant lesquelles il est interdit de prier, il doit accomplir la prière de salutation de la mosquée. Et Allah est plus Savant.

    Votre frère

    Dr Khâlid Al-Muslih

    20/09/1427 H

     

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    4
  • La prière dans une église.
  • La prière dans une église. الصلاة في الكنيسة

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    Les gens de science sont d’accord sur le fait que la prière dans une église, sur un sol pur est permise et valide. C’est ce que rapporte Ibn cAbd Al-Barr dans At-Tamhîd (5/229). Il apparaît que le sujet prête à divergence et qu’il en résulte trois avis :

    Le premier avis : La prière dans une église est détestable, car elle contient des représentations. C’est ce qui est rapporté de cUmar et d’Ibn cAbbâs (y). C’est l’avis d’un groupe parmi les Hanafites, de l’imam Malik et c’est la doctrine des Chaféites. C’est aussi la doctrine des Hanbalites si l’église contient des représentations [interdites].

    Le second avis : La prière dans une église est permise. C’est l’avis d’Al-Hasan, de cUmar Ibn cAbd Al-cAzîz et d’Ash-Shacbî. C’est aussi la doctrine des Hanbalites si l’église ne contient pas de représentation [interdite].

    Le troisième avis : La prière dans une église est interdite, car c’est le lieu des démons et que la prière à l’intérieur d’une église est une forme de vénération de cette dernière. C’est l’avis d’un groupe parmi les Hanafites.

    Ce qui paraît être le plus juste, c’est que la prière dans une église est détestable si elle contient des représentations, mais s’il n’y a pas de représentation [interdite], alors cela est permis. Cependant personne ne doit délaisser les mosquées pour s’orienter vers les églises afin d’y prier ; ceci n’est pas permis. Lorsqu’il y a des mosquées, y prier reste obligatoire et on ne s’en détourne pas pour autre chose. Allah (U) a dit :

     

    {Dans des maisons [des mosquées] qu’Allah a permis que l’on élève, et où Son Nom est invoqué; Le glorifient en elles matin et après-midi} Sourate An-Nûr, verset 36.

    Votre frère

    Dr Khâlid Al-Muslih

    28/02/1426 H

     

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    2
  • La prière avec une impureté.
  • La prière avec une impureté. الصلاة بالنجاسة

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    Si l’habit ou une partie du corps de la personne qui prie est souillé par une impureté, alors sa prière n’est pas valide d’après l’avis de la majorité des gens de science et ce d’après la parole d’Allah (U) :

    {Et tes vêtements, purifie-les.} Sourate Al-Muddath-thir, verset 4.

    Mais aussi d’après le hadith d’Asmâ’ (ل) dans lequel elle rapporte qu’une femme est venue trouver le Prophète (r) et lui dit :

     « S’il arrive que le sang des menstrues touche le vêtement de l’une d’entre nous, que doit-elle faire ? » Il répondit (r) :

     « Elle doit faire disparaître la tache en la grattant, puis la frotter avec de l’eau et l’asperger, ensuite elle peut prier avec. »

    Ce hadith est rapporté par Al-Bukhârî (n°220) et Muslim (n°29) et il existe d’autres preuves allant dans ce sens.

    Votre frère

    Dr Khâlid Al-Muslih

    28/03/1425 H

     

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  • Prier sur quelque chose empêchant le contact direct avec le sol.
  • Prier sur quelque chose empêchant le contact direct avec le sol. السجود على حائل في الصلاة

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    Un groupe parmi les gens de science, et parmi eux l’imam Ash-Shâficî, sont d’avis qu’il n’est pas permis de se prosterner sur une chose liée à la personne qui prie et qui empêcherait le contact direct avec le sol, tel que son turban ou son habit. Ils ont avancé comme argument un hadith rapporté par Muslim (n°619) d’après Khabbâb Ibn Al-‘Arat (t) qui dit :

    « Nous sommes venus nous plaindre au Prophète (r) de la chaleur du sable [lorsque l’on se prosterne], mais il n’a pas accepté nos plaintes. »

    De là, ils en ont déduit qu’il était obligatoire pour celui qui prie, que les membres concernés par la prosternation soient en contact direct avec l’endroit où la personne se prosterne.

    Cependant, la majorité des savants parmi les Successeurs (tâbicûn), les savants des écoles de jurisprudence et d’autres encore, sont de l’avis contraire. Ils considèrent en effet qu’il n’est pas obligatoire pour celui qui prie que les membres concernés par la prosternation soient en contact direct avec l’endroit où il se prosterne. Ils ont avancé comme argument un hadith rapporté par Al-Bukhârî (n°385) et Muslim (n°620) d’après Bakr Ibn cAbd Allah, d’après Anas (t) qui dit :

    « Nous avions pour habitude lorsque nous priions avec le Prophète (r), d’étaler une partie de notre habit à l’endroit où nous nous prosternions à cause de l’intensité de la chaleur. »

    Ce qui est le plus exact lorsque l’on réunit les preuves, c’est que s’il n’y a pas nécessité, il est préférable de ne pas se prosterner sur une chose qui empêcherait le contact direct avec le sol. Et Allah est plus Savant.

    Votre frère

    Dr Khâlid Al-Muslih

    13/06/1427 H

     

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  • S’astreindre à rester à la mosquée dans l’attente de la prière est meilleur que de mu
  • S’astreindre à rester à la mosquée dans l’attente de la prière est meilleur que de multiplier les pas vers la mosquée. الرباط في المسجد انتظارا للصلاة أفضل من كثرة الخطى

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    En réponse à ta question nous disons avec l’aide d’Allah :

    Il existe deux avis sur la question auprès des savants :

    Le premier est qu’il n’est pas obligatoire de changer la bande à chaque ablution et c’est la doctrine des Hanbalites, et ce qui apparaît de la parole des Hanafites et des Malékites.[1]

    Le deuxième est qu’il est obligatoire de changer la bande à chaque ablution et c’est la doctrine des Chaféites.

    L’avis prédominant est le premier, il n’est donc pas obligatoire à celui qui est incontinent, que ce soit de l’incontinence urinaire ou autre, de changer sa bande à chaque fois qu’il fait ses ablutions ; car le Prophète (r) n’a pas ordonné cela à la femme sujette à des métrorragies (qui subit des pertes de sang anormales, en arabe : mustahâdah), du fait que cela comprend une difficulté et une gêne. Cheikh Al-Islam Ibn Taymiyyah a dit : « Et c’est l’avis le plus fort, car il y a une grande difficulté à laver les bandes et les faire sécher à chaque fois, ou à les remplacer par une bande pure chaque fois, contrairement aux ablutions [qui sont aisées] ; et aussi car quand le Prophète (r) a ordonné à cette femme de refaire ses ablutions pour chaque prière, il n’a pas évoqué le fait de laver le sang ou la bande [hygiénique].[2]

    Et Allah est plus Savant.

    Votre frère

    Dr Khâlid Al-Muslih

    16/12/1424 H


    [1]Voir Fath Al-Qadîr (1/185), Adh-Dhakhîrah (1/29) et Hashiyah Ad-Dasûqî (1/184).

    [2]Sharh Al-cUmdah p. 492.

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    En réponse à ta question nous disons avec l’aide d’Allah :

    Ceci n’a aucune incidence sur la purification rituelle (ablutions), la purification reste valide malgré ce contact avec son enfant. Le fait qu’elle puisse toucher une impureté (urine ou excréments) en le lavant n’annule pas non plus ses ablutions, ni le fait qu’elle puisse toucher les parties intimes de l’enfant ; car si cela avait été un acte annulatif des ablutions, le Prophète (r) nous l’aurait enseigné. Quant à ce qui nous est rapporté du Prophète (r) concernant le fait de toucher le sexe masculin :

     « Que celui qui touche son sexe refasse ses ablutions. »[1]

    Ceci concerne le fait de toucher son sexe avec désir, dans ce cas, refaire ses ablutions est conseillé d’après le plus juste des deux avis des savants qui existent sur la question.

    Il existe un hadith rapporté par Talaq Ibn cAlî, selon lequel on interrogea le Prophète (r) concernant l’homme qui touche son sexe, il répondit alors :

     « En réalité ce n’est rien d’autre qu’une partie de son corps. »[2]

    C’est-à-dire, que si le contact de la personne avec ses parties intimes, ou avec celles d’une autre personne se produit sans désir, ce n’est qu’une partie de son corps. Le but du contact n’est pas le désir ou ce quelque chose de semblable -tout comme cela est stipulé dans la question, où la femme touche son enfant, garçon ou fille, au moment de le laver- il n’y a pas d’interdit lié au désir, au final cela n’annule pas les ablutions et il n’est pas recommandé de les refaire pour cette raison. Et que la question porte sur le jugement concernant le fait de toucher les impuretés, si cela annule les ablutions : la réponse est non ; ou qu’elle porte sur le fait de toucher les parties intimes de l’enfant : la réponse est non, ceci n’annule pas les ablutions.

    [1]Sunan Abî Dâwud n° 18, Musnad Ahmad n° 7076, Sahîh Ibn Hibbân n° 1116, Al-Mustadrak n° 474, Al-Mucjam Al-Kabîr n° 3831.

    [2]Musnad Ahmad (4/22) (16329), Sahîh Ibn Hibbân n° 1120, Sunan An-Nasâ’î n° 165 authentifié par Cheikh Al-Albânî.

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    En réponse à ta question nous disons avec l’aide d’Allah :

    Elle n’a pas à rattraper les prières qu’elle a délaissées, car elle les a délaissées en se fondant sur une base. Ceci est d’un grand intérêt pour les femmes : la base concernant le sang qui s’écoule de la femme, est que c’est le sang des menstrues (les règles), Allah (U) dit :

    {Et ils t’interrogent sur la menstruation des femmes. - Dis : “C’est un mal“.} Sourate Al-Baqarah, verset 222.

    Le mal, c’est le sang qu’Allah (U) cite dans ce verset, donc la base est que le sang qui s’écoule de la femme c’est le sang des menstrues. Dès lors si elle délaisse la prière en se fondant sur cela, elle n’a pas à rattraper les prières qu’elle a délaissées, d’après ce qui est le plus juste des deux avis des savants existant sur le sujet.

    Je citerai pour illustrer cela ce hadith authentique de Fâtimah Bint Abî Hubaysh (ل) qui interrogea le Prophète (r) en ces termes :

     « Je suis sujette à des métrorragies et ne suis jamais pure, dois-je délaisser la prière ? »

    Le Messager d’Allah (r) répondit : « Non, ceci provient d’une veine. »[1]

    Donc, elle a délaissé la prière comme cela est rapporté selon certaines versions et dans une autre version, elle a délaissé la prière une longue période, il existe même une version du hadith qui dit qu’elle a délaissé la prière durant six ans. Ceci prouve que celle qui délaisse la prière dans pareille situation n’a pas à les rattraper, car elle ne croit pas à son obligation. De plus, ce délaissement est fondé sur une base qui est que ce sang empêche de prier.

    Cependant si elle désire les accomplir par précaution ceci est son affaire, mais du point de vue du jugement légal, à la question : Doit-elle rattraper les prières qu’elle a délaissées en se fondant sur le fait que ce sang qui s’écoule d’elle est le sang des menstrues ? La réponse est : Ceci n’est pas obligatoire d’après ce qui est le plus juste des deux avis des savants existant sur le sujet.

    Et Allah est plus savant de ce qui est juste.


    [1]Sahîh Al-Bukhârî n° 228 et Sahîh Muslim n° 779.

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    En réponse à ta question nous disons avec l’aide d’Allah :

    Concernant les causes d’annulation des ablutions, elles nous sont parvenues [entre autres] au travers du hadith rapporté par Abû Hurayrah (t) selon lequel le Prophète (r) a expliqué ces causes par les gaz intestinaux et les pets, qui correspondent à l’air qui sort de l’être humain avec ou sans bruit. Ceci est un exemple de ce qui annule les ablutions. Il y a aussi la sortie des excréments et de l’urine. Ce sont là des causes qui annulent les ablutions au sujet desquelles les gens de science sont unanimes.

    Il existe d’autres causes, mais au sujet desquelles les gens de science ont divergées, comme manger de la viande de chameau, comme la fin de la période durant laquelle on peut pratiquer l’essuyage, comme toucher une femme, toucher son pénis, ainsi que d’autres points semblables à cela.

    Concernant les causes d’annulation du jeûne, elles se trouvent dans la parole d’Allah (U) :

    {Cohabitez donc avec elles, maintenant, et cherchez ce qu’Allah a prescrit en votre faveur ; mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit.} Sourate Al-Baqarah, verset 187.

    Allah (U) a cité trois choses qui sont interdites au jeûneur : cohabiter avec les femmes, c’est-à-dire avoir des relations sexuelles avec elles, manger et boire. Ce sont les choses au sujet desquelles il y a unanimité auprès des gens de science. Et c’est ce que contient le hadith d’Abû Hurayrah (t) que l’on trouve dans les deux recueils de hadiths authentiques : Allah (U) a dit selon un hadith qudusî :

    « Il délaisse sa nourriture, sa boisson et ses désirs charnels pour Moi. »[1]


    [1]Sahîh Al-Bukhârî n° 1894 et Sahîh Muslim n° 2763.

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

     

    En réponse à ta question nous disons avec l’aide d’Allah :

    Il existe plusieurs avis des savants sur la question. Et ce qui apparaît comme étant le plus juste, et Allah est plus Savant, c’est que l’écoulement jaunâtre (safrah) et l’écoulement marron (kadrah) ne font pas partie des menstrues du tout et ce d’après le hadith d’Umm cAtiyyah (ل) rapporté par Al-Bukhârî où elle dit :

     « Nous ne prenions pas en considération l’écoulement jaunâtre (safrah) et l’écoulement marron (kadrah). »[1]

    Il existe un ajout dans la version rapportée par Abû Dâwûd :

     « Une fois pures, nous ne prenions pas en considération l’écoulement jaunâtre (safrah) et l’écoulement marron (kadrah). »[2]

    Et c’est cet ajout qui est le point de désaccord selon certains savants.

    Et ce qui est juste, c’est que l’écoulement jaunâtre (safrah) et l’écoulement marron (kadrah) ne font pas partie des menstrues, car ce n’est pas le mal qui est visé par la parole d’Allah (U) :

    {Et ils t’interrogent sur la menstruation des femmes. - Dis : “C’est un mal éloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues“.} Sourate Al-Baqarah, verset 222.


    [1]Sahîh Al-Bukhârî n° 326

    [2]Sunan Abî Dâwûd n° 307

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    En réponse à ta question nous disons avec l’aide d’Allah :

    La plupart des savants sont d’avis qu’il est détestable d’entrer aux toilettes avec quelque chose sur lequel est inscrit le nom d’Allah (U). Ils ont avancé comme preuve pour cela un hadith rapporté par les auteurs des Sunan[1], d’après Anas (t) : « Le Prophète (r) enlevait sa bague lorsqu’il allait aux toilettes. » Cependant c’est un hadith maclûl (faible). An-Nisâ’î a dit à son sujet qu’il n’est pas préservé (de tout défaut), Abû Dâwûd a dit à son sujet que c’est un hadith réprouvé (munkar), qui n’était pas utilisable comme argument.

    Un groupe parmi les tâbicîn[2] (les suiveurs) ont considéré qu’entrer aux toilettes avec une chose sur laquelle est inscrite le nom d’Allah (U) était permis, tels que Ibn Al-Musîb, Al-Hasan et Ibn Sirîn. On interrogea l’imam Ahmad au sujet de la personne qui entre aux toilettes avec en sa possession un dirham, il répondit : « J’espère qu’il n’y a pas de mal en cela. »

    Ce qui m’apparaît, c’est qu’il n’y a rien qui empêche d’y entrer avec un téléphone portable sur lequel sont écrits des versets coraniques ou une mention d’Allah (U), car il n’existe rien qui nous en empêche. Et il est connu que le statut de « détestable » est un jugement légal qui demande d’apporter une preuve pour être appliqué.


    [1]NdT : Ce sont des recueils de hadiths, leurs auteurs sont Abû Dâwûd, At-Tirmidhî, An-Nisâi’ et Ibn Mâjah.

    [2]Les croyants qui ont côtoyé les Compagnons (y) et ont appris d’eux les hadiths.

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

     

    En réponse à ta question nous disons avec l’aide d’Allah :

    Premièrement : Si tu oublies de mentionner le nom d’Allah (

     

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  • La femme qui retarde la prière du dhohr.
  • La femme qui retarde la prière du dhohr. تأخير المرأة لصلاة الظهر

    La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

    Ceci étant dit,

    Il n’y a pas de mal à ce qu’elle retarde sa prière ainsi, tant qu’elle n’est pas sortie de son temps d’accomplissement. Le temps d’accomplissement de la prière du dhohr débute avec le déclin du soleil, jusqu’à ce que l’ombre des objets soit égale à la taille de l’objet, comme cela est prouvé par de nombreux hadiths prophétiques.

    Le temps d’accomplissement du dhohr se termine avec le début du temps d’accomplissement de la prière du casr. Il n’y a pas d’intervalle entre le dhohr et le casr, mais c’est lorsque se termine le temps du dhohr que commence celui du casr. C’est ce qu’indique la parole d’Allah (U) :

    {Accomplis la prière au déclin du soleil jusqu’à l’obscurité de la nuit, et [fais] aussi la Lecture à l’aube, car la Lecture à l’aube a des témoins.} Sourate Al-‘Isrâ’, verset 78.

    Donc, il n’y a pas d’intervalle entre le dhohr, le casr, le maghrib et le cishâ’, c’est lorsque se termine le temps du premier que commence le temps du suivant ; contrairement au fajr (l’aube) qui lui est distinct, c’est pour cela qu’Allah (U) a dit :

    {et [fais] aussi la Lecture à l’aube, car la Lecture à l’aube a des témoins.}

    Car son temps est distinct que ce soit son temps d’entrée ou de sortie. Et Allah est plus Savant. 

    Votre frère

    Dr Khâlid Al-Muslih

    03/05/1434 H

     

     

     

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Le jeûne et la retraite rituelle.
  • L'exercice de professions pénibles et la rupture du jeûne
  • Est ce que la personne qui a des difficultés à jeûner étant donné le caractère pénible et endurant de son travail peut rompre le jeûne? هل يجوز الفطر لمن عمله شاق ويصعب عليه الصيام؟

    Les louanges appartiennent à Allah, que la prière et la paix soient sur Son Messager, les proches et les compagnons de ce dernier.      En réponse à ta question et Allah est Celui qui octroie la réussite: Allah, exalté soit-Il, a rappelé dans Son Livre une règle générale concernant la législation, les commandements, les interdits et les prescriptions lorsqu‘Il dit: { Et, craignez Allah comme vous le pouvez} ( 64/16). Le takleef (qualité de l'individu à être responsable de ses actes) répond de cette règle. {Allah ne charge pas une âme d'une charge plus lourde qu'elle ne peut porter} (2/286), {Allah n'impose à personne que selon ce qu'Il a donné} (65/7). Cette règle fait l’objet d'un consensus chez l'ensemble des savants. Ainsi, Allah a rendu la ‘’capacité’’ sujette à une considération particulière dans l’accomplissement du jeûne. Allah dit:{ Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu'avec grande difficulté il y a une compensation nourrir un pauvre} ( 2/184). Ce verset fait mention de ceux qui peuvent le supporter mais avec difficulté; on en déduit, alors, que ceux qui en sont incapables dépendent, quant à eux, d’un jugement qui leur est propre. Concernant les travaux endurants et pénibles, cela reste subjectif. Il n'y a pas de paramètres communs permettant de décrire avec certitude et précision qu'un travail est pénible ou non. Il se peut qu'il soit éprouvant pour une personne et non pour une autre. En effet, certains peuvent travailler sous le soleil, dans des usines de fonte, des fours etc... Cela est concevable mais la pénibilité de ces activités restent subjectives, propres à  tout un chacun. Celui qui a l'habitude d'une chose n'est pas comme celui qui est novice dans cette dernière. Répondre à la question posée par un jugement général et exclusif ne serait pas juste. C'est pourquoi on dira plutôt: A la base, Allah a ordonné le jeûne à l'ensemble des croyants: {O les croyants! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous…} (2/183) et Il dit: {Donc, quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne!}(2/185) Ce commandement s'adresse à l'ensemble des croyants. Allah, a excusé certaines catégories de personnes en disant: {Quiconque d'entres vous est malade ou en voyage devra jeûner un nombre égal d'autres jours} (2/184) et: {Et quiconque est malade ou en voyage alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours.} (2/185) Seules les personnes excusées sont celles à qui Allah a permis de ne pas jeûner.   Donc, celui qui exerce un travail éprouvant et d'une pénibilité inhabituelle, que cette dernière rend le jeûne dangereux voir mortel et qu'il ne peut se passer de ce travail, ou modifier ses horaires alors il lui est autorisé, dans ce cadre précis, de ne pas jeûner. Les jurisconsultes- qu'Allah leur fasse miséricorde-et plus spécifiquement ceux de l'école hanbalite rappelèrent que ceux qui exercent une profession pénible et endurante dont ils ne peuvent se dispenser sont autorisés à ne pas jeûner. Et cela montre que ce commandement (celui du jeûne) ne fait pas exception à la généralité de la règle mentionnée quant à la prise en considération de’’ la capacité‘’ dans l‘établissement du jugement. S'il lui est permis de ne pas jeûner alors Allah dit à ce sujet: {Quiconque d'entres vous est malade ou en voyage devra jeûner un nombre égal d'autres jours} (2/184).  Il n'y a pas de doute qu'il se doit de rattraper ce jour lorsqu'il en sera capable, lorsque le temps s'adoucie, que les journées se raccourcissent. Cela dit, il faut rappeler que le besoin de rompre le jeûne peut naitre d'une forte opinion, elle peut s’avéré vérifiée comme elle peut être imaginaire ou infondée. Alors, le croyant ne doit pas nouer l’intention de rompre le jeûne dèsle début mais il doit, plutôt, nourrir la ferme volonté de jeûner comme l'ensemble des musulmans. Puis, s'il vient à  rencontrer une difficulté, peine ou fatigue alors dans ce cas Allah ne charge pas une âme de plus qu'elle ne peut porter, craignez Allah comme vous pouvez. Une fatwa de Cheikh 'Ab-Allah Ibn Houmayd et de 'Ab-l-'Aziz Ibn Baz- qu'Allah leur fassent miséricorde- furent émises à  ce sujet, ils stipulèrent  que si des travailleurs dans des domaines pénibles commencent le jeûne et qu'ils éprouvent du mal  à jeûner alors il leur est permis d'interrompre le jeûne si la pénibilité, la gène engendrée par ce travail est inhabituelle de sorte que la poursuite du jeûne pourrait engendrer sa perdition ou lui causer un fort préjudice. Dans ce cas, ils peuvent rompre leur jeûne suivant l'autorisation stipulée par la généralité du dire d'Allah: {Et, craignez Allah comme vous le pouvez} (64/16) ou encore:{ Quiconque d'entres vous est malade ou en voyage devra jeûner un nombre égal d'autres jours} (2/184). Mais on ne doit pas faire une généralité en déclarant que celui qui exerce un travail pénible n'a pas à jeûner. Une telle affirmation pourrait ouvrir la porte du laxisme à  de nombreuses personnes qui délaisseraient le jeûne du fait des difficultés et peines qu'ils éprouvent dans leur travail alors qu'ils sont en capacité de gérer leurs affaires de sorte à concilier entre les intérêts religieux et leur vie quotidienne.

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  • Les effets des saignements de nez sur le jeûne.
  • Saigner du nez a t’il une répercussion sur la validité du jeûne?

    هل يؤثر نزول الدم من الأنف على الصيام؟

    Les louanges appartiennent à Allah, que la prière et la paix soient sur Son Messager, les proches et les compagnons de ce dernier... Pour répondre à ta question et Allah est Celui qui octroie la réussite: Cela n'a pas de répercussion sur le jeûne, ton jeûne est valable. Les écoulements de sang qu'ils soient volontaires ou non n'invalident pas le jeûne selon l'avis le plus juste des deux dires des savants à ce sujet. Si c'est involontaire il n'y a pas de divergence quant au fait qu'il n'invalide pas le jeûne. Les savants ont divergé si la personne se fait faire la hijama; certains voient que cela invalide le jeûne à la différence de l'avis majoritaire.   En résumé: les saignements de nez n'invalide pas ton jeûne.

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  • La personne atteinte d'une insuffisance rénale, peut-elle rompre le jeûne?
  • Est-il permis à la personne souffrant d'une insuffisance rénale de ne pas jeûner?

    هل يجوز الفطر لمريض مصاب بمرض الفشل الكلوي؟

    Les louanges appartiennent à Allah, que la prière et la paix soient sur Son Messager, les proches et les compagnons de ce dernier... Pour répondre à ta question et Allah est Celui qui octroie la réussite: Si la dialyse rénale l'affaiblit au point d’être incapable de jeûner alors le jeûne n'est pas, dans son cas, obligatoire. Cependant une question se pose: Est-ce que cela est continuel c.-à-d. est-ce qu'il en est incapable continuellement ou seulement les jours de soins ?  S'il ne peut pas jeûner de manière continue alors dans ce cas il se doit de nourrir pour chaque jour non jeûné un pauvre conformément au dire d’Allah: {Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu'avec grande difficulté il y a une compensation nourrir un pauvre} (2/184). Cela étant l'avis de la majorité des savants.   Mais, s'il est capable de jeûner en dehors des jours de dialyse, alors on lui dit: interromps le jeûne les jours durant lesquels tu ne peux pas jeûner puis rattrape ces derniers;  Allah disant:{ Et quiconque est malade ou en voyage alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours} (2/185).

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  • L'intention de rattraper le jeûne.
  • Comment doit-on émettre l’intention de rattraper les jours non jeûnés?

    نية قضاء الصوم

    Les louanges appartiennent à Allah, que la prière et la paix soient sur Son Messager, les proches et les compagnons de ce dernier... Pour répondre à ta question et Allah est Celui qui octroie la réussite: Il n'y a  pas de propos spécifique à prononcer pour émettre l'intention. Cette dernière est la volonté du cœur à jeûner le jour suivant et cela est suffisant. Cette volonté se manifeste concrètement par le fait, par exemple, de prendre une collation avant le lever du soleil, de manger plus copieusement au diner etc...   Il est, également, mentionné dans la question que la personne spécifie son intention de jeûner pour un jour particulier des jours qu’elle doit rattraper. Cela n'est pas nécessaire, elle n'a pas besoin de dire:'' cela est le rattrapage du premier jour, cela du deuxième etc...'' Si elle doit rattraper cinq jours, par exemple, elle met l’intention de rattraper un de ces cinq jours, c’est tout! Elle n'a pas besoin de préciser que c’est pour le premier de ramadan, le second etc... Cette spécification relève de l'exagération non légiférée. Allah dit: {Quiconque d'entres vous est malade ou en voyage devra jeûner un nombre égal d'autres jours} un nombre égal de jours qu'il rattrape sans préciser. L'intention est la volonté nourrie par le cœur et sa ferme décision, pas plus que cela. 

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  • Le Prophète et le jeûne de Cha'baan
  • Pourquoi le Prophète- paix et bénédiction d'Allah sur lui- jeunait beaucoup le mois de Cha'baan? ... لماذا كان النبي صلى الله عليه وسلم يكثر من صيام شعبان

    Les louanges appartiennent à Allah, que la prière et la paix soient sur Son Messager, les proches et les compagnons de ce dernier.          En réponse à ta question et Allah est Celui qui octroie la réussite: Saisir les motivations et sagesses des jugements et actes légiférés, qu'ils émanent des versets du Livre Sage ou de la tradition prophétique, cela fait parti du dessein de la science, de la connaissance et de ce qui est le plus profitable après la science du Coran et de la Sounnah. Cette démarche conduit à l'apaisement des cœurs et la connaissance de la sagesse de la législation d’Allah Le Sage, Le Tout- Connaisseur, motive et encourage à la mettre en pratique. Le Prophète- paix et bénédiction d'Allah sur lui- jeunait, effectivement, beaucoup le mois de Cha'baan comme cela est authentiquement rapporté. 'Aicha qu'Allah l'agrée disait:'' Le Prophète ne jeûner pas un mois dans son entièreté à l'exception de Cha'bann''. Dans certaines versions: '' il le jeunait quasiment entièrement''. Cela prouve l'intérêt porté par le Prophète-paix et bénédiction d'Allah sur lui pour ce mois en  jeunant et se rapprochant d'Allah durant celui-ci.  Les savants ont tenté de saisir le secret de cet engouement Prophétique pour le jeûne durant ce mois. Plusieurs hypothèses furent mentionnées, certaines basées sur des textes, d'autres sur des contemplations et méditations. Quant à ce qui fut inspiré des textes: il est rapporté que les œuvres sont présentées à Allah au cours de Cha'baan,  le Prophète jeunait car il aimait que Ses œuvres soient présentées à Allah alors qu'il jeûne tout comme cela est rapporté pour le jeûne du lundi et jeudi. Cependant le hadith qui fit état de cela est faible même si certains savants ont jugé de son authenticité. L'examen minutieux de la chaine de transmission ne permet pas son authentification, ce hadith, selon moi, ne peut faire usage de preuve et Allah est plus Savant. Il en reste que cela est l'avis de certains érudits. Donc la première justification est que les œuvres seraient exposées à Allah durant ce mois, le Prophète jeunait beaucoup durant celui-ci car il aimait que ses œuvres soient présentées à Allah alors qu'il jeunait. La deuxième sagesse rappelée par un groupe de savants est que les voyages du Prophète, le combat dans le sentier d'Allah, sa disponibilité à répondre aux besoins des gens etc... tout cela l'occupait de sorte qu'un mois pouvait se dérouler sans qu'il ne puisse jeûner bien qu'il soit avide de cela... 'Aicha disait: '' il jeunait au point ou nous disions: il ne cesse de jeûner et parfois il interrompait son jeûne jusqu'à ce qu'on dise: il ne jeûne jamais''. Ce groupe de savants voyaient qu'il- paix et bénédiction d'Allah sur lui- rattrapait le jeûne surérogatoire manqué durant Cha'bann. La troisième sagesse qui fut mise en exergue est que le jeûne de Cha'baan est une éducation, un exercice de l'âme pour la préparer au jeûne obligatoire de Ramadan. De sorte que lors de la venue du jeûne obligatoire, l'âme soit forte, préparée et exercée au jeûne depuis l'aube jusqu'au coucher du soleil. Cette même sagesse est vérifiée pour la prière, Le Prophète dit: ''une prière  entre l’Adhan et l’iqamat ''. Celui-ci s'appliquait à prier avant la prière de l'aube, du zénith... Il est rapporté qu'il priait avant l'obligatoire pour préparer son âme...En considérant cela, certains savants préconisaient même de s’appliquer à la lecture du Coran durant ce mois afin de se préparer à cette adoration particulièrement recommandée durant Ramadan, ils lisaient le Coran lors de Cha'baan plus que durant tout autre mois comme l'évoqua Ibn Rajab dans son livre Lata-if al ma'arif. Tels sont les avis qui furent évoqués par les savants pour justifier le jeûne de Cha'baan. Le plus pertinent semble être le dernier: c'est une préparation, un exercice de l'âme à jeûner afin qu'elle soit prête et disposée pour l'obligation du jeûne de Ramadan.

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  • Se rafraichir lors du jeûne.
  • Est-il permis au jeûneur de se rafraichir avec de l'eau?

    التبرد للصائم

    Les louanges appartiennent à Allah, que la prière et la paix soient sur Son Messager, les proches et les compagnons de ce dernier... Pour répondre à ta question et Allah est Celui qui octroie la réussite: Il n'y a pas de mal en cela, il est permis au jeûneur de s'immerger dans l'eau, de nager, se doucher, de se déshydrater par un tissus mouillé ou autre... Il n'y a pas de mal à cela pour le jeûneur. En réalité c'est une assistance dans l'accomplissement de ce qu'Allah a ordonné ...   A cette occasion, je rappelle à mes frères et sœurs qu'il est indispensable en ce qui concerne les actes qui annulent le jeûne de se demander: quelle est la preuve de cela? Par exemple, si quelqu'un dit: ‘’le fait de se rafraichir avec de l'eau rompt le jeûne‘’. On lui demande directement: Quelle est la preuve de ce que tu avances? Les actes abrogeant le jeûne ne sont pas des choses que les gens inventent ou disent selon leurs appréciations personnelles... Ils doivent se fonder sur une preuve, une règle de base comme le fait que le jeûne reste valide jusqu'à preuve du contraire. Donc, il n'y a pas d'interdit pour le jeûneur à se doucher pour se rafraichir, se laver ou autres... Le Prophète se réveillait en état d'impureté majeure comme cela est rapporté dans les deux recueils authentiques  par le biais d'Oum Salama et de 'Aicha, il arrivait donc au Prophète de se laver après le lever du soleil. Si le fait de se laver annulait le jeûne il n'y aurait pas eu de différence entre l'état d'impureté et les autres actes annulant le jeûne.

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Les plus lus
  • La crainte d’Allah
  • الخوف من الله تعالى

    Premier sermon :

    La louange est à Allah, c’est Lui que nous glorifions et c’est à Lui que nous demandons assistance. Celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer et Celui qu’Il égare nul ne peut le guider.                                                                                          Je témoigne qu’il n’y a de divinité en droit d’être adoré qu’Allah Seul sans associé et que Mohamed est Son serviteur et messager.

    O vous qui croyez en Allah et son Messager, craignez Allah et prenez garde à Son dur châtiment et Sa colère. Allah est dur en châtiment et punition, il n’y a de vraie divinité que Lui et c’est vers Lui que nous retournerons. Comme Il dit-exalté soit-il : « Avertis Mes serviteurs que je suis Le Pardonneur, Le Tout miséricordieux et que Mon châtiment est le châtiment douloureux».

    Allah vous a averti de Lui-même dans Son livre, lorsqu’Il dit : « Allah vous met en garde à l’égard de Lui-même. Et c’est à Allah le retour. »

    Al Imam A-Tabary-qu’Allah lui fasse miséricorde- dit dans son exégèse de ce verset : « Allah vous  met en garde contre Lui-même  si vous accomplissez un pécher ou que vous vous alliez avec Ses ennemis. C’est vers Lui que vous retournerez après la mort ;  si vous allez à l’encontre de Ses commandements vous serez exposés au châtiment d’Allah. Craignez Allah et prenez garde, Il est certes Sévère en punition. »

    O vous les croyants !

    La crainte d’Allah fait partie intègre de la foi en Lui, c’est pourquoi Il l’ordonna à ses serviteurs. Il dit-glorifié soit-Il- «  Et ne craignez que Moi » ou encore : «  N’ayez pas peur d’eux mais plutôt de Moi »

    Plus encore, la crainte d’Allah est une condition du bien-fondé de la foi : «  N’ayez pas peur d’eux mais plutôt de Moi si vous êtes croyants »

    O vous les croyants, Allah vous a averti  de son dur châtiment :

    « Ceux qui complotaient des méfaits sont-ils à l’abri de ce qu’Allah les engloutisse en terre ou que leur vienne le châtiment d’où ils ne s’attendaient point? « Ou bien qu’Il les saisisse en pleine activité sans qu’ils puissent échapper (au châtiment d’Allah)/. Ou bien qu’Il les saisisse en plein effroi? Mais vraiment, votre Seigneur est Compatissant et Miséricordieux. »

     O vous les croyants !

    La crainte d’Allah est une des plus magnifiques adorations, un des plus grands actes de rapprochement […] par la crainte, O serviteur d’Allah, le serviteur s’abstient des interdits et s’adonne à l’obéissance. Elle est, par Allah, la source de tous mérites, la motivation de tout acte de rapprochement.

    Par la crainte d’Allah, le cœur se réveille de son insouciance, il tire profit des avertissements et il est  réactif aux versets du Coran : « si ce n’est qu’un Rappel pour celui qui redoute (Allah),», « Allah a fait descendre le plus beau des récits, un Livre dont [certains versets] se ressemblent et se répètent. Les peaux de ceux qui redoutent leur Seigneur frissonnent (à l’entendre); puis leurs peaux et leurs cœurs s’apaisent au rappel d’Allah. Voilà le [Livre] guide d’Allah par lequel Il guide qui Il veut. Mais quiconque Allah égare n’a point de guide. »

    O vous les serviteurs d’Allah ! La crainte d’Allah est une des plus particulières caractéristiques des serviteurs pieux ainsi que des alliés rapprochés d’Allah, Il dit : « Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi. Et ils placent leur confiance en leur Seigneur.»

    Al Imam A-Tabary dit- qu’Allah lui fasse miséricorde- : « Le croyant est celui dont le cœur tremble lorsqu’on lui rappelle Allah, celui qui se soumet à son ordre, s’humilie à Son rappel par crainte de Lui et de Son châtiment. » 

    O vous les croyants !

    Le Prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui- avait une grande peur et crainte d’Allah malgré les spécificités et mérites qui lui sont propres en effet  il est rapporté dans les deux recueils authentiques  de Boukhary et Mouslim , qu’il-paix et bénédiction d’Allah sur lui-dit : «  Par Allah, je suis le plus connaisseur d’Allah d’entre vous et celui qui Le craint plus. »   

    D’après ‘Abd Allah Ibn A-Shikhir qu’Allah l’agrée- qui dit : « J’ai vu le Prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui-priait et pleurait à chaudes larmes  »

    O vous les croyants !

    Votre prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui- Allah lui a pardonné ces pêchers antérieurs et postérieurs, il a atteint le summum dans l’obéissance, avec tout cela il craignait beaucoup son seigneur. Une des  formules d’invocations  par laquelle il invoquait le plus était : «  O Toi qui renverse les cœurs, raffermis mon cœur sur ton obéissance » ( A-Tirmidhy).  Les biographies  des pieux prédécesseurs sont également pleines de ces exhortations… A titre d’exemple, le khalifat Abou Bakr, le sincère, le plus méritant de cette communauté  après le Prophète- paix et bénédiction d’Allah sur lui-, celui qui fut promis au paradis et à une grande récompense, lorsqu’il priait il était comme une branche de par sa révérence pour Allah. 

    Omar Ibn Al Khattab, promis au paradis, lit la sourate « Le Mont » jusqu’au verset : « Le châtiment de ton Seigneur aura lieu inévitablement. »

    Il pleura à en devenir malade, les gens venaient le visiter- qu’Allah l’agrée- il disait à son fils alors qu’il était mourant : «  laisse mon visage sur le sol ; il se peut qu’Allah me fasse miséricorde. »

    ‘Othman -qu’Allah l’agrée- s’arrêtait devant une tombe et il pleurait jusqu’à mouiller sa barbe.

    Quant à l’ensemble des compagnons, il est rapporté de Boukhary et Mouslim d’après Anas- qu’Allah l’agrée- que le Prophète fit un sermon sans pareil, il y dit : « Si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleuriez beaucoup », Anas dit : «  Les compagnons cachèrent leur visage et ils sanglotaient »

     

    O vous les serviteurs d’Allah ! Voici donc quelques exemples de leur crainte d’Allah bien qu’ils étaient agréés, pardonnés et que pour certains le paradis leur fut promis ! 

      

    Deuxième sermon :

    Craignez Allah et sachez que parmi les signes de la crainte d’Allah le fait de ne pas se sentir à l’abri de Son châtiment, Sa punition et Sa colère. Allah Le Très Haut dit : «  Ceux qui, de la crainte de leur Seigneur, sont pénétrés. qui croient aux versets de leur Seigneur, qui n’associent rien à leur Seigneur, qui donnent ce qu’ils donnent, tandis que leurs cœurs sont pleins de crainte [à la pensée] qu’ils doivent retourner à leur Seigneur. »

    Ceux-là œuvrent dans le bien, leurs cœurs sont purifiés et ils sont droits et malgré  cela ils ne se sentent pas à l’abri du châtiment d’Allah…

    Cela explique  l’appréhension du Prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui-  du châtiment de Son Seigneur et la peur de Sa colère.   Dans le recueil authentique de Mouslim, il est rapporté de Aicha : «  Lors des jours venteux ou de brouillard, on apercevait cela sur le visage du Prophète, il faisait des  vas et viens et si il pleuvait alors on pouvait lire son contentement et la dissipation de son inquiétude.  Aicha l’interrogea à ce sujet, il répondit : « J’ai craignait qu’il s’agisse d’ un châtiment descendu sur ma communauté »

    Dans une autre version rapportée par Boukhary, il répondit à la question de ‘Aicha : «  O ‘Aicha, qu’est ce qui me garantit que cela n’était pas un châtiment, certains peuples ont été châtiés par le vent, d’autres virent le châtiment et s’exclamèrent : « Voici un nuage qui nous apporte de la pluie»

    Lors de l’éclipse solaire à l’époque du Prophète, il sortit précipitamment -paix et bénédiction d’Allah sur lui-  à la mosquée et effrayé tout en trainant son vêtement derrière lui.  Il resta en position debout (en prière) longuement…il pria en tout 4 inclinaisons et prosternations repartis en deux unités de prière, il vit en prière le paradis et l’enfer et  une fois terminée, il fit un magnifique et éloquent sermon, il y dit entre autre : «  O vous les gens ! Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d’Allah, ils ne s’éclipsent pas pour la mort d’un d’entre vous  ou pour sa naissance, si vous êtes témoins de cela alors cherchez refuge dans la prière, invoquez Allah, glorifiez-le et faites l’aumône, O vous la communauté de Mohamed, par Allah si vous saviez ce que je sais alors vous ririez peu et pleuriez beaucoup ».

    Combien leurs cœurs étaient sains, leurs forts intérieurs étaient pures, comme était grande leur crainte et glorification de leur Seigneur. Ces signes et exhortations,  seul celui dont le cœur est empli de la crainte d’Allah en tire profit.  

    « Il y a bien là un signe pour celui qui craint le châtiment de l’au-delà. »

    O vous les croyants !

    Lorsque notre foie en Allah a faibli, que notre crainte et glorification  ont diminué  alors nos cœurs se sont endurcis nos œuvres se sont détériorés, la parole d’Allah se vérifie chez nombre d’entre nous… la hawla wa la qouata illa billah…

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  • Comment rester ferme dans sa pratique religieuse.
  • Le premier sermon :

    La louange est à Allah, c’est Lui que nous glorifions et c’est à Lui que nous demandons assistance. Celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer et Celui qu’Il égare nul ne peut le guider.

    Je témoigne qu’il n’y a de divinité en droit d’être adoré qu’Allah Seul sans associé et que Mohamed est Son serviteur et Messager.

    Craignez Allah, O vous les croyants, comme Il vous l’a ordonné :« O les croyants! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. »

    Sachez, vous qui avez cru,  que les cœurs des serviteurs sont entre deux doigts du Tout Miséricordieux, Il les manipule comme Il le souhaite. On rapporte de ‘Amr Ibn ‘Ass- qu’Allah l’agrée- qu’il  entendit le Messager d’Allah dire :  «  les cœurs des enfants d’Adam sont entre deux doigts parmi les doigts d’Allah, comme un seul et même cœur, Il les renverse comme Il souhaite » puis il invoqua : « O Toi Qui manipule les cœurs affermis nos cœurs sur Ton obéissance ». Et il dit également-paix et bénédiction d’Allah sur lui- en expliquant combien les cœurs des serviteurs sont instables : «  certes le cœur du fils d’Adam se renverse plus vite que la marmite qui bouillonne ».

    On peut témoigner de cela dans la réalité, combien de jardins ont vu leurs fleurs se faner et se flétrir après qu’elles aient été luxuriantes et resplendissantes. De même, tu vois une personne parmi les gens pieux, parmi les bienfaisants dont le cœur est illuminé par la foi qui dévie et  se détourne de la guidée. Ou encore, tu trouves un homme parmi les pervers ou incrédules dont le cœur est assombri par les péchés qui se dirige vers l’obéissance, la bienfaisance et qui emprunte le sentier de la foi et de la piété.

    Mes chers frères croyants […] notre fin est inconnu et le décret d’Allah est incontournable, le Prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui- dit : «  Par Celui en dehors de Qui il n’y a pas de divinité en droit d’être adorée, certes un d’entre vous accomplit les œuvres des gens du paradis jusqu’à ce qu’il n’y ait plus entre lui et ce dernier que la distance d’une coudée, alors le livre ( du décret) le devance, il accomplit une œuvre parmi celles des gens de l’enfer et y entre ». Qu’Allah nous assiste…

    O vous les serviteurs d’Allah, faites des efforts pour accomplir les causes qui conduisent à la fermeté ! Les résultats sont conformes aux causes qui les précèdent. Les règles universelles établies par Allah sont stables, elles ne changent pas, la règle d’Allah tu ne lui trouveras pas de substitut.

    O vous les croyants,

    Combien avons-nous besoin ces jours de connaitre les causes de renforcement dans notre religion  et de nous y appliquer, les fitan des ambigüités et des tentations   se succèdent, les cœurs sont faibles, les personnes aidantes se font rares. Le Prophète- paix et bénédiction d’Allah sur lui-  nous informa de la  rapidité par laquelle les gens changeront à la fin des temps étant donné la multitude de troubles qui s’exposeront à eux: «  A l’approche de l’heure, il y aura des troubles ( fitan) comme des lambeaux de nuit sombre, l’individu est croyant au matin mécréant le soir, croyant le soir mécréant au matin »

     InchaAllah, je vous rappellerai ici certaines des causes pour rester constant et ferme sur la religion, il se peut qu’Allah nous en fasse tirer profit.

    1) Ressentir le besoin de l’assistance d’Allah, que nous ne pouvons pas nous passer de l’affermissement d’Allah.  

    Nous ne pouvons pas nous passer de cette assistance d’Allah si ce n’est un instant. Il dit en s’adressant à la meilleure de ses créatures- paix et bénédiction d’Allah sur Lui- : «  Et si Nous ne t’avions pas raffermi, tu aurais bien failli t’incliner quelque peu vers eux. », « Et ton Seigneur révéla aux Anges: «Je suis avec vous: affermissez donc les croyants ».

    Notre Prophète multipliait les invocations à cet effet, ce qui prouve l’importance  de le garder à l’esprit et de se le rappeler.

    2)  La foi en Allah. Allah dit : « Allah affermit les croyants par une parole ferme, dans la vie présente et dans l’au-delà. Tandis qu’Il égare les injustes. Et Allah fait ce qu’Il veut.».La foi en question est celle qui est encrée dans les cœurs, qui se révèle sur les langues et est confortée par les œuvres apparentes. La foi ne réside pas dans enjolivement de l’apparence ou encore  dans l’espoir mais elle s’encre dans le cœur et que les actions la  confirment. C’est un engagement sincère dans l’apparent comme dans le caché, dans la facilité comme la difficulté. Et, c’est la plus grande cause de persistance  dans l’accomplissement des œuvres pieuses.

    3) le délaissement des péchés petits et grands, apparents comme cachés. Les péchés génèrent la déviance des cœurs. Le Prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui- dit : «  le fornicateur n’est pas croyant au moment ou il fornique, de même que le voleur au moment ou il vole ou celui qui boit une boisson enivrante au moment ou il la boit » (Boukhary et Mouslim).

    Quant aux petits péchés, il est rapporté de Sahl Ibn Sa’d que le Messager d’Allah dit : «  Prenez garde aux péchés qui vous paraissent négligeables, comme un peuple qui s’installe au cœur d’une vallée. Un d’entre eux vint avec une brindille, puis une autre, puis une autre jusqu’à la cuisson de leur pain,  les petits péchés lorsqu’elles tombent sur son auteur, ils l’anéantissent »

    Et, ne néglige pas les petites choses/

    Les montagnes sont faites de petits cailloux

    4)  Concentrer ses efforts sur le livre d’Allah, sa lecture, sa mise en pratique et sa méditation. Allah a informé qu’Il a descendu ce Livre pour affermir les croyants, les guider… Allah dit :   « Dis: «C’est le Saint Esprit [Gabriel] qui l’a fait descendre de la part de ton Seigneur en toute vérité, afin de raffermir [la foi] de ceux qui croient, ainsi qu’un guide et une bonne annonce pour les Musulmans.» Le livre d’Allah est la ferme anse, le chemin droit et la lanterne lumineuse pour quiconque s’y attache.

    5) Ne pas se sentir à l’abri du stratagème d’Allah ; Allah a averti Ses serviteurs de celui-ci en disant : « Sont-ils à l’abri du stratagème d’Allah? Seuls les gens perdus se sentent à l’abri du stratagème d’Allah. »

    Les pieux craignaient le stratagème d’Allah alors que les injustes le négligeaient comme si ils avaient remplit un pacte de sécurité avec Allah.   

    « Ou bien est-ce que vous avez obtenu de Nous des serments valables jusqu’au Jour de la Résurrection, Nous engageant à vous donner ce que vous décidez? Demande-leur qui d’entre eux en est garant? »

    Quand aux bienfaisants parmi les anciens comme les contemporains malgré leur noblesse, la grandeur de leur foi, leur science et leurs bonnes œuvres, ils empruntèrent le chemin de la crainte, la crainte d’être dépossédé de la foi.Attention au fait de se sentir en sécurité… Ibn Al Qayyim disait :  « Si le serviteur sait qu’Allah est Celui qui renverse les cœurs, qu’Il fait ce qu’Il souhaite, décrète ce qu’Il veut, guide et égard qui Il veut, élève et abaisse qui Il veut alors pourquoi serait-il à l’abri de l’égarement après la droiture, Allah a vanté Ses serviteurs croyants qui disent : «  O notre Seigneur ne dévie pas nos cœurs après que tu nous ais guidés », si il n’y avait pas la peur de la déviance alors ils n’auraient pas invoquer pour cela »

    6) Demander à Allah l’affermissement, certes Allah est Celui qui guide et affermit Son serviteur sur le droit chemin, Il dit- Le Très-Haut- : « Allah affermit les croyants par une parole ferme, dans la vie présente et dans l’au-delà. Tandis qu’Il égare les injustes. Et Allah fait ce qu’Il veut. »

    Demandez donc avec dévotion à Allah qu’Il affermisse vos cœurs, les cœurs sont faibles et les ambigüités sont soudaines. Le diable est aux aguets et tu as un bon exemple dans les croyants qui ont précédé et  invoquaient : «Seigneur! Déverse sur nous l’endurance, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur ce peuple infidèle».

    Et, le Prophète multipliait l’invocation prophétique : «  O Toi qui manipule les cœurs, affermis mon cœur sur ta religion »

    Deuxième sermon :

     La louange est à Allah, Celui qui détient les cœurs des serviteurs, affermit ceux des pieux dans cette vie d’ici-bas et dans l’au-delà. La prière et la paix sur notre Prophète élu Mohamed ainsi que sa famille et ses compagnons.

    En outre,

    7)  Aussi, parmi les causes pour rester ferme et endurant sur notre religion, le fait de secourir la religion d’Allah, secourir les serviteurs pieux et le camp des victorieux, Allah dit : « Ô vous qui croyez! Si vous faites triompher (la cause d’) Allah, Il vous fera triompher et raffermira vos pas. »

    Venir au secours d’Allah et de Ses serviteurs rapprochés a différentes formes.  Le prêche dans toutes ses formes est un secours de la religion d’Allah, la demande de science en fait partie toute comme la mise en pratique de la science, le combat dans le sentier d’Allah des mécréants et des hypocrites. Répliquer aux détracteurs, démasquer leurs manigances en est une forme comme le fait de dépenser dans le sentier d’Allah ou encore de prendre la défense des savants et prédicateurs. Les moyens de secourir la religion d’Allah sont  divers, il ne faut rien négliger et garder comme plan de route : «  Crains Allah si ce n’est que par une pellicule de datte »

    8) Retourner aux savants qui sont les piliers de la terre, les clefs des portes du bien et les cadenas de celles du mal. Reviens à eux en périodes de troubles avant que ces derniers ne t’anéantissent. Ibn Al Qayyim -qu’Allah l’agrée- disait en parlant de lui et de ses compagnons : «  Lorsque la peur s’intensifiait, que les opinions se faisaient mauvaises alors  on se rendait chez Cheikh Al Islam, par sa simple vision et l’écoute de ses propos tout cela partait pour laisser place à l’apaisement, la force, la certitude et la quiétude » 

    9) Patienter dans l’accomplissement des actes d’obéissances et dans le fait de s’écarter des péchés. Le serviteur n’obtient de biens que de la sorte ; Allah a ordonné la patience à son Messager : « Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d’eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. »

    Le Messager d’Allah dit : «  Personne n’a reçu de don meilleur et plus grand que celui de la patience »

    9) Multiplier le rappel. Comment en serait-il autrement : « N’est-ce pas par le rappel d’Allah que s’apaisent les cœurs ?!». 

    Le Messager d’Allah dit : «  l’exemple de celui qui se rappelle Son Seigneur et de celui qui ne se rappelle pas de Lui est comme l’exemple du vivant et du mort »

    Allah a ordonné Ses serviteurs de multiplier le rappel : « Ô vous qui croyez! Evoquez Allah d’une façon abondante et glorifiez-Le à la pointe et au déclin du jour C’est lui qui prie sur vous, - ainsi que Ses Anges -, afin qu’Il vous fasse sortir des ténèbres à la lumière; et Il est Miséricordieux »   

    Combien les inconscients se privent de la bienfaisance et du grand mérite de Leur Seigneur.

    10) Le délaissement de l’injustice, l’issue de cette dernière étant au combien mauvaise… « Allah affermit les croyants par une parole ferme, dans la vie présente et dans l’au-delà. Tandis qu’Il égare les injustes. Et Allah fait ce qu’Il veut. »

    Craignez Allah o vous les croyants, prenez garde à être injustes envers vous-mêmes par les péchés, prenez garde à être injustes envers vos familles en manquant à leurs droits. Craignez d’être injuste avec qui est sous votre responsabilité… l’injustice est ténèbres le jour du jugement…

    Dans ce qui a précédé, certaines causes assistantes pour rester fermes et droits sur la vraie voie, la guidée, la religion et la piété. 

    (Invocations de clôture du sermon)

    خطبة : الثبات وأسبابه

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  • L’amour dans la vie conjugale.
  • Au Nom d’Allah, Le Clément, Le Très Miséricordieux.

    La louange appartient à Allah Seigneur de l’Univers, Il est le plus en droit d’être loué et à lui appartient l’ensemble des louanges. Je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée en dehors de Lui, qu’Il est Unique sans associé et que Mohamed est Son serviteur et messager. O Allah pris sur Mohamed, sur la famille de Mohamed comme tu as prié sur Abraham et la famille d’Abraham, Tu es certes Le Digne de louanges, Le Majestueux.

    Soyez les bienvenus, chers frères et sœurs dans cette rencontre organisée par l’association « mariage et  développement familial ». Le titre de la conférence de ce jour «  l’amour dans la vie conjugale »  est étroitement lié aux intérêts de cette association et à ses activités.

     

    Nombreux sont  les signes prouvant la grandeur d’Allah, les signes qui montrent Son admirable sagesse et la perfection de Son œuvre, Sa création. Ceux-ci peuvent  être audibles, visibles comme perceptibles. Par clémence, Allah les a variés, certains apparaissent dans les cieux et la terre, d’autres dans nos propres personnes, dans notre entourage, notre vie privée etc. Allah a excellemment montré les preuves de Son existence à Ses créatures, ll leur a présenté les magnifiques caractéristiques qu’Il détient et cela avec  pluralité.

    Allah- Le Très-Haut- dit : «  et en vous-même, ne méditez-vous donc pas ? ». Dans ce verset :le passage« en vous-même » ne concerne pas seulement les individus en tant que tels mais il englobe plus amplement leurs agissements, leurs relations réciproques telles que  ces liens qui régissent les rapports humains, sociaux. Certains de ces rapports peuvent nous apparaitre comme communs et logiques tel que celui qui lie le parent à son enfant, ce lien est originel, il est très fort, l’enfant descendant de son parent, il est une part de lui-même donc la force de la relation et des sentiments qui les unissent sont intelligibles. Tu trouveras même cela entre les êtres vivants irraisonnés comme les animaux. Dans la compassion du parent pour son enfant, dans sa bienfaisance envers lui, tu peux distinguer des témoins de la magnifique création du Créateur, tu y verras que Celui qui est à l’origine de l’agencement de tout cela, c’est Allah.  Cet amour qui lie le parent à son enfant est inné, il est commun à l’ensemble des créatures et concoure à la perduration de l’espèce…Si chaque parent se débarrassait de son enfant après sa naissance cela aurait été l’annonce de la fin de l’espèce humaine, cependant par la clémence d’Allah, cette relation  compassionnelle est  innée, Allah l’a décrétée chez ses créatures «  pas de changement de la création d’Allah ».

    Ces rapports humains sont très variés mais un des plus étonnants reste celui qui unie l’homme et la femme, le rapprochement entre les deux genres, c’est pourquoi Allah dit :

    « Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté (clémence). Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent ».

    Arrêtons-nous un moment sur ce verset :

    Allah a fait de la relation qui unit les deux conjoints un de Ses signes. On pourrait se demander : en quoi cette relation est un signe parmi les signes d’Allah?  Certains savants ont rappelé qu’à la base les cœurs rejettent l’inconnu, l’étranger, c’est ainsi qu’Allah les a créés. Extraordinairement cette règle est abolie dans  la relation conjugale… Tu trouves que cette femme qui a grandi au cœur du foyer familial, parmi les siens, cette femme qui, en aucun cas, ne les remplacerait…  Alors une personne qui reste relativement étrangère se présente, cette femme accepte l’union avec cet homme, elle délaisse les gens qui lui étaient les plus chers, les plus proches tels que ses parents, ses frères et sœurs et acceptent de partir construire une vie nouvelle dans un rapport relationnel qui transcende les rapports habituels, le plus fort et étroit des rapports : «elles sont un vêtement pour eux et vous êtes un vêtement pour elles.». Ce rapprochement avec cet homme étranger qui se présente à elle, est un rapprochement aussi étroit que celui du vêtement et du corps. Cette complicité est un signe d’Allah, comment cette femme l’a-t’elle accepté et comment l’a-t-il acceptée, pourquoi cette relation est-elle aussi particulière ? C’est un signe d’Allah, une chose innée qu’Allah a inscrit dans les âmes des gens. C’est pourquoi le mariage n’est pas propre à une religion spécifique, un groupe d’homme  en particulier,  Il est commun à l’ensemble des humains aussi différents soient-ils. Le mariage se caractérise par une sorte de sacralisation, de révérence que tu ne trouve pas dans les autres rapports relationnels.

    « telle est la nature qu’Allah a originellement donnée aux hommes - pas de changement à la création d’Allah ». سورةالبقرة،الآية:187=

    Celui qui contemple et médite cette relation, il trouvera nombre d’affirmations et de preuves de la véracité de la parole d’Allah :

    « Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent ».

    Ces deux composants que sont la compassion et la bonté, jouent un role  essentiel dans l’instauration d’une relation bonne et équilibrée. On ne peut pas espérer une vie matrimoniale heureuse sans ces deux éléments de bases. Leur amoindrissement menace  le bonheur de cet âtre familial quant à leur disparission, il entraine l’effondrement du foyer qui, meme s’il reste présent dans son apparence,  sera inéluctablement détruit dans son essence. Il est amené à périr comme l’arbre qui n’est plus abreuvé,  meme si ce dernier resiste aux intempéries une période determinée ses feuilles finiront par sécher et au moindre coup de vent, il finira par s’éffondrer… La nécessité d’affection et de miséricorde dans le couple est comparable à celle de l’eau pour l’arbre.

    Quelles sont la compassion et la miséricorde qui soutiennent le bonheur conjugal ?

    Ce qu’on entend ici par « al mawadah » ( N.d.T :que nous avons traduit pas amour) c’est : l’amour sincère, les sentiments forts, l’attraction intime mutuelle entre l’époux et son épouse. Certains savants définirent la mawadah comme l’essence de l’amour et sa finalité. Dès lors, on ne blame pas l’amour entre les deux conjoints. Beaucoup d’entre nous ont honte de dire : «  j’aime ma femme » ou « j’aime mon mari », les hommes encore plus que les femmes mais dans une vie de couple équilibrée il n’y a pas d’hésitation à déclarer son amour. Le Prophète était noble de caractère et viril, il était dénués de tous défauts lorsqu’on lui demandait quelle était la personne qu’il aimait le plus, il répondait sans gène : « Aicha ». Il dit,  également, au sujet de Khadija sa première épouse : « son amour m’a été pourvoyé.». Il démontra ainsi que l’amour des maris pour leurs épouses est naturel, c’est pourquoi il dit : « J’aime  parmi les choses de cette vie :  les femmes… ». Cela n’est pas une invitation aux relations interdites mais c’est l’ explication d’un penchant originel qu’Allah a instauré dans les cœurs des hommes  pour les femmes, on doit donc le prendre en considération et connaitre les chemins légiférés pour exprimer cet amour ; autrement sois en certain, ce sentiment deviendra comme l’eau qui s’écoule d’un coté ou d’un autre, sans emprunter les moyens légiférés pour exprimer ce sentiment alors on dévie vers l’interdit si ce n’est la préservation d’Allah.

    Le Prophète- paix et bénédiction d’Allah sur lui- nous a démontrés comment se concrétise et se traduit cet amour dans sa manière d’agir, dans  son comportement. Il ne s’agissait pas d’une simple parole dépourvue d’action, ses épouses nous ont rapporté son soucis du respect des droits conjugaux, de vivifier l ‘amour conjugale. Il exprimait ses sentiments avec sincérité et déclarait son amour pour ses épouses sans complexe. Un des secrets de l’amour réside donc dans le fait de ne pas etre avare dans l’expression de ses sentiments pour les hommes comme pour les femmes. Lorsque tu ressent un sentiment positif envers une personne alors empresse-toi de l’en informer. La personne la plus en droit d’etre ainsi est celle que tu vois matin et soir, les gens qui sont les plus proches de toi, ces derniers sont les principaux bénéficiaires de ta bienfaisance. C’est pourquoi lorsque le prophète fut questionné : « quelle personne est la plus en droit de ma bonne compagnie ? »,  Il répondit : «  ta mère ! » ; «  ensuite ? », il réitéra :« ta mère ! » ; « ensuite ? », il dit :  « ta mère ! », « ensuite ? »,enfin il dit : « ton père ! ». Dans la version d’Abou Daoud l’interrogateur poursuit : « ensuite ? », il répondit-paix et bénédiction d’Allah sur lui : « ta sœur, ton frère, puis le plus proche puis le plus proche… ».

    L’expression des sentiments est primordiale. Cette importance ne concerne pas exclusivement les hommes; même les femmes, parfois, font preuve d’avarice dans l’expression de leur amour pour leurs conjoints alors quant bien même le contexte s’y prêterait.  On trouve, il est vrai, chez les hommes une certaine froideur relationnelle mais quand bien même ce couple s’aime, cette forme d’austérité aura une influence négative sur sa relation conjugale.  La bonne parole est une clef pour exprimer ces sentiments, Allah- Le Très Haut-dit : et dites aux gens des bonnes choses”, La personne proche a un droit particulier sur ces « bonnes choses », tout comme celui qui est en droit qu’on lui déclare les bons sentiments qu’on éprouve envers lui. Lorsqu’un compagnon informa le Prophète- paix et bénédiction sur lui- qu’il aimait untel, il lui dit : « Est-ce que tu l’en as informé ? », l’homme répondit par la négative et partit lui déclarer son amour disant : «  je t’aime pour Allah. ». L’homme lui dit : «  Qu’Allah, Celui en qui tu m’aimes, t’aime également. ». Cette déclaration est une habitude qui fait perdurer l’amour entre les croyants, par celle-ci tu vérifies le sens du verset : «  certes les croyants sont des frères. ». Le fait de révéler généreusement ce que tu renfermes comme sentiments positifs envers l’autre est une cause de rapprochement, de renforcement, de perduration et d’amélioration de cette relation. De plus cela répond à un véritable besoin « émotionnelle ».

    Chers frères et sœurs, un des problèmes majeurs qui touche beaucoup de gens réside dans le vide sentimentale qu’ils vivent. Un couple peut être comblé matériellement mais  une chose indispensable lui manque : «  la satisfaction » sentimentale, le fait que la femme ressente que son mari ne la comble pas sentimentalement et en contrepartie le mari estime que son épouse est attentionnée envers lui dans les choses d’ordre matérielle mais qu’ elle ne répond pas à ses besoins psychologiques comme  le besoin d’être comblé sentimentalement, l’homme a besoin de ressentir « Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté (clémence) ».

    Ressentir cette affection est indispensable pour les deux conjoints, celui-ci est un apaisement, un allégement et une satisfaction et il ne peut être atteint qu’en faisant tous les efforts possibles pour combler ce vide, ce besoin sentimental.

    Certains diront que ce type de discours est nouveau et qu’on ne connaissait pas cela du temps des anciens… Si on juge nos habitudes et celles de nos pères à la lumière  des sources religieuses alors  il nous apparaitra que ces dernières ne sont pas exemptes d’erreur. On verra que la nature de la relation des gens vit une sorte de renouveau impliquant la révision, la rectification de  notre mode relationnelle. Cela s’impose, plus particulièrement, à cette époque ou nombreux sont les chemins sinueux employés pour ravir les sentiments des gens, hommes et femmes. Les réseaux sociaux illustrent  parfaitement cette réalité. Ils constituent un environnement fertile dans lequel les gens comblent ce vide affectif à travers des relations interdites. Mon expérience m’a conduit à un constat appuyé par les recherches des spécialistes : 90 pourcent des problèmes conjugaux sont dus à ce vide sentimental. La difficulté de s’exprimer autour de ce sujet rend le diagnostique de ce problème délicat. Ce dont se plaignent de nombreux couples comme le manque d’attention de l’épouse, les sorties fréquentes du mari (etc.) ne sont en vérité que des symptômes d’un problème plus profond celui du manque affectif.

    Après examen, tu détecteras effectivement que de nombreux époux se plaignent de soucis dans leurs vies conjugales mais comme les gens ont honte d’exprimer la véritable cause de ces problèmes, ils justifient leurs discordes par les soucis dus aux enfants, à la belle famille, par l ‘avarice du mari dans les dépenses familiales ou d’autres prétextes qui relatent, certes, de véritables souffrances mais qui pourraient être surmontées et mieux vécues avec plus d’affection et d’amour au sein du couple.

    Parmi les principes à respecter pour construire une relation affective et amoureuse mutuelle stable: celui de la piété ; la dévotion. Quel est donc le rapport entre la  piété et l’amour conjugal ?

    La piété est la clef de la réussite dans la vie d’ici-bas comme l’au-delà. C’est pourquoi Allah a rappelé la piété dans le premier verset de la sourate « les femmes » :

    « Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement.”

    La relation conjugale ne se stabilise pas par la présence d’un observateur extérieur, d’un policier ou d’un père  qui vérifie ou observe… Cette relation ne peut être sereine que si les deux parties ont conscience de la surveillance d’Allah. C’est pourquoi Il a clôturé ce verset disant :

     

    « Certes Allah vous observe parfaitement »

    Le sentiment d’être surveillé par Allah est source de piété. Regardez les versets dans lesquels Allah a mentionné le divorce, dans tous on trouve des noms ou attributs divins inspirant la peur, la crainte d’Allah et le rappel de Sa surveillance…  C’est pourquoi la piété est une cause de rectitude de la relation conjugale. Si l’époux et l‘épouse craignent Allah alors les portes  du bonheur  s’ouvriront;  le Messager d’Allah dit dans le sermon d’adieux rapporté par Jabir : «Craignez Allah envers les femmes, vous les avez prises par le pacte d’Allah. Vous avez obtenu la permission d’avoir avec elles des rapports intimes par la Parole d’Allah.», Il rappela ainsi que cette relation, son début, sa fin comme sa continuité sont liés à cette conscience qu’Allah nous surveille, nous observe. Cette notion a été appuyée par le Prophète de même que par le Coran, la piété étant une source de bonheur et de bénédiction :

     « Si les habitants des cités avaient cru et avaient été pieux, Nous leur aurions certainement accordé des bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils ont démenti et Nous les avons donc saisis, pour ce qu’ils avaient acquis »

    Cela est valable à l’échelle communautaire comme individuelle. Si les gens  craignent Allah avec véracité alors leur relations s’abonissent, moins de souffrance, de nuisances, d’injustices mais plus tot une retenue convenable ou une répudation avec bienfaisance…c’est ainsi que devient la relation conjugale pour ceux qui craignent Allah.

    Parmi les causes d’amour et d’affection entre les deux époux, la recommandation faite par le Prophète aux femmes, une recommandation qui s’adresse en priorité aux hommes car ils sont ceux qui sont responsables de la réforme, qui décident de la continuité de l’acte qui les unit avec leurs épouses ou d’y mettre fin[…], c’est pourquoi les conseils dans la plupart des versets  sont adressés aux hommes. Le Prophète dit dans cette recommandation : «  craignez Allah ( dans votre relation) avec les femmes », il dit aussi dans son sermon du jour de ‘Arafat : «  Je vous conseille d’etre bienveillants avec les femmes, elles sont attachées à vous. ». Ces recommandations sont plus particuièrement adressées à  l’homme car ce dernier a une responsabilité supérieure à celle de la femme dans l‘instauration et la preservation de l’équilibre familial. Le Prophète- paix et bénédiction d’Allah sur lui- a décrété que le mérite de l’ homme soit lié à sa bonté envers sa femme. Le critère par lequel on mesure la bonté d’une personne est celui de sa bonté envers sa famille. Je m’adresse à vous maintenant, lorsqu’on estime les gens, est-ce que nous avons ce critère à l’esprit ? Pour beaucoup le critère de bonté d’une personne réside dans les choses apparentes comme l’accomplisement de la prière ou autre…

    Le prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui- dit: “ le croyant dont la foi est la plus complète est celui dont l’éthique est la plus noble. », puis il dit : «  les meilleurs d’entre vous sont ceux qui ont le meilleur comportement avec leurs femmes ». Pour certains, le fait d’avoir un bon comportement avec son épouse, de faire preuve d’une attention particulière envers elle est un sujet de moquerie, un prétexte de dérision, cette conception erronée dissuade même certains hommes de faire preuve de magnanimité avec leurs conjointes. Etre bienveillant ne signifie pas se plier à tous les désirs, faire preuve de nonchalance ou de ne pas préserver tes proches de l’enfer. La bonté conjugale implique que tu agisses de la meilleure manière possible avec tes proches par le bon comportement, la bienveillance, la protection et en répondant à tes obligations envers eux.  C’est la bienfaisance à laquelle fit allusion le Prophète lorsqu’il dit : « Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs envers leurs femmes. ». Le Prophète a confirmé ce critère pour encourager les hommes à faire tout ce qui était dans leur possible pour être courtois et affectionnés envers leurs épouses. Le Messager d’Allah était  si affectueux et courtois avec ses épouses que tu t’étonnes qu’une telle affection émane  d’une personne de ce rang,  occupant de telles fonctions, ayant de préoccupations aussi sérieuses.  Lorsqu’on demanda à  ‘Aicha comment était le Prophète – paix et bénédiction d’Allah sur lui-  chez lui ? Elle répondit : « Il était au service de sa famille. », c.à.d. dans les taches ménagères et autres besoins du foyer. Ainsi était le sayid des enfants d’Adam. Malheureusement, la plupart d’entre nous considèrent que se préoccuper de ce type de taches est une tare, un rabaissement.

    Parmi les causes de bonne entente entre les deux époux : le fait de s’encourager mutuellement à l’obéissance, à l’adoration. Allah dit :        « Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes
    œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché » ; «  les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. »

    Cela signifie qu’ils s’aiment les uns les autres, qu’ils se soutiennent et se secourent mutuellement.

    « Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la Salât, acquittent la Zakat et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. »

    C’est pourquoi lorsqu’il rappela: “Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté (clémence). ” ; cette dernière étant un fruit de cette alliance, cet amour.

    Et dans ce verset, lorsqu’il rappela l’alliance entre les croyants , il dit : «  Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde. ».L’amour est source de clémence entre les deux époux, la bonté de la relation entre les deux apparait s’ils craignent Allah, se plient à ses ordres.

    Le  Pophète a mis au meme niveau l‘homme et la femme dans l’encouragement à la bonté, à la piété.  D‘après Abou Hourayra dans un hadith rapporté par les auteurs des sunan, le Prophète dit : «  qu’Allah fasse miséricorde à un homme qui se lève la nuit, réveille son épouse pour prier et si elle  refuse, il lui vaporise un peu d’eau sur son visage. » puis il poursuit : « qu’Allah fasse miséricorde à une femme qui se lève la nuit, réveille son époux et si elle refuse, il lui vaporise un peu d’eau sur son visage. ».  Cette entraide dans la bonté et  la piété, cette clémence sont  le fruit de l’amour et elles renforcent le lien entre les deux époux. Aujourd’hui certaines femmes réveillent leurs époux pour accomplir  la prière obligatoire et ont droit à une panelle de reproches du type :       «  laisse moi tanquille ! » ; «  tu m’as réveillé ! », «  tu vas voire ! » etc.  Comment peut-on espérer une vie de couple épanouie de la sorte ? ! Tout manquement dans la relation entre le serviteur et Son Seigneur a une répercussion sur celle de ce premier avec sa famille et ses proches… C’est pourquoi les salafs détectaient les fruits de leur péchers dans leurs relations humaines dont conjugales, un d’entre eux disait : « je vois les conséquences de mon pecher dans le trébuchement de ma monture et le mauvais comportement de mon épouse. ». La piété, l’adoration, l’entraide dans les bonnes œuvres,se réunir dans la bienfaisance sont tous des causes d’amélioration, d’abonissement de la relation entre les gens. Mais lorsque les gens se rassemblent sur la transgression, Allah met entre eux haine, animosité et dissenssion… Meme  si ces ressentiments peuvent tarder dans cette vie d’ici-bas cela apparaitra clairement dans l’au-delà. Allah disant : « Les amis, ce jour-là, seront ennemis les uns des autres; excepté les pieux. » La piété est donc une cause de perduration de l’amour et de la bonté entre les gens. Plus la relation est basée sur la piété  plus c’est une cause de perduration de la relation des époux et de la bonté de celle-ci.

    Parmi les facteurs confortant l’affection et l’amour  entre les deux époux, le fait que chacun des deux soit attentif à la nature de l’autre. Cela s’applique plus spécialement à l’homme comme dans les nombreuses recommandations prophétiques adressées à ceux-ci telles : «  soyez bienveillants envers les femmes ! »… «  La femme a été créée d’une cote et la chose la plus tordue dans une cote est sa partie supérieure. » (la femme ayant été créé à partir d’une cote d’Adam). Puis il rappela-paix et bénédiction d’Allah sur lui- dans ce même hadith qu’une cote si tu veux la redresser elle se casse c’est pourquoi il dit :    «  si tu veux la redresser, tu la casses et si tu la laisses elle restera tordue, je vous recommande la bienveillance envers les femmes. ». Il a commencé par recommander la bienveillance et il a clôturé par cette même recommandation. Il y rappela la nature de la femme et que les différences avec le genre masculin,  les changements d’états ou les manques chez elles  font partie de sa nature.         

    Aujourd’hui, quand les hommes rappellent de la femme qu’elle a été créée d’une cote courbe, c’est réducteur et parfois moqueur comme de dire qu’elle a un manque dans sa raison et sa religion. Ces propos sont effectivement attribués au Prophète mais cette compréhension est erronée. Le Prophète n’a pas dit cela pour dévaloriser la femme, il n’appartient pas à un homme aussi noble de dévaloriser qui que ce soit. Il a rappelé cela dans le but de trouver des excuses à certains manquements de la femme ce qui est totalement différent. Donc d’employer cette parole à fin de dévaloriser la femme est une déformation, une altération du sens initialement voulu.  Ce hadith vise à montrer l’importance de patienter avec la femme, de prendre en considération ce différent en se rappelant qu’il est inné. L’homme a le devoir de veiller à la vigueur et le bon état de son foyer, il doit donc bien diriger cette union et la préserver de ce qui pourrait lui nuire. C’est pourquoi le prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui-dit : «  Prenez garde à transgresser les droits des faibles : les orphelins et les femmes. ». Ceci est essentiel afin d’établir une relation affectueuse entre les deux époux, ils doivent se rappeler qu’ils sont mutuellement liés par un engagement solennel. Allah dit : « qu’elles aient obtenu de vous un engagement solennel. ».Les deux conjoints doivent respecter ce pacte, le préserver en respectant leurs droits mutuels.

    Parmi les choses contribuant à établir une relation affectueuse entre les gens de manière générale et plus spécifiquement entre les époux: le fait de construire la relation sur les principes de l’indulgence, de la complaisance et de la compréhension, le fait de passer sur ses droits pour aller au-delà du problème rencontré. Aussi,  parmi les causes d’épanouissement : se  rappeler les qualités de l’autre comme dans le hadith rapporté par Abou Hourayra : «  qu’un croyant ne répugne pas une croyante, s’il méprise en elle une caractéristique, il en agrée d’autres. ». Cette équilibre est indispensable, personne n’est parfait, il y a nécessairement un manquement dans le comportement, donc au cours de sa vie, un couple sera nécessairement amené à faire des erreurs, des écarts.  Dans ce cas on dit : «qu’un croyant ne répugne pas une croyante.». La relation doit être instaurée sur ce climat de mansuétude mutuelle  et bienfaisance, soit se souvenir de ses obligations et de ses devoirs. C’est pourquoi lorsqu’Allah a rappelé les droits des femmes, Il n’a pas commencé par celui des hommes sur elles mais par leurs obligations à eux envers ces dernières : 

    « elles ont des droits équivalents à leurs obligations

    C’est un rappel pour les hommes, l’époux a une responsabilité primaire dans la bonne conduite du couple. Il a commencé par le droit  de l’autre partie « elles ont »  avant de rappeler les obligations de celle-ci envers lui. Les pieux prédécesseurs l’avaient bien saisi, Ibn ‘Abass disait : «  je me fais beau pour mon épouse comme elle se fait belle pour moi, je n’exige pas tous les droits que j’ai sur elle ou sinon elle exigera tous les droits qu’elle a sur moi. ».

    C’est sur ce modèle de compassion et d’indulgence que doit s’instaurer les relations humaines, le fait de se précipiter à répondre à nos devoirs avant de réclamer nos droits. Si on se penche sur ce droit rappeler par Ibn ‘Abass, celui de l’enjolivement pour l’autre.  Peux de maris s’intéressent à cela parmi les hommes, ils se font beaux pour des réunions, des occasions particulières etc.… Tout cela est normal, cependant l’épouse a aussi le droit qu’on entretienne son apparence pour elle. Plus spécifiquement avec ce que la femme voit comme images enjolivées à la télévision ou autre… des images qui peuvent être une fitnah pour celle-ci. Elle voit autour d’elle un monde qui soigne son esthétique et son apparence   alors qu’elle observe de la nonchalance et du laissé aller chez son propre mari (…). Il est indispensable que les hommes que les femmes ont des droits qui doivent être observés comme ils exigent qu’on observe les leurs.      

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  • L’amour dans la vie conjugale.
  • Au Nom d’Allah, Le Clément, Le Très Miséricordieux.

    La louange appartient à Allah Seigneur de l’Univers, Il est le plus en droit d’être loué et à lui appartient l’ensemble des louanges. Je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée en dehors de Lui, qu’Il est Unique sans associé et que Mohamed est Son serviteur et messager. O Allah pris sur Mohamed, sur la famille de Mohamed comme tu as prié sur Abraham et la famille d’Abraham, Tu es certes Le Digne de louanges, Le Majestueux.

    Soyez les bienvenus, chers frères et sœurs dans cette rencontre organisée par l’association « mariage et  développement familial ». Le titre de la conférence de ce jour «  l’amour dans la vie conjugale »  est étroitement lié aux intérêts de cette association et à ses activités.

     

    Nombreux sont  les signes prouvant la grandeur d’Allah, les signes qui montrent Son admirable sagesse et la perfection de Son œuvre, Sa création. Ceux-ci peuvent  être audibles, visibles comme perceptibles. Par clémence, Allah les a variés, certains apparaissent dans les cieux et la terre, d’autres dans nos propres personnes, dans notre entourage, notre vie privée etc. Allah a excellemment montré les preuves de Son existence à Ses créatures, ll leur a présenté les magnifiques caractéristiques qu’Il détient et cela avec  pluralité.

    Allah- Le Très-Haut- dit : «  et en vous-même, ne méditez-vous donc pas ? ». Dans ce verset :le passage« en vous-même » ne concerne pas seulement les individus en tant que tels mais il englobe plus amplement leurs agissements, leurs relations réciproques telles que  ces liens qui régissent les rapports humains, sociaux. Certains de ces rapports peuvent nous apparaitre comme communs et logiques tel que celui qui lie le parent à son enfant, ce lien est originel, il est très fort, l’enfant descendant de son parent, il est une part de lui-même donc la force de la relation et des sentiments qui les unissent sont intelligibles. Tu trouveras même cela entre les êtres vivants irraisonnés comme les animaux. Dans la compassion du parent pour son enfant, dans sa bienfaisance envers lui, tu peux distinguer des témoins de la magnifique création du Créateur, tu y verras que Celui qui est à l’origine de l’agencement de tout cela, c’est Allah.  Cet amour qui lie le parent à son enfant est inné, il est commun à l’ensemble des créatures et concoure à la perduration de l’espèce…Si chaque parent se débarrassait de son enfant après sa naissance cela aurait été l’annonce de la fin de l’espèce humaine, cependant par la clémence d’Allah, cette relation  compassionnelle est  innée, Allah l’a décrétée chez ses créatures «  pas de changement de la création d’Allah ».

    Ces rapports humains sont très variés mais un des plus étonnants reste celui qui unie l’homme et la femme, le rapprochement entre les deux genres, c’est pourquoi Allah dit :

    « Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté (clémence). Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent ».

    Arrêtons-nous un moment sur ce verset :

    Allah a fait de la relation qui unit les deux conjoints un de Ses signes. On pourrait se demander : en quoi cette relation est un signe parmi les signes d’Allah?  Certains savants ont rappelé qu’à la base les cœurs rejettent l’inconnu, l’étranger, c’est ainsi qu’Allah les a créés. Extraordinairement cette règle est abolie dans  la relation conjugale… Tu trouves que cette femme qui a grandi au cœur du foyer familial, parmi les siens, cette femme qui, en aucun cas, ne les remplacerait…  Alors une personne qui reste relativement étrangère se présente, cette femme accepte l’union avec cet homme, elle délaisse les gens qui lui étaient les plus chers, les plus proches tels que ses parents, ses frères et sœurs et acceptent de partir construire une vie nouvelle dans un rapport relationnel qui transcende les rapports habituels, le plus fort et étroit des rapports : «elles sont un vêtement pour eux et vous êtes un vêtement pour elles.». Ce rapprochement avec cet homme étranger qui se présente à elle, est un rapprochement aussi étroit que celui du vêtement et du corps. Cette complicité est un signe d’Allah, comment cette femme l’a-t’elle accepté et comment l’a-t-il acceptée, pourquoi cette relation est-elle aussi particulière ? C’est un signe d’Allah, une chose innée qu’Allah a inscrit dans les âmes des gens. C’est pourquoi le mariage n’est pas propre à une religion spécifique, un groupe d’homme  en particulier,  Il est commun à l’ensemble des humains aussi différents soient-ils. Le mariage se caractérise par une sorte de sacralisation, de révérence que tu ne trouve pas dans les autres rapports relationnels.

    « telle est la nature qu’Allah a originellement donnée aux hommes - pas de changement à la création d’Allah ». سورةالبقرة،الآية:187=

    Celui qui contemple et médite cette relation, il trouvera nombre d’affirmations et de preuves de la véracité de la parole d’Allah :

    « Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent ».

    Ces deux composants que sont la compassion et la bonté, jouent un role  essentiel dans l’instauration d’une relation bonne et équilibrée. On ne peut pas espérer une vie matrimoniale heureuse sans ces deux éléments de bases. Leur amoindrissement menace  le bonheur de cet âtre familial quant à leur disparission, il entraine l’effondrement du foyer qui, meme s’il reste présent dans son apparence,  sera inéluctablement détruit dans son essence. Il est amené à périr comme l’arbre qui n’est plus abreuvé,  meme si ce dernier resiste aux intempéries une période determinée ses feuilles finiront par sécher et au moindre coup de vent, il finira par s’éffondrer… La nécessité d’affection et de miséricorde dans le couple est comparable à celle de l’eau pour l’arbre.

    Quelles sont la compassion et la miséricorde qui soutiennent le bonheur conjugal ?

    Ce qu’on entend ici par « al mawadah » ( N.d.T :que nous avons traduit pas amour) c’est : l’amour sincère, les sentiments forts, l’attraction intime mutuelle entre l’époux et son épouse. Certains savants définirent la mawadah comme l’essence de l’amour et sa finalité. Dès lors, on ne blame pas l’amour entre les deux conjoints. Beaucoup d’entre nous ont honte de dire : «  j’aime ma femme » ou « j’aime mon mari », les hommes encore plus que les femmes mais dans une vie de couple équilibrée il n’y a pas d’hésitation à déclarer son amour. Le Prophète était noble de caractère et viril, il était dénués de tous défauts lorsqu’on lui demandait quelle était la personne qu’il aimait le plus, il répondait sans gène : « Aicha ». Il dit,  également, au sujet de Khadija sa première épouse : « son amour m’a été pourvoyé.». Il démontra ainsi que l’amour des maris pour leurs épouses est naturel, c’est pourquoi il dit : « J’aime  parmi les choses de cette vie :  les femmes… ». Cela n’est pas une invitation aux relations interdites mais c’est l’ explication d’un penchant originel qu’Allah a instauré dans les cœurs des hommes  pour les femmes, on doit donc le prendre en considération et connaitre les chemins légiférés pour exprimer cet amour ; autrement sois en certain, ce sentiment deviendra comme l’eau qui s’écoule d’un coté ou d’un autre, sans emprunter les moyens légiférés pour exprimer ce sentiment alors on dévie vers l’interdit si ce n’est la préservation d’Allah.

    Le Prophète- paix et bénédiction d’Allah sur lui- nous a démontrés comment se concrétise et se traduit cet amour dans sa manière d’agir, dans  son comportement. Il ne s’agissait pas d’une simple parole dépourvue d’action, ses épouses nous ont rapporté son soucis du respect des droits conjugaux, de vivifier l ‘amour conjugale. Il exprimait ses sentiments avec sincérité et déclarait son amour pour ses épouses sans complexe. Un des secrets de l’amour réside donc dans le fait de ne pas etre avare dans l’expression de ses sentiments pour les hommes comme pour les femmes. Lorsque tu ressent un sentiment positif envers une personne alors empresse-toi de l’en informer. La personne la plus en droit d’etre ainsi est celle que tu vois matin et soir, les gens qui sont les plus proches de toi, ces derniers sont les principaux bénéficiaires de ta bienfaisance. C’est pourquoi lorsque le prophète fut questionné : « quelle personne est la plus en droit de ma bonne compagnie ? »,  Il répondit : «  ta mère ! » ; «  ensuite ? », il réitéra :« ta mère ! » ; « ensuite ? », il dit :  « ta mère ! », « ensuite ? »,enfin il dit : « ton père ! ». Dans la version d’Abou Daoud l’interrogateur poursuit : « ensuite ? », il répondit-paix et bénédiction d’Allah sur lui : « ta sœur, ton frère, puis le plus proche puis le plus proche… ».

    L’expression des sentiments est primordiale. Cette importance ne concerne pas exclusivement les hommes; même les femmes, parfois, font preuve d’avarice dans l’expression de leur amour pour leurs conjoints alors quant bien même le contexte s’y prêterait.  On trouve, il est vrai, chez les hommes une certaine froideur relationnelle mais quand bien même ce couple s’aime, cette forme d’austérité aura une influence négative sur sa relation conjugale.  La bonne parole est une clef pour exprimer ces sentiments, Allah- Le Très Haut-dit : et dites aux gens des bonnes choses”, La personne proche a un droit particulier sur ces « bonnes choses », tout comme celui qui est en droit qu’on lui déclare les bons sentiments qu’on éprouve envers lui. Lorsqu’un compagnon informa le Prophète- paix et bénédiction sur lui- qu’il aimait untel, il lui dit : « Est-ce que tu l’en as informé ? », l’homme répondit par la négative et partit lui déclarer son amour disant : «  je t’aime pour Allah. ». L’homme lui dit : «  Qu’Allah, Celui en qui tu m’aimes, t’aime également. ». Cette déclaration est une habitude qui fait perdurer l’amour entre les croyants, par celle-ci tu vérifies le sens du verset : «  certes les croyants sont des frères. ». Le fait de révéler généreusement ce que tu renfermes comme sentiments positifs envers l’autre est une cause de rapprochement, de renforcement, de perduration et d’amélioration de cette relation. De plus cela répond à un véritable besoin « émotionnelle ».

    Chers frères et sœurs, un des problèmes majeurs qui touche beaucoup de gens réside dans le vide sentimentale qu’ils vivent. Un couple peut être comblé matériellement mais  une chose indispensable lui manque : «  la satisfaction » sentimentale, le fait que la femme ressente que son mari ne la comble pas sentimentalement et en contrepartie le mari estime que son épouse est attentionnée envers lui dans les choses d’ordre matérielle mais qu’ elle ne répond pas à ses besoins psychologiques comme  le besoin d’être comblé sentimentalement, l’homme a besoin de ressentir « Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté (clémence) ».

    Ressentir cette affection est indispensable pour les deux conjoints, celui-ci est un apaisement, un allégement et une satisfaction et il ne peut être atteint qu’en faisant tous les efforts possibles pour combler ce vide, ce besoin sentimental.

    Certains diront que ce type de discours est nouveau et qu’on ne connaissait pas cela du temps des anciens… Si on juge nos habitudes et celles de nos pères à la lumière  des sources religieuses alors  il nous apparaitra que ces dernières ne sont pas exemptes d’erreur. On verra que la nature de la relation des gens vit une sorte de renouveau impliquant la révision, la rectification de  notre mode relationnelle. Cela s’impose, plus particulièrement, à cette époque ou nombreux sont les chemins sinueux employés pour ravir les sentiments des gens, hommes et femmes. Les réseaux sociaux illustrent  parfaitement cette réalité. Ils constituent un environnement fertile dans lequel les gens comblent ce vide affectif à travers des relations interdites. Mon expérience m’a conduit à un constat appuyé par les recherches des spécialistes : 90 pourcent des problèmes conjugaux sont dus à ce vide sentimental. La difficulté de s’exprimer autour de ce sujet rend le diagnostique de ce problème délicat. Ce dont se plaignent de nombreux couples comme le manque d’attention de l’épouse, les sorties fréquentes du mari (etc.) ne sont en vérité que des symptômes d’un problème plus profond celui du manque affectif.

    Après examen, tu détecteras effectivement que de nombreux époux se plaignent de soucis dans leurs vies conjugales mais comme les gens ont honte d’exprimer la véritable cause de ces problèmes, ils justifient leurs discordes par les soucis dus aux enfants, à la belle famille, par l ‘avarice du mari dans les dépenses familiales ou d’autres prétextes qui relatent, certes, de véritables souffrances mais qui pourraient être surmontées et mieux vécues avec plus d’affection et d’amour au sein du couple.

    Parmi les principes à respecter pour construire une relation affective et amoureuse mutuelle stable: celui de la piété ; la dévotion. Quel est donc le rapport entre la  piété et l’amour conjugal ?

    La piété est la clef de la réussite dans la vie d’ici-bas comme l’au-delà. C’est pourquoi Allah a rappelé la piété dans le premier verset de la sourate « les femmes » :

    « Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement.”

    La relation conjugale ne se stabilise pas par la présence d’un observateur extérieur, d’un policier ou d’un père  qui vérifie ou observe… Cette relation ne peut être sereine que si les deux parties ont conscience de la surveillance d’Allah. C’est pourquoi Il a clôturé ce verset disant :

     

    « Certes Allah vous observe parfaitement »

    Le sentiment d’être surveillé par Allah est source de piété. Regardez les versets dans lesquels Allah a mentionné le divorce, dans tous on trouve des noms ou attributs divins inspirant la peur, la crainte d’Allah et le rappel de Sa surveillance…  C’est pourquoi la piété est une cause de rectitude de la relation conjugale. Si l’époux et l‘épouse craignent Allah alors les portes  du bonheur  s’ouvriront;  le Messager d’Allah dit dans le sermon d’adieux rapporté par Jabir : «Craignez Allah envers les femmes, vous les avez prises par le pacte d’Allah. Vous avez obtenu la permission d’avoir avec elles des rapports intimes par la Parole d’Allah.», Il rappela ainsi que cette relation, son début, sa fin comme sa continuité sont liés à cette conscience qu’Allah nous surveille, nous observe. Cette notion a été appuyée par le Prophète de même que par le Coran, la piété étant une source de bonheur et de bénédiction :

     « Si les habitants des cités avaient cru et avaient été pieux, Nous leur aurions certainement accordé des bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils ont démenti et Nous les avons donc saisis, pour ce qu’ils avaient acquis »

    Cela est valable à l’échelle communautaire comme individuelle. Si les gens  craignent Allah avec véracité alors leur relations s’abonissent, moins de souffrance, de nuisances, d’injustices mais plus tot une retenue convenable ou une répudation avec bienfaisance…c’est ainsi que devient la relation conjugale pour ceux qui craignent Allah.

    Parmi les causes d’amour et d’affection entre les deux époux, la recommandation faite par le Prophète aux femmes, une recommandation qui s’adresse en priorité aux hommes car ils sont ceux qui sont responsables de la réforme, qui décident de la continuité de l’acte qui les unit avec leurs épouses ou d’y mettre fin[…], c’est pourquoi les conseils dans la plupart des versets  sont adressés aux hommes. Le Prophète dit dans cette recommandation : «  craignez Allah ( dans votre relation) avec les femmes », il dit aussi dans son sermon du jour de ‘Arafat : «  Je vous conseille d’etre bienveillants avec les femmes, elles sont attachées à vous. ». Ces recommandations sont plus particuièrement adressées à  l’homme car ce dernier a une responsabilité supérieure à celle de la femme dans l‘instauration et la preservation de l’équilibre familial. Le Prophète- paix et bénédiction d’Allah sur lui- a décrété que le mérite de l’ homme soit lié à sa bonté envers sa femme. Le critère par lequel on mesure la bonté d’une personne est celui de sa bonté envers sa famille. Je m’adresse à vous maintenant, lorsqu’on estime les gens, est-ce que nous avons ce critère à l’esprit ? Pour beaucoup le critère de bonté d’une personne réside dans les choses apparentes comme l’accomplisement de la prière ou autre…

    Le prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui- dit: “ le croyant dont la foi est la plus complète est celui dont l’éthique est la plus noble. », puis il dit : «  les meilleurs d’entre vous sont ceux qui ont le meilleur comportement avec leurs femmes ». Pour certains, le fait d’avoir un bon comportement avec son épouse, de faire preuve d’une attention particulière envers elle est un sujet de moquerie, un prétexte de dérision, cette conception erronée dissuade même certains hommes de faire preuve de magnanimité avec leurs conjointes. Etre bienveillant ne signifie pas se plier à tous les désirs, faire preuve de nonchalance ou de ne pas préserver tes proches de l’enfer. La bonté conjugale implique que tu agisses de la meilleure manière possible avec tes proches par le bon comportement, la bienveillance, la protection et en répondant à tes obligations envers eux.  C’est la bienfaisance à laquelle fit allusion le Prophète lorsqu’il dit : « Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs envers leurs femmes. ». Le Prophète a confirmé ce critère pour encourager les hommes à faire tout ce qui était dans leur possible pour être courtois et affectionnés envers leurs épouses. Le Messager d’Allah était  si affectueux et courtois avec ses épouses que tu t’étonnes qu’une telle affection émane  d’une personne de ce rang,  occupant de telles fonctions, ayant de préoccupations aussi sérieuses.  Lorsqu’on demanda à  ‘Aicha comment était le Prophète – paix et bénédiction d’Allah sur lui-  chez lui ? Elle répondit : « Il était au service de sa famille. », c.à.d. dans les taches ménagères et autres besoins du foyer. Ainsi était le sayid des enfants d’Adam. Malheureusement, la plupart d’entre nous considèrent que se préoccuper de ce type de taches est une tare, un rabaissement.

    Parmi les causes de bonne entente entre les deux époux : le fait de s’encourager mutuellement à l’obéissance, à l’adoration. Allah dit :        « Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes
    œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché » ; «  les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. »

    Cela signifie qu’ils s’aiment les uns les autres, qu’ils se soutiennent et se secourent mutuellement.

    « Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la Salât, acquittent la Zakat et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. »

    C’est pourquoi lorsqu’il rappela: “Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté (clémence). ” ; cette dernière étant un fruit de cette alliance, cet amour.

    Et dans ce verset, lorsqu’il rappela l’alliance entre les croyants , il dit : «  Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde. ».L’amour est source de clémence entre les deux époux, la bonté de la relation entre les deux apparait s’ils craignent Allah, se plient à ses ordres.

    Le  Pophète a mis au meme niveau l‘homme et la femme dans l’encouragement à la bonté, à la piété.  D‘après Abou Hourayra dans un hadith rapporté par les auteurs des sunan, le Prophète dit : «  qu’Allah fasse miséricorde à un homme qui se lève la nuit, réveille son épouse pour prier et si elle  refuse, il lui vaporise un peu d’eau sur son visage. » puis il poursuit : « qu’Allah fasse miséricorde à une femme qui se lève la nuit, réveille son époux et si elle refuse, il lui vaporise un peu d’eau sur son visage. ».  Cette entraide dans la bonté et  la piété, cette clémence sont  le fruit de l’amour et elles renforcent le lien entre les deux époux. Aujourd’hui certaines femmes réveillent leurs époux pour accomplir  la prière obligatoire et ont droit à une panelle de reproches du type :       «  laisse moi tanquille ! » ; «  tu m’as réveillé ! », «  tu vas voire ! » etc.  Comment peut-on espérer une vie de couple épanouie de la sorte ? ! Tout manquement dans la relation entre le serviteur et Son Seigneur a une répercussion sur celle de ce premier avec sa famille et ses proches… C’est pourquoi les salafs détectaient les fruits de leur péchers dans leurs relations humaines dont conjugales, un d’entre eux disait : « je vois les conséquences de mon pecher dans le trébuchement de ma monture et le mauvais comportement de mon épouse. ». La piété, l’adoration, l’entraide dans les bonnes œuvres,se réunir dans la bienfaisance sont tous des causes d’amélioration, d’abonissement de la relation entre les gens. Mais lorsque les gens se rassemblent sur la transgression, Allah met entre eux haine, animosité et dissenssion… Meme  si ces ressentiments peuvent tarder dans cette vie d’ici-bas cela apparaitra clairement dans l’au-delà. Allah disant : « Les amis, ce jour-là, seront ennemis les uns des autres; excepté les pieux. » La piété est donc une cause de perduration de l’amour et de la bonté entre les gens. Plus la relation est basée sur la piété  plus c’est une cause de perduration de la relation des époux et de la bonté de celle-ci.

    Parmi les facteurs confortant l’affection et l’amour  entre les deux époux, le fait que chacun des deux soit attentif à la nature de l’autre. Cela s’applique plus spécialement à l’homme comme dans les nombreuses recommandations prophétiques adressées à ceux-ci telles : «  soyez bienveillants envers les femmes ! »… «  La femme a été créée d’une cote et la chose la plus tordue dans une cote est sa partie supérieure. » (la femme ayant été créé à partir d’une cote d’Adam). Puis il rappela-paix et bénédiction d’Allah sur lui- dans ce même hadith qu’une cote si tu veux la redresser elle se casse c’est pourquoi il dit :    «  si tu veux la redresser, tu la casses et si tu la laisses elle restera tordue, je vous recommande la bienveillance envers les femmes. ». Il a commencé par recommander la bienveillance et il a clôturé par cette même recommandation. Il y rappela la nature de la femme et que les différences avec le genre masculin,  les changements d’états ou les manques chez elles  font partie de sa nature.         

    Aujourd’hui, quand les hommes rappellent de la femme qu’elle a été créée d’une cote courbe, c’est réducteur et parfois moqueur comme de dire qu’elle a un manque dans sa raison et sa religion. Ces propos sont effectivement attribués au Prophète mais cette compréhension est erronée. Le Prophète n’a pas dit cela pour dévaloriser la femme, il n’appartient pas à un homme aussi noble de dévaloriser qui que ce soit. Il a rappelé cela dans le but de trouver des excuses à certains manquements de la femme ce qui est totalement différent. Donc d’employer cette parole à fin de dévaloriser la femme est une déformation, une altération du sens initialement voulu.  Ce hadith vise à montrer l’importance de patienter avec la femme, de prendre en considération ce différent en se rappelant qu’il est inné. L’homme a le devoir de veiller à la vigueur et le bon état de son foyer, il doit donc bien diriger cette union et la préserver de ce qui pourrait lui nuire. C’est pourquoi le prophète-paix et bénédiction d’Allah sur lui-dit : «  Prenez garde à transgresser les droits des faibles : les orphelins et les femmes. ». Ceci est essentiel afin d’établir une relation affectueuse entre les deux époux, ils doivent se rappeler qu’ils sont mutuellement liés par un engagement solennel. Allah dit : « qu’elles aient obtenu de vous un engagement solennel. ».Les deux conjoints doivent respecter ce pacte, le préserver en respectant leurs droits mutuels.

    Parmi les choses contribuant à établir une relation affectueuse entre les gens de manière générale et plus spécifiquement entre les époux: le fait de construire la relation sur les principes de l’indulgence, de la complaisance et de la compréhension, le fait de passer sur ses droits pour aller au-delà du problème rencontré. Aussi,  parmi les causes d’épanouissement : se  rappeler les qualités de l’autre comme dans le hadith rapporté par Abou Hourayra : «  qu’un croyant ne répugne pas une croyante, s’il méprise en elle une caractéristique, il en agrée d’autres. ». Cette équilibre est indispensable, personne n’est parfait, il y a nécessairement un manquement dans le comportement, donc au cours de sa vie, un couple sera nécessairement amené à faire des erreurs, des écarts.  Dans ce cas on dit : «qu’un croyant ne répugne pas une croyante.». La relation doit être instaurée sur ce climat de mansuétude mutuelle  et bienfaisance, soit se souvenir de ses obligations et de ses devoirs. C’est pourquoi lorsqu’Allah a rappelé les droits des femmes, Il n’a pas commencé par celui des hommes sur elles mais par leurs obligations à eux envers ces dernières : 

    « elles ont des droits équivalents à leurs obligations

    C’est un rappel pour les hommes, l’époux a une responsabilité primaire dans la bonne conduite du couple. Il a commencé par le droit  de l’autre partie « elles ont »  avant de rappeler les obligations de celle-ci envers lui. Les pieux prédécesseurs l’avaient bien saisi, Ibn ‘Abass disait : «  je me fais beau pour mon épouse comme elle se fait belle pour moi, je n’exige pas tous les droits que j’ai sur elle ou sinon elle exigera tous les droits qu’elle a sur moi. ».

    C’est sur ce modèle de compassion et d’indulgence que doit s’instaurer les relations humaines, le fait de se précipiter à répondre à nos devoirs avant de réclamer nos droits. Si on se penche sur ce droit rappeler par Ibn ‘Abass, celui de l’enjolivement pour l’autre.  Peux de maris s’intéressent à cela parmi les hommes, ils se font beaux pour des réunions, des occasions particulières etc.… Tout cela est normal, cependant l’épouse a aussi le droit qu’on entretienne son apparence pour elle. Plus spécifiquement avec ce que la femme voit comme images enjolivées à la télévision ou autre… des images qui peuvent être une fitnah pour celle-ci. Elle voit autour d’elle un monde qui soigne son esthétique et son apparence   alors qu’elle observe de la nonchalance et du laissé aller chez son propre mari (…). Il est indispensable que les hommes que les femmes ont des droits qui doivent être observés comme ils exigent qu’on observe les leurs.      

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  • Il arrive qu’Allah dissipe les soucis des affligés et décrète à cette fin des choses surnaturelles même s’ils sont mécréants…
  • « Il  arrive qu’Allah dissipe les soucis des affligés et  décrète à cette fin des choses  surnaturelles même s’ils sont mécréants. Par exemple,  il est rapporté qu’une armée musulmane a encerclé une citadelle occupée par des incrédules. Ces derniers, assoiffés, se sont recueillis et demandèrent à Allah  qu’Il les abreuve. Un nuage vint et la pluie tomba au dessus de la citadelle, ils purent boire et les musulmans décampèrent ».  ( Fath Al Bary/ Ibn Rajab/ 448-2) .

    الله تعالى قد يفرج كربات المكروبين ويخرق لهم العوائد وإن كانوا كفارا

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  • L’invocation de celui qui a subit une injustice peut être exaucée même si elle est faite par un incrédule.
  • «   L’invocation de celui qui a subit une injustice peut être exaucée même si elle est faite par l’incrédule comme cela est rapportée dans de nombreux hadiths prophétiques. La justice d’Allah est vaste, elle   comprend le croyant comme le mécréant, le pieux comme le pervers. »  ( Fath Al Bary/ 448-2).

    دعوة المظلوم قد تجاب من الكافر

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