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ِLes ventes et les transactions / L’interdiction de l’usure et de ce qui enivre, que ce soit en petite ou en grande qua

L’interdiction de l’usure et de ce qui enivre, que ce soit en petite ou en grande qua

date de publication : 2014-05-28 | Vues : 1672
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L’interdiction de l’usure et de ce qui enivre, que ce soit en petite ou en grande quantité. تحريم القليل والكثير من الربا والمسكر

La louange est à Allah, que la prière, la paix et la bénédiction d’Allah soient sur Son Prophète, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

Ceci étant dit,

C’est une question qui revient souvent. La banque Al-Bilâd fait partie de ces banques émergentes dont on espère qu’elle observera les règles religieuses dans ses transactions ainsi que dans les investissements qu’elle fera avec l’argent des gens. Après avoir cherché et interrogé à son sujet, il me semble que c’est une banque exempte de reproche et donc acheter ses actions est permis, je dirais même que j’incite nos frères à prendre des participations dans cette banque pour soutenir l’économie islamique du fait que c’est une banque qui a choisi la voie islamique dans ses transactions, tout en éloignant ses efforts et sa capacité des choses équivoques. Je connais ceux qui la dirigent, je connais aussi leur comité légal (islamique) et je sais qu’ils sont attentifs au maximum à s’éloigner de tout ce qui contient une chose impure, ou tout ce qui est blâmable.

Cependant, il se peut que certains de nos éminents frères aient acquis des actions d’entreprises précises par exemple pour cent mille riyals et maintenant ils se retrouvent avec presque un demi-million de riyals, mais à présent il est devenu clair pour lui que ces entreprises sont illicites ; soit par la présence de crédits usuraires à hauteur de 50% ou d’obligations. Que doit-il faire dans pareil cas ? Doit-il tout vendre maintenant directement car il a su que c’était illicite ou bien doit-il en sortir une partie [pour purifier son argent] ?

En réalité, c’est une situation ambigüe. Décrire des actions comme illicites, du fait qu’elles incluent certaines transactions interdites est imprudent, car la transaction ou l’action ne peut être décrite comme illicite que si l’activité d’origine sur laquelle repose le travail et se fondent les actions est une activité illicite. Alors que si l’activité de base est une activité permise, que ce soit dans le domaine du service, de l’électricité, de la téléphonie, le reste des transactions, les participations, les actions, qu’elles soient liées à des services, des marchandises ou de l’investissement immobilier… est permis. Donc si l’activité de base est permise, alors son activité globale est décrite comme permise. Il se peut que viennent s’y greffer des emprunts usuraires ou des obligations, dans ce cas, ces ajouts peuvent rendre trouble cette activité si leur part est importante. En revanche si la part est faible, annexe et minime, [alors elle ne sort pas de son jugement de base].

Et nous invitons l’ensemble de nos frères à purifier leurs transactions de toute impureté, encore plus pour celui qui achète des actions avec l’argent que les gens lui ont confié. Une telle personne, ainsi que les autres, doit s’attacher à s’éloigner des impuretés et des ambigüités. Cependant si cela arrive et qu’il y ait ce qui est impur, il convient de purifier son argent en fonction de ce qui survient comme ambigüité.

Quant à celui qui achète des actions qui sont valides et nettes, puis qui se rend compte par la suite que cela contient des choses illicites ou qui se rend compte après coup du caractère illicite de ces actions ; s’il s’en rend compte après avoir été ignorant, alors ce qu’il a gagné précédemment est pour lui ; car la règle à ce sujet est que quiconque conclut un contrat en croyant qu’il est permis et sans savoir qu’il était illicite, alors tous les gains qui en découlent sont licites, la preuve étant la parole d’Allah (U) au sujet de l’usure :

{…ce qui est passé.} Sourate Al-Mâ’idah, verset 95.

Allah (U) ne reproche pas aux gens ce qui est passé et qui est lié à l’usure, Il leur a pardonné. En revanche, lorsque le savoir nous parvient alors il est obligatoire d’arrêter ce qui est interdit et donc de ne plus manger ce qui apparaît dès lors comme interdit, ceci s’il s’avère que les transactions sont entièrement interdites.

Par contre si l’on se rend compte que la transaction contient des choses impures, je suis d’avis que celui qui désire se mettre à l’abri des choses équivoques doit s’éloigner de cela. Conformément au hadith rapporté par An-Nucmân Ibn Bashîr (t) qui relate que le Prophète (r) a dit :

« Le licite est clair et l’illicite est clair. Entre les deux, il y a des choses équivoques que beaucoup de gens ignorent. Ainsi celui qui se met à l’abri des choses équivoques préserve sa religion (c’est-à-dire sa relation entre lui et Allah) et son honneur (c’est-à-dire sa relation entre lui et les créatures). »

S’il souhaite s’en éloigner en les vendant ou en les donnant ou autre, pour s’en débarrasser, il peut le faire. Et s’il veut continuer je ne peux pas affirmer catégoriquement que cela soit interdit, mais si la part est faible qu’il purifie ce qui est équivalent à cette part.

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